Le château du Bourg-Saint-Léonard est une demeure du qui se dresse sur le territoire de l'ancienne commune française du Bourg-Saint-Léonard, dans le département de l'Orne, en région Normandie. L'édifice est classé au titre des monuments historiques.

Localisation Le château est situé près de la forêt de Gouffern à Bourg-Saint-Léonard au sein de la commune nouvelle de Gouffern en Auge, dans le département français de l'Orne.

L'allée rectiligne qui mène aux grilles d'entrée donne sur la rue du Château, qu'emprunte la route départementale 16 en direction de Chambois.

Historique Le vieux manoir Le Bourg Barquet, aujourd'hui le Bourg-Saint-Léonard, est un plein fief de haubert dont les du Barquet sont les seigneurs : Jean en 1512, François en 1566, Jacques en 1699Victor (Hyacinthe) Guyon des Diguères (1818-1902): La vie de nos pères en Basse-Normandie, .. Le dernier, Louis du Barquet, chevalier, seigneur du Bourg, sans enfant, donne en 1747 le domaine de cinq-cents hectares, essentiellement forestiers, le manoir seigneurial avec douves du . et ses deux chapelles dédiées à Notre-Dame et saint Nicolas à sa petite-nièce Suzanne Jeanne Françoise de Vassy-Laforêt épouse de Bruno Emmanuel Marie Esprit, seigneur et marquis de Vassy qui le vend avec tout son mobilier, ses tapisseries, ses fermes et un vaste domaine forestier pour , le par devant notaire à Paris à Jules-David Cromot « contrôleur général du Marc d'Or des ordres de sa majesté ». Dès lors, il accola à son patronyme le nom de du Bourg. Le Bourg est élevé en baronnie en pour le nouveau seigneur. Mais le manoir à la mode antique avec de hautes cheminées ne convient plus à la fortune du nouveau propriétaire qui le fait raser, ainsi que l'église, détruite en 1768. et les maisons du village qu'il fait reconstruire à ses frais. La nouvelle église paroissiale Saint-Léonard date de 1768Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, 1902, ...

Le château Jules-David Cromot, baron du Bourg, avec l'architecte Alexandre Gérard Vermunt, élève de Jean Siméon Chardin (1699-1779) pour le dessin et de Jean-Michel Chevotet (1698-1772) pour l'architecture. vont construire la nouvelle demeure entre 1763 et 1767.Tandis que du Mesnil du Buisson en 1968 fait l'hypothèse d'un arpenteur du nom de Gervais Delaprise comme architecte du château, , . Or le nom de l'arpenteur figure uniquement sur le plan du parc de Fougy..

L'ancienne église fait place à l'orangerie, le manoir aux écuries et le village est remplacé par des pelouses et des bosquets. Une partie du domaine est entourée de murs, un vaste bassin, bordé des tilleuls et orné de statues est creusé, l'eau amenée de la fontaine du prieuré. Le château est un bon exemple du style classique de la fin du règne de , situé au fond d'un jardin à la française. L'intérieur est garni du mobilier, des boiseries et des tapisseries provenant de l'ancien manoirDétail de tous les objets sur la base Mérimée : Le Bourg-Saint-Léonard, ..

Le château lors de la Seconde Guerre mondiale sera occupé pendant quatre ans et bombardé en 1944.

Le domaine En 1879, le domaine est composé de : château, orangerie, écuries, logements du concierge, du garde, du jardinier et de l'exploitation, le parc du Bourg clos de murs de , un corps de ferme, le bois de Fougy de , le bois des sur Silly-en-Gouffern de et de terres labourables pour une surface totale de Journal de l'Orne du 10 avril 1879, ..

Les propriétaires vignette|gauche|redresse=0.6|Jules-David Cromot, baron du Bourg, œuvre de Jean-Baptiste Lemoyne (1704-1778), marbre, vers 1757, Washington, National Gallery of Art.. L'acte de vente de 1879 donne les anciens propriétaires du domaine et on y retrouve les Vassy, mais aussi le comte d'Eu et l'abbaye de Silly-en-Gouffern pour une partie des boisUn contrat d'échange entre les consorts Cromot et le comte d'Eu est signé le , ainsi qu'en témoignent les lettres patentes du roi qui leur ordonnent l'établissement d'officiers gruyers. Lettres patentes à Compiègne le registrées au Parlement de Rouen..

Jules-David Cromot du Bourg fait reconstruire le château à partir de 1763. Son épouse, Rose Joséphine Sophie Baudon (1820) protège le jeune Émile de Girardin qui passe quelques années au haras du Pin et jouit de la bibliothèque du château. Elle reçoit aussi le poète Jean-Pierre Claris de Florian, neveu de Voltaire.

Maxime de Cromot du Bourg, l'un des fils de Jules-David, ayant recouvré le château en 1814, après avoir émigré, le domaine est vendu à Pierre Alfred de Tamisier (1824), puis Jacques Louis Georges de Joussineau comte de Tourdonnet, Prosper de Chasseloup-Laubat, ministre de la Marine et des Colonies (1879), Jules Gustave Isidore de Forceville, Constant de Forceville qui crée en 1893 la laiterie et fromagerie industrielle dirigée dès 1895 par la famille Lavalou.. Enfin, madame Henriette de Forceville fait don du domaine au jour de sa mort le à la commune du Bourg-Saint-Léonard sous conditions : création d'un musée, ouvrir le château à la visite et à des œuvres sociales ou religieuses.

Description

Le château, de plan rectangulaire, se présente sous la forme d'un corps de logis, avec au milieu de sa façade un avant-corps en légère saillie surmonté d'un fronton triangulaire, flanqué par deux imposants pavillons aux extrémités.

Collection Les œuvres du peintre flamand Frans Snyders (1579-1657) décorent pour partie les murs du grand salon, où l'on trouve aussi un autoportrait de Joseph DucreuxSur les pas des châtelains du Bourg-Saint-Léonard, ouestfrance.fr, édition d'Argentan, 25 juillet 2020..

Une frise de chinoiseries inspirée du peintre animaliste Christophe HuetLes curiosités touristiques de la France : Orne, Henry de Ségogne, 1952, . (1700-1759) décore le boudoir chinoisChâteau du Bourg-Saint-Léonard, Normandie tourisme.. D'autres fresques du même genre décorent les corniches des plafonds.

Robert du Mesnil du Buisson a décrit par le détail les collections exposées en 1948., soit six ans avant la mort de de Forceville.

Protection Le château, les bâtiments des écuries, le bâtiment de l'orangerie, le bâtiment des jardiniers, le bâtiment du concierge, le jardin, y compris l'esplanade en dehors de la grille d'entrée et la terrasse au nord du château sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du . qui a conservé son mobilier, ses tapisseries et ses décors inscrits au titre objets par arrêté du .

Iconographie L'architecte Pierre Paquet réalise du château et de ses intérieurs une série de clichés non datés sur plaque de verre en noir et blancBase Photographie, sur Mérimée..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . . Aline Lemonnier-Mercier: Le château du Bourg-Saint-Léonard, communication au congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Annales de Normandie, 2004. . . .

Articles connexes Liste de châteaux et manoirs de l'Orne Liste des monuments historiques de l'Orne

Liens externes

Bourg-Saint-Léonard Catégorie:Monument historique classé en 1942 Catégorie:Architecture civile du XVIIIe siècle en France