La saison 1932-1933 du Club français débute le avec la première journée du premier Championnat de France de football professionnel, alors dénommé Championnat National, pour se terminer le avec la dernière journée de cette même compétition.
Le Club français est également engagé en Coupe de France et en Tournoi de Paris.
La saison Août-septembre 1932 Malgré la canicule, le Club commence sa préparation par deux matches amicaux lors du week-end du 15 août. Le 14, un match nul 3-3 à Lille face à l'OLLe Matin, août 1932, sur gallica.bnf puis une rencontre contre l'Excelsior de RoubaixParis Soir, août 1932, sur gallica.bnf.
Dernier match amical au Stade de Paris contre le Red Star avant le début du championnat, à une semaine de la reprise. Le Club arrache un match nul 3-3 dans les ultimes minutes après avoir encaissé un but sur un penalty qualifié de généreux par la presseL'Echo de Paris, N° du 5 septembre 1932, sur gallica.bnf. À noter la sortie sur blessure en fin de partie du gardien du Club et portier de l'équipe d'Afrique du NordParis-Soir, août 1932, sur gallica.bnf, Frédéric Gonzalès, pour quelques soins à l'hôpitalLe Petit Parisien, N° du 5 septembre 1932, sur gallica.bnf mais il tiendra sa place la semaine suivanteParis-Soir, septembre 1932, sur gallica.bnfMatch, N° du 13 septembre 1932, sur gallica.bnf.
En déplacement chez le FC Mulhouse pour l'ouverture du championnat professionnel, le Club enregistre sa première victoire. Mercier marque le but décisifLe Petit Parisien, N° du 12 septembre 1932, sur gallica.bnf. La couverture médiatique de cette rencontre est minimaliste. Un article tout de même dans Match et seulement des brèves dans la presse quotidienne parisienne. Seule des dix parties de cette journée inaugurale a ne pas avoir d'article dans l'hebdomadaire Football. La partie a failli ne pas avoir lieu en raison d'un incident sur la ligne de chemin de fer au viaduc d'Ortes lors du déplacement vers l'est des formations du Club et du CA Paris. Une catastrophe est évitée de peuParis-Soir, N° du 14 septembre 1932, sur gallica.bnf. Dans l'article tardif relatant cet incident, on apprend que le Club joua la quasi-totalité du match à Mulhouse à dix à la suite de la blessure de Fred Barlett.
4L'Echo de Paris, N° du 19 septembre 1932, sur gallica.bnf à 8 000Match, N° du 20 septembre 1932, sur gallica.bnf spectateurs se déplacent au Stade olympique de Colombes pour assister au premier match à domicile sous statut professionnel du Club. L'affluence est décevante. L'Intransigeant pointe clairement le coupable, Colombes : « Le Stade olympique est loin »L'Intrasigeant, N° du 20 septembre 1932, sur gallica.bnf. Le FC Sète est pourtant une tête d'affiche et le Racing ne fait pas concurrence, son match ayant eu lieu la veille à Saint-OuenL'Echo de Paris, N° du 18 septembre 1932, sur gallica.bnf tandis que le Red Star et le CA Paris jouent à l'extérieur. Colombes, dont c'est la première en championnat professionnel, ne sera utilisé qu'un seule autre fois cette saison avec une tentative décevante de matches couplés le 19 février 1933 (RC Paris-SC Nîmes et Club français-Excelsior de Roubaix). La courte victoire des visiteurs (2-3) ne reflète pas la logique domination sétoise sur la partie malgré une bonne entame des Clubistes sans efficacité, comme le note Le Petit JournalLe Petit Journal, N° du 19 septembre 1932, sur gallica.bnf. Le Petit Parisien est le seul des journaux parisiens en désaccord avec cette analyse, mettant surtout l'accent sur la bonne prestation des joueurs du ClubLe Petit Parisien, N° du 19 septembre 1932, sur gallica.bnf. Paris-Soir préfère saluer la « brillante rentrée »Paris-Soir, N° du 20 septembre 1932, sur gallica.bnf sètoise. Le Matin salue le « jeu magnifique »Le Matin, N° du 19 septembre 1932, sur gallica.bnf des visiteurs mais note la nette baisse de régime en fin de match permettant au Club de revenir à la marque et d'espérer même un match nul. « Victoire méritée » pour L'Echo de Paris et Le FigaroLe Figaro, N° du 19 septembre 1932, sur gallica.bnf.
