, né vers 1110 et mort le au château de Meerane, est un prince de la dynastie des Přemyslides, fils du duc et de Richenza de Berg. Il fut duc de Bohême à partir de 1140 ; un proche allié de l'empereur Frédéric Barberousse, il a été le deuxième souverain à obtenir le titre de « roi de Bohême » en 1158.
Biographie Origine Fils aîné de (mort en 1125), duc de Bohême depuis 1109, et de son épouse Richenza de Berg (morte en 1125), il vit une jeunesse aventureuse marquée par la lutte pour le pouvoir dans la Bohême. Lors du règne de son oncle après la mort de son père, il n'a aucune chance d'accéder au trône et émigre en Bavière. En 1133, il est chargé de créer une petite armée bohémienne au service du Saint-Empire ; au lieu de cela, il empochait l'argent et se rendit en Hongrie.
En 1140, après la mort de son oncle, il est élu prince suzerain de Bohême. De retour à Prague, entre immédiatement en compétition avec son homonyme, fils aîné de son prédécesseur. Bien que les droits du fils de aient été reconnus à la demande de son père par l'empereur à la Diète de Bamberg en mai 1138 puis en juin par la noblesse rassemblée à Sadská, l'accession au trône de est entérinée en avril 1140 par une nouvelle Diète d'Empire tenue à Bamberg.
Règne Le nouveau prince se heurte ensuite à l'autorité des dynastes de la Moravie, notamment , Vratislav de Brno et alliés avec son frère cadet Děpold, et à celle des nobles de Bohême menés par Nacerat. Les membres de cette opposition sont excommuniés par Jindřich Zdík, évêque d'Olomouc, qui, du coup, est chassé de son diocèse. Victime d'une trahison dans ses propres rangs, le duc est vaincu à la sanglante bataille de Vysoka près de Kutná Hora le . Toutefois, après l’échec du siège de Prague par les conjurés, Vladislav parvient à s'imposer grâce à l'appui du roi , dont il avait épousé la demi-sœur, Gertrude de Babenberg († 1150).
Il accompagne en 1147, le roi à la deuxième croisade en Palestine mais s'arrête en chemin à Zagreb, où il rencontra l'empereur byzantin , et retourne en passant par Kiev et Cracovie. Il se lie ensuite d'amitié avec le nouvel empereur Frédéric Barberousse. Avant l'expédition d'Italie, Frédéric le couronne roi de Bohême à Ratisbonne le , Vladislav devient ainsi le deuxième prince souverain des Přemyslides à pouvoir s'enorgueillir de cette distinction impériale après .. vignette|Vladislav II au siège de Milan. fut le ferme soutien de Frédéric Barberousse, neveu et successeur de qu'il accompagne personnellement au siège de Milan en 1158. Lors des expéditions impériales en Italie de 1161, 1162 et 1167, le duc Vladislav confia le commandement du contingent tchèque à son frère Děpold, duc de Jamnice, et à son fils aîné, . En récompense de sa fidélité, il obtint à Ratisbonne le la Haute-Lusace en fief et la couronne royale. Une seconde cérémonie fut célébrée devant Milan le de la même année.
Après la révolte de , prend progressivement le contrôle des fiefs de Moravie, de Brno à la mort du fils du prétendant Ulrich de Brno, Vratislav en 1156, et de Olomouc à la disparition d', malgré les prétentions de Sobeslav, fils et homonyme du prédécesseur du roi qui fut emprisonné et enfin Znojmo, à la disparition de lui-même.
intervint également en Hongrie en 1163 pour le compte de l'empereur. Cette expédition qui se termina par le mariage de son second fils, Svatopluk, avec une princesse hongroise fut l'occasion d'un contact direct avec l'empereur grec , qui tentait un ultime effort pour rétablir l'influence byzantine vers les états slaves et les Balkans. En 1164, on célébra même les fiançailles d'Hélène, la petite fille de Vladislav âgée de 6 ans, avec Pierre, le fils de l'empereur.
À la mort du conseiller de , évêque de Prague (1148-1167), les relations entre le roi de Bohême et Barberousse commencèrent à se tendre. La fin du règne du roi fut par ailleurs troublée par un conflit lié à la politique religieuse de l'empereur et à l'élection de son fils, Vojtěch (Adalbert), à l'archevêché de Salzbourg.
Son règne est marqué par une éclosion monastique sur les terres tchèques avec l'arrivée des ordres réformés des cisterciens et des prémontrés et la fondation de nombreux monastères et l'édification d'un pont de pierre sur la Vltava à Prague, nommé Pont Juditin en l'honneur de Judith de Thuringe, sa seconde épouse.
Succession Désireux d'imposer son fils Frédéric à sa succession à la fonction, alors encore élective, de prince de Bohême, il abdique en sa faveur sans l'accord préalable de la diète des nobles tchèques ni de l'aval de l'empereur. Frédéric reste moins d'un an sur le trône avant de céder la place à , le fils aîné de son grand-oncle . Le vieux roi Vladislav part en exil sur les terres de sa femme Judith en Thuringe, où il meurt en . Il est inhumé dans la cathédrale de Meissen.
Unions et postérité eut deux épouses Europäische Stammtafeln Vittorio Klostermann, Gmbh, Francfort-sur-le-Main, 2004 , Die Herzoge von Böhmem Tafel 55. :
1. En 1140, Gertrude de Babenberg, d'où :
, Svatopluk (?-1169), qui épousa une fille de , Agnès (morte le ), abbesse de Saint-Georges de Prague, Adalbert de Bohême, archevêque de Salzbourg ;
2. En 1155, Judith de Thuringe (?-1174), fille de , Landgrave de Thuringe, d'où :
Ottokar I de Bohême, Vladislav III de Bohême, Richeza (morte le ), épouse de Henri de Babenberg, duc de Mödling.
Sources
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Notes et références
Catégorie:Roi de Bohême du XIIe siècle Catégorie:Duc de Bohême du XIIe siècle Catégorie:Přemyslides Catégorie:Décès en 1174