Pietro Grocco est un médecin italien né le à Albonese et mort le à Courmayeur.

Biographie Orienté vers des études supérieures par un oncle prêtre, Don Giuseppe Grocco, il obtient son diplôme en médecine à Pavie où il est élève de Francesco Orsi« Francesco Orsi » (1828-1899), Valentina Cani, Dizionario biografico degli Italiani, 2013, Encyclopédie Treccani, (treccani.it) puis son doctorat dans la même ville en 1879. Il étudie ensuite à Paris, à l'école de Jean-Martin Charcot, et à Vienne, tout d'abord à l'Institut dirigé par Hermann Nothnagel, puis au cabinet d'électrothérapie du Professeur Moriz Rosenthal« Moriz Rosenthal » (1833-1889), neurologue allemand (data.bnf.fr) où il approfondit les aspects neurologiques de nombreuses pathologies.

Il est assistant à l'Institut de médecine clinique de l'Université de Pavie où il obtient un poste de professeur en pathologie et en propédeutique en 1884. Il est ensuite professeur de médecine clinique à l'Université de Pérouse, de 1884 à 1888, de Pise, de 1888 à 1892, et enfin de Florence, de 1892 à sa mort. Il est le fondateur d'une importante école connue jusqu'à l'étranger avec des élèves de la carrure de Frugoni, Castellani, Pisani, Greppi, Baduel et Raffaello Silvestrini. Opposé à la « médecine philosophique » d' (il avait l'habitude de dire : « Je fais des médecins, pas des philosophes de la médecine »), il est un adepte convaincu de l'observation attentive et subtile, de l'auscultation, de la percussion du patient dont il évalue d'un œil infaillible les signes sémiologiques et soutient avec décision : « les malades sont nos livres, ils sont nos réactifs, nos préparations, nos animaux de laboratoire ».

thumb|L'Istituto termale Grocco à Montecatini Terme.

Nommé en 1892 inspecteur du gouvernement et directeur médical des , il revoit et clarifie les règles de la bonne utilisation des eaux et des bains et aménage les sources selon les critères modernes d'hygiène. L'institut thermal de Montecatini porte encore aujourd'hui son nom en reconnaissance de son œuvre.

Il a pour patient le compositeur d'opéra romantique italien Giuseppe Verdi dont il devient le médecin personnel à la mort du Professeur en 1888. Il continue à lui faire « prendre les eaux » aux sources de Montecatini et devient l'ami intime du maestro. Ils se retrouvent parfois le soir pour jouer à la briscola, la signora Verdi, Giuseppina Strepponi, lui recommandant de le laisser gagner pour qu'il ne prenne pas ombrage. Il l'assiste jusqu'au dernier moment et rédige son certificat de décès.

Le il est nommé sénateur de la XXII législature du royaume d'Italie.

Il s'autodiagnostique une tuberculose contractée dans la pratique de sa profession auprès de ses patients et en prédit le cours funeste en parlant ainsi avec ses plus proches collaborateurs : « quand la tuberculose crée de l'hémoptysie de type paludéen, on en meurt toujours ». Il s'installe à Courmayeur dans un dernière tentative pour alléger ses souffrances : « ou je guéris ou je meurs ».

Pietro Grocco est connu pour avoir créé plusieurs méthodes sémiologiques (parmi lesquelles le , le diagnostic de la pleurésie exsudative, et le polso venoso capillare ungueale di Grocco) et pour avoir découvert certaines pathologies (comme le sindrome dello pseudo-reumatismo tubercolare di Grocco-Poncet et le morbo di Erb-Grocco). Son importance est également reconnue pour la délimitation percussive de l'aire cardiaque selon la méthode dite Orsi-Grocco.

Publications

Cenni sopra alcune sindromi meno comuni e sulla cura della colelitiasi, Florence, 1901. Lezioni di clinica medica, Milan, 1905.

Notes et références

Liens externes

« Grocco's sign », Jules Frankenheimer, California State Journal of Medicine, , (lire en ligne) « Grocco, Pietro », Encyclopédie Treccani, dictionnaire biographique des Italiens (lire en ligne) « Grocco Pietro », Senato delle Repubblica (lire en ligne) « Grocco Pietro », Università di Pisa (lire en ligne) « Pietro Grocco: il medico di Verdi », (lire en ligne) « E il carillon del medico suonò il requiem per Verdi », Valerio Cappelli, Corriere della Sera, archiviostorico, (lire en ligne) « Verdi e amici a Montecatini alta, presso la Locanda Maggiore. Seduti (da sinistra) Giuseppina Pasqua, il Professor Grocco, Teresa Stolz, Giuseppe Verdi, Leopoldo Mugnone, la Signora Mugnone. In piedi (da sinistra) Beppino, domestico di Verdi e Astorre Gia », Pietro Tempestini, La Spezia, : Giuseppe Verdi entouré de ses amis les cantatrices Teresa Stolz et , le docteur Pietro Grocco et le chef d'orchestre , autour de la table de la locanda maggiore à Montecatini Terme en , photographie de Pietro Tempestini (internetculturale.sbn.it)

Catégorie:Naissance en juin 1856 Catégorie:Décès en février 1916 Catégorie:Médecin italien du XIXe siècle Catégorie:Médecin italien du XXe siècle Catégorie:Sénateur de la XXIIe législature du royaume d'Italie Catégorie:Giuseppe Verdi Catégorie:Personnalité liée à Montecatini Terme Catégorie:Décès à 59 ans