Les bonnes prestations de Ben Omar Embarek en équipe réserve du Club sont à signaler. Jean Eskenazi réclame son retour en équipe première dans les colonnes de Paris-SoirParis-Soir, N° du 21 septembre 1932, sur gallica.bnf. Dans le même temps, on apprend la signature du jeune espoir Jean Falize du Stade français au ClubParis-Soir, N° du 25 septembre 1932, sur gallica.bnf.
En déplacement chez l'Olympique lillois, le Club signe une mauvaise première mi-temps qui se solde par un score sans appel 3-0 à la pauseLe Matin, N° du 26 septembre 1932, sur gallica.bnf malgré les premières titularisations de l'ère pro pour Embarek et Bruno Pierrucci. Des modifications à la mi-temps dans le positionnement des joueurs (Émile Rigolet passe en défense, Pierrucci ailier droit et Miklos Boros interParis-Soir, N° du 25 septembre 1932, sur gallica.bnf.), permettent au Club de marquer un but (3-1).
Octobre 1932 Afin de résoudre le problème des recettes décevantes depuis le début de la saison, le Racing et le Club tentent l'expérience de matches jumelés. Au Stade Jean-Bouin, le match RCP-Excelsior est programmé à 13h30 ; Club-SC Nîmes à 15h15Paris-Soir, N° du 30 septembre 1932, sur gallica.bnf.. spectateurs dont 200 supporters nîmoisParis-Soir, N° du octobre 1932, sur gallica.bnf. assistent à ces rencontres. Le nombre de guichets étaient insuffisant, aussi, environ 500 personnes forcèrent les barrages et entrèrent sans payerParis-Soir, N° du 3 octobre 1932, sur gallica.bnf.. Malgré ses vedettes britanniques, Nîmes s'incline 5-2 face aux Clubistes. Selon Marcel Rossini dans Match, Nîmes domina la partie sans efficacitéMatch, N° du 4 octobre 1932, sur gallica.bnf.
Après une lourde défaite (4-1) en match amical chez les amateurs du RC Roubaix (finaliste de la Coupe de France en 1932 et 1933)L'Intransigeant, N° du 11 octobre 1932, sur gallica.bnf., le Club s'incline en championnat sur le même score face à l'Excelsior de Roubaix le dimanche puis enregistre un nul 2-2 contre Hyères le samedi au Stade de Paris (Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis))Le Petit Parisien, N° du 23 octobre 1932, sur gallica.bnf.
Lors du week-end de la Toussaint, le Club accueille à Buffalo les solides Autrichiens du Wacker de VienneParis-Soir, N° du 30 octobre 1932, sur gallica.bnf.. Courte défaite du Club (3-4)L'Echo de Paris, N° du 31 octobre 1932, sur gallica.bnf devant une maigre affluence en raison d'un vrai temps de Toussaint, froid et pluvieuxL'Intransigeant, N° du novembre 1932, sur gallica.bnf..
Novembre 1932 Les joueurs du Club mettent alors cap au Sud avec un séjour de huit jours à Montpellier puis sur la Côte-d'Azur pour préparer le match prévu face à l'OGC NiceParis-Soir, N° du 3 novembre 1932, sur gallica.bnf. Une « foule considérable »Le Petit Niçois, novembre 1932, sur cg06.fr assiste au match au Stade Saint-Maurice. Le public niçois eu un comportement inacceptable comme le signale notamment le quotidien Le Petit Niçois : « Le public niçois, dont on avait vanté la correction jusqu'ici, se montra, hier, d'une incompétence et d'une impolitesse dignes de primitifs. ». Dominés et logiquement battus 2-0 malgré une belle partie du gardien Gonzalès et de la défense du Club, les Parisiens essuient nombre de violence de la part du part du public (jet de pierre sur Boros et insultes racistes envers Embarek par exemple) et des joueurs niçois (agression non sanctionnée de Maurice Banide par Stoli, notamment, obligeant le capitaine clubiste à quitter la partie le genou en sang). Impasse totale sur la violence niçoise dans la presse parisienne malgré un débat actif dans les médias à ce propos. Pour l'exemple, l'article de L'Echo de Paris du en dernière page intitulé « Le public et le sport » pointant la violence et le racisme du public sportif français en rugby, en boxe, en cyclisme sur piste et en footballL'Echo de Paris, novembre 1932, sur gallica.bnf. Cet article faisait suite à un article publié la semaine précédente intitulé « Le rugby et le public », L'Echo de Paris, novembre 1932, sur gallica.bnf. De retour dans la capitale, Cochin livre a vérité sur cette partie : « Nous avons été battus parce que nous avons voulu jouer au football »Paris-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf.
Face à l'OM, seule équipe du championnat encore invaincue, le Club n'est pas favori. « Le Club français pourra-t-il déborder cette défense? On n'y croit guère. » écrit ainsi Paris-Soir la veille du matchParis-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf. De plus, l'équipe alignée est profondément remaniée avec la titularisation pour la première fois cette saison de trois joueurs (Jules Monsallier, Georges Haas et même l'entraîneur Kaj Andrup) et le repositionnement d'Hudry au centre du milieu parisienParis-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf. Boros, Mercier, Dumas et Embarek sont laissés au reposMatch, novembre 1932, sur gallica.bnf. Devant spectateurs à Buffalo le 11 novembre, la formule fonctionne avec une large victoire 6-2. Banide ouvre la marque dès la puis double la mise avant que le troisième but soit inscrit par Lucien Laurent. Le Club mène 3-0 à la pause devant un public sous le charme Paris-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf. Le Matin note la domination parisienne en première période : « Le Club eut toute la première mi-temps pour lui »Le Matin, novembre 1932, sur gallica.bnf. Marseille revient des vestiaires plus déterminé et l'Olympien Joseph Alcazar marque dès la . Le match s'équilibre, mais les Parisiens parviennent à mener 6-1 à quelques minutes du coup de sifflet final. Alcazar inscrit un second but pour l'OM en toute fin de rencontre. Match minore la domination parisienne sur la partie et met en avant le rôle prépondérant d'Andrup et de BanideMatch, novembre 1932, sur gallica.bnf.
Deux jours après la victoire sur l'OM, le Club accueille au Parc des Princes le champion de Suède, l'AIK Stockholm. Devant des tribunes quasi vides ( spectateurs environ), les Parisiens concèdent une courte défaite 2-3 après avoir mené 2-0Paris-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf.
Le derby parisien du 20 novembre face au Racing est largement dominé par les Ciel et Blanc et Émile Veinante ouvre la marque (). Tassin, le portier des Pingouins se blesse à l'épaule en début de seconde période et quitte le terrain. Raoul Diagne, excellent gardien de fortune, le remplace dans les boisLe Petit Journal, novembre 1932, sur gallica.bnf. Le Club joue également un temps à dix à la suite de la blessure de Banide. Le Racing marque ensuite deux buts en quinze secondes par Veinante et Galey puis Veinante porte ma marque à 4-0. Santubéry sauve l'honneur du Club en fin de partie sur un cornerLe Petit Parisien, novembre 1932, sur gallica.bnf. À la fin des matches aller, le Club pointe au septième rang du classement avec 7 points.
Avant d'entamer son parcours en Coupe de France, le Club se sépare de Fred Barlett. Le Britannique n'a été aligné en équipe première que lors des trois premiers matches de championnat puis se contentait de jouer en équipe réserve depuis lors. Cochin préfère se séparer de ce joueur plutôt que de « le payer pour qu'il se promène dans les rues de Paris et joue en (équipe) deuxième du club. Nous avons mieux et moins cher chez nous. »Paris-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf.
À domicile (Buffalo) face aux amateurs de Morlaix, le Club assure son passage facile au tour suivant en écartant ses adversaires du jour par 6 à 1. Seul bémol, le score de 6-0 à la mi-temps implique une seconde période bâcléeParis-Soir, novembre 1932, sur gallica.bnf. Ainsi, Le Matin titre « Le Club marque 6 buts et puis s'endort. »Le Matin, novembre 1932, sur gallica.bnf Nombre d'occasions de buts, surtout par Laurent, sont ratéesL'Ouest-Eclair, novembre 1932, sur gallica.bnf.
Décembre 1932