Sévérac d'Aveyron (écrit officiellement sans trait d'union) est, depuis le , une commune nouvelle française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie..

Elle est issue du regroupement des cinq communes de Buzeins, Lapanouse, Lavernhe, Recoules-Prévinquières et Sévérac-le-Château, qui constituaient auparavant la communauté de communes de Sévérac-le-Château.

Le patrimoine architectural de la commune comprend dix immeubles protégés au titre des monuments historiques : le dolmen de Galitorte, classé en 1889, le château de Sévérac, classé en 1922, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, inscrite en 1927, l'église Saint-Hippolyte, inscrite en 1928, le château de Loupiac, inscrit en 1928, l'église Saint-Grégoire, classée en 1929, l'église Saint-Dalmazy, classée en 1930, le dolmen de Surguières, classé en 1933, le château d'Auberoques, inscrit en 1991, le château d'Engayresque, inscrit en 1991, le château du Méjanel, inscrit en 1991, le dolmen des Cayroules 1, inscrit en 1995, et le château de Recoules, inscrit en 2001.

Géographie Localisation La commune est située dans l'est du département de l'Aveyron. Elle est limitrophe de la Lozère.

La fusion des cinq communes permet à Sévérac d'Aveyron de devenir à l'époque la cinquième plus grande commune de France métropolitaine avec .

Sévérac d'Aveyron est situé à 40 km de Rodez, d'Albi, de Toulouse, de Montpellier, de Clermont-Ferrand, de Lyon, de Paris, de Bordeaux et de Marseille.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Sévérac d'Aveyron. La commune est drainée par l'Aveyron, le Viaur, le Lumansonesque, le ruisseau du Bourg, le Merdans, le Pas du Loup, le Verlenque, le Verlencuze, le Vironcel, le ravin de Combesourde, le ravin de la Croze, le ravin de Levers, le ruisseau de Destels, le ruisseau de Gaujac, par divers petits cours d'eau..

L'Aveyron, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn au niveau de Lafrançaise, après avoir arrosé .

Le Viaur prend sa source à d’altitude dans la région naturelle du Lévézou qui présente un relief vallonné, dans la commune de Vézins-de-Lévézou pour confluer, après avoir parcouru environ , avec l'Aveyron à d’altitude en limite de Laguépie (Tarn-et-Garonne) et Saint-Martin-Laguépie (Tarn), après avoir arrosé .

Le Lumansonesque, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Verrières et se jette dans le Tarn à Aguessac, après avoir arrosé .

Le ruisseau du Bourg, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Sévérac d'Aveyron et se jette dans le Tarn à Rivière-sur-Tarn, après avoir arrosé .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron..

La commune fait partie du SAGE du bassin versant du Viaur, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE couvre , sur trois départements (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne)... Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) du bassin du Viaur, une structure qui regroupe les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) dont le territoire est inclus (en totalité ou partiellement) dans le bassin hydrographique du Viaur et les structures gestionnaires de l’alimentation en eau potable des populations et qui disposent d’une ressource sur le bassin versant du Viaur. Il correspond à l’ancien syndicat mixte du Bassin versant du Viaur...

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint Geniez d'Olt et d'Aubrac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de , s'étend sur . Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine....

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Sévérac d'Aveyron comprend douze ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.. : l'« Agrosystème d'Huguiés » (). ; le « Bois de Croses » (), couvrant du département. ; le « Bois de lissirou » (), couvrant du département. ; le « Bois de l'ombrette » (), couvrant du département. ; le « Causse d'Orbis et bois de la Favarède » (), couvrant du département. ; les « Milieux agricoles au nord du col d'Engayresque » (), couvrant du département. ; la « Pelouse sèche des Clots à Buzeins » (). ; les « Pelouses de Malpertus » (), couvrant du département. ; les « Pelouses du mont cabrié et de la Baume de Bro » (). ; les « Pelouses du puech de la Croix » (), couvrant du département. ; les « Prairies de Cornuéjouls » (), couvrant du département. ; les « Prairies et pelouses de Novis » (), couvrant dont 1 dans l'Aveyron et 1 dans la Lozère. ; et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes., le « Causse de Sévérac » (), qui s'étend sur de l'Aveyron..

Urbanisme Typologie Au , Sévérac d'Aveyron est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Sévérac d'Aveyron, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune de Sévérac d'Aveyron. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (63,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (34,1 %), forêts (24,9 %), terres arables (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (13,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,5 %), zones urbanisées (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %)..

Planification La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..

Voies de communication et transports Voies ferrées . À la fin du , la bifurcation de la voie ferrée venant de Béziers vers le nord (Neussargues) et vers l'ouest (Rodez) installa un dépôt de locomotives, des ateliers de réparation et un quartier neuf peuplé de cheminots. Ce fut Sévérac-Gare. Non loin de la gare se trouvaient des dépôts qui contenaient des locomotives à vapeur jusqu'en 1953. Vers le début des années 1990, les bâtiments furent rasés ; seul un bâtiment subsiste encore. Cette ville moderne s'est étendue jusqu'à « rejoindre » la ville haute nommée Sévérac-le-Château.

La ligne de Béziers à Neussargues fut électrifiée en 1500 volts continu par la compagnie du Midi en 1931 de Béziers à Sévérac-le-Château puis terminée en 1932 jusqu'à Neussargues.

Les dépôts de locomotives ont abrité jusqu'en 1986, des locomotives BB « Midi », 1500 volts continu, construites entre 1925 et 1936.

Routes La construction de l'A75 Clermont-Ferrand-Béziers en 1998, renforcée par la mise en service du viaduc de Millau en 2004, et la mise à 2×2 voies de la N88 Toulouse-Lyon confirment la situation géographique importante de ce carrefour.

Risques majeurs Le territoire de la commune de Sévérac d'Aveyron est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon...

Risques naturels Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte..