Jacques Dassié, né le à Angoulême et mort le à Saintes, est un spécialiste français de l'archéologie aérienne.

Biographie Famille et formation Jacques Jean-Louis Fernand Dassié naît le Académie de Saintonge. à Angoulême du mariage de Fernand Dassié (1902-1967), officier, et de Françoise Delfau (1903-1999Fichier Insee des actes de décès en France depuis 1970.), professeur de musique. Jacques Dassié obtient son brevet de pilote en 1949 à Saint-Cyr-l'École.. Électronicien de formation, il est ingénieur au sein de la société Thomson-CSF jusqu'en 1985.

Dans les années 1960, volant à partir de l'Aéro-club de Pons-Avy, en Charente-Maritime, Jacques Dassié est souvent intrigué par des traces aux formes géométriques, repérées parfois dans la campagne saintongeaise. Cherchant à approfondir l'énigme de ces structures inconnues, il crée une méthode de la prospection aérienne, présentée en 1975 à l'École des hautes études en sciences sociales de Paris, dont il est diplômé.

Puis il obtient le titre de docteur en archéologie après avoir soutenu une thèse à l'université de Tours sous la direction du latiniste, historien et archéologue Raymond Chevallier, professeur de langue et littérature latines.

Jacques Dassié meurt le . à Saintes, l’âge de 96 ans.

Archéologie aérienne En 1978, Jacques Dassié publie sa thèse sous forme d'un Manuel d'archéologie aérienne, multidisciplinaire.

Il reprend ainsi les constatations faites par ses pairs, notamment :

Découvertes vignette|Carte des découvertes archéologiques de Jacques Dassié en 2004. D'importantes découvertes sont venues ponctuer ce cheminement, notamment en Charente et en Charente-Maritime, parmi lesquellesSite consacré à l'actualité archéologique en Saintonge. : la ville gallo-romaine de Novioregum, à Barzan ; le camp militaire romain d'Aunedonnacum, actuelle commune d'Aulnay ; l'amphithéâtre de Saint-Georges-du-Bois ; un camp néolithique et une villa gallo-romaine à Challignac ; le camp néolithique de Diconche à Saintes ; des nécropoles protohistoriques à Grézac et à Avy près de Pons ; le camp néolithique de Balzac ; le camp néolithique de Semussac ; le camp néolithique de Barbezieux ; un temple à Thénac près du théâtre ; le camp néolithique de Saint-Germain-de-Lusignan.

Ces découvertes ont déclenché de grandes fouilles, par les universités de Bordeaux, Poitiers, La Rochelle, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), le musée d'Archéologie nationale, les sociétés régionales d’archéologie ainsi que par les meilleurs spécialistes.

Le Néolithique saintongeais, les nécropoles de la protohistoire aussi bien que les grandes voies antiques, le monde gallo-romain ou les grandes constructions médiévales ont ainsi été révélées aux chercheurs et aux habitants du sud Poitou-Charentes.

Avec de vol et parcourus, Jacques Dassié a survolé près de cette région..

C'est également à la suite de ces recherches que Jacques Dassié remet formellement en cause la « sacro-sainte » lieue d'un mille et demi, soit telle qu'enseignée à l'université. Dans les voies d'Aquitaine étudiées, partout les voies témoignent d'une métrique d'environ : la grande lieue gauloise. Il effectue une première publication dans la Revue archéologique, . Cette étude, qui dure plus de vingt ans, reçoit tous les obstacles possibles pour sa publication : refusée plusieurs fois par différents comités de lecture de la revue Gallia du CNRS, elle reçoit finalement le soutien du Collège de France puis est enfin publiée dans la revue Gallia Jacques Dassié, 2006, ..

Partage de connaissances En 1998, il a créé sur Internet le premier site didactique bilingue d'archéologie aérienneLe site archaero.com., complété par une présentation touristique. Des expositions, une centaine de publications, autant de conférences, lient ce membre de l'Académie de Saintonge à cette région, à son terroir et à son patrimoine.

Habitant de la commune de Gémozac, il répertorie à partir de 2006 les du cimetière de la commune...

Distinctions En 1997, Jacques Dassié reçoit le grand prix de l'Académie de Saintonge pour l'ensemble de son œuvre. Il en est élu membre en 1999La motte féodale de Saint-Christophe. où il siège sur le , siège qu'il occupe jusqu'en 2016 où nommé , il cède son siège à Jean-François Girard, professeur de médecine.

Publications Manuel d'archéologie aérienne, préface de Raymond Chevallier, éditions Technip, 1978, 376 p. Archéologie aérienne. Patrimoine archéologique et touristique des Charentes, éditions Sutton, 2001, 160 p. Merveilleux habitants de nos jardins entre Loire et Gironde (entomologie régionale), Paris, 2008 Commentaire en ligne :

Jacques Dassié est l'auteur des photographies de plusieurs ouvrages, dont : Collectif, Armée romaine en Gaule : de la domination à l'intégration en Poitou et en Saintonge, 1986 L. Maurin, Carte archéologique de la Gaule : la Charente-Maritime, 1999 Commentaire en ligne : Henri Delétang, Archéologie aérienne en France. Le passé vu du ciel, éditions Errance, 2006, 172 p. Christine et Francis Dieulafait, Copain de l'archéologie, 256 p., 2014

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Prospection aérienne

Liens externes

Notice (avec photo) consacrée à Jacques Dassié sur le site de l'Académie de Saintonge Photo aérienne à Corme-Écluse avec les commentaires de Jacques Dassié

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