Penser/Classer est un recueil d'essais posthume de Georges Perec publié en 1985. Il regroupe treize textes publiés antérieurement et doit son titre au dernier et plus long de ces essais.

Textes regroupés Le recueil est constitué de treize textes :

« Notes sur ce que je chercheLe Figaro, » : Perec définit quatre horizons à son travail : le monde qui l’entoure, sa propre histoire, le langage, la fiction. Il ne peut répondre à la question du «Pourquoi j’écris ? » qu’en écrivant. Mais il diffère sans cesse l’instant où l’image qu’il se fait de la littérature — au-delà de l’écriture— serait comme un puzzle inexorablement inachevé.

« De quelques emplois du verbe habiterConstruire pour habiter, L'Équerre-Plan Construction, 1981 » : Comment expliquer où l’on habite ? « Notes concernant les objets qui sont sur ma table de travailLes Nouvelles littéraires , » : Marquant un espace, ils sont au cœur de l’émergence d’une expérienceVoir aussi Still life / Still leaf, dans le recueil L’infra-ordinaire.. « Trois chambres retrouvées Les Nouvelles littéraires , » : Une remontée descriptive dans le tempsLe projet de Lieux où j’ai dormi avait été exposé dans Espèces d’espaces.. « Notes brèves sur l'art et la manière de ranger les livresL'Humidité , printemps 1978 » : Une hésitation entre l’illusion de l’achevé et le vertige de l’insaisissable. « Douze regards obliquesTraverses , 1976 » : L’objet de mode, l’objet à la mode, n’est rien d’autre que son signe. Mais est-ce un sujet à la mode ? « Les Lieux d'une ruseCause commune , 1977 » : Comment – et pourquoi – retrouver ce qui s’est dit dans le cadre d’une analyseVoir aussi Le rêve et le texte, dans le recueil Je suis né. ? « Je me souviens de Malet & IsaacH-Histoire , » : « Une histoire feinte où les événements, les idées et les (grands) hommes se mettent en place comme les pièces d’un puzzle. » « 81 fiches-cuisine à l'usage des débutantsManger, 1980 » : Sole, ris de veau, lapin : recettes combinatoires. « Lire : esquisse socio-physiologiqueEsprit , » : On ne lit pas n’importe comment, ni n’importe quand, ni n’importe où, même si on lit n’importe quoi. « De la difficulté qu'il y a à imaginer une Cité idéaleLa Quinzaine littéraire , » : Récapitulatif alphabétique de cette difficulté. « Considérations sur les lunettesLes Lunettes, 1980 » : Ce que voit celui qui n’a pas besoin de lunettes quand il en met, ressemble-t-il à ce que celui qui en a réellement besoin voit quand il ne les a pas ? « Penser/ClasserLe Genre humain , 1982 » : Surtout une affaire de montage, de distorsion, de contorsion, de détours, de miroirs.

Analyse Dans ce recueil, la volonté de classement de Georges Perec s'étend à de nombreux domaines. Il commence par répartir ses œuvres en quatre catégories : sociologique, autobiographique, ludique et romanesque, puis se demande comment ranger sa bibliothèque, et énumère les objets présents sur sa table de travail. Mais la typologie va au-delà de l'intérêt littéraire et s'attache avec : fiches-cuisine, lunettes, mode, souvenirs de Malet et Isaac. L'écrivain se laisse alors aller aux .

Le dernier texte montre des tentatives de classement et des commentaires sur les classifications en tous sens qui aboutissent à un . Ces classements permettent à Perec d'enregistrer le réel, et ainsi de lutter contre l'hypermnésie qui le frappe (maladie qui oblige le cerveau à enregistrer chaque information de la vie quotidienne ). Mais ils constituent aussi une étude sociologique du quotidien, .

Bibliographie

Pierre Bruno, Res clinica (sur Les lieux d’une ruse) », dans De Perec etc., derechef, Textes, lettres, règles & sens, Éditions Joseph K, 2005. Yvonne Goga, Douze regards obliques, un discours d’indirection, dans Georges Perec artisan de la langue, Presses Universitaires de Lyon, 2012. Lire en ligne.

Notes et références

Liens externes

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