Promasens est une localité et une ancienne commune du canton de Fribourg, dans le district de la Glâne, intégrée à partir du à la commune de Rue.

Géographie La localité se situe sur la rive droite de la Broye, sur la route de Romont à Vevey, à 2 km au sud-est de la gare d'Écublens .

Toponymie La première occurrence écrite du nom de la commune est antérieure à 1166.

La commune se nomme Premazin ou Promazin ()Dictionnaire-Dikchenéro: Français-Patois/Patê-Franché. Société cantonale des patoisans fribourgeois. Fribourg: 2013. p. 299 en patois fribourgeois

Son ancien nom allemand est Promasing.

Histoire La localité se trouve sur l'ancienne voie romaine Vevey-Moudon.

Fief des sires de Rue, elle passe à Fribourg en 1536 lors de la conquête du Pays de Vaud et fait dès lors partie du bailliage (1536-1798), puis du district de Rue (1798-1848).

Les ducs de Savoie, le seigneur de Savoie-Vaud, le prieuré de Ripaille et l'abbaye de Hautcrêt y percevaient des cens.

Population et société

Surnoms Les habitants de la localité sont surnommés les Modzons et lè Fouèta-Tsin, soit les génisses et ceux qui fouettent les chiens en patois fribourgeois.

Démographie La commune compte 153 habitants en 1811, 205 en 1850, 243 en 1900, 212 en 1950 et 246 en 2000.

Patrimoine bâti

Église

Promasens est l’une des plus anciennes paroisses du canton de Fribourg, attestée dès 1181. L’église Saint-Pierre-et-Paul, dont les plans de style néo-gothique ont été dessinés en 1864 par l’architecte Adolphe Fraisse, est l’une des rares possédant encore son mobilier d’origine, créé par Franz et August Müller en 1871. Rénovation 1927-1928 par Fernand Dumas, avec polychromie intérieure de Gaston Faravel. Nouvelles restaurations, intérieure en 1991, extérieure en 2011. Cette église, qui s’inscrit dans la série du premier néo-gothique d’inspiration savoyarde, est l’une des œuvres majeures du mouvement historiciste dans le canton de Fribourg.

Vitraux : Sur le mur ouest de la nef, trois verrières de Jean-Edward de Castella (vie de saint Pierre, vie de saint Paul, Nativité et baptême du Christ, 1927). – Au collatéral nord, deux verrières de Willy Jordan, Thérèse de Lisieux, 1948, et Vierge à l’Enfant, 1953. ‑ Par ailleurs, onze verrières de Yoki, alias Émile Aebischer, de 1958-1970Gérard Pfulg, Vitraux modernes. Romont (FR) et environs (Guides de monuments suisses 50/499-500), Société d’histoire de l’art en Suisse, Berne 1991, p. 16..

Cloches : Quatre cloches néogothiques datées 1870, par Gustave Treboux, et une autre datée 1915, par Charles Arnoux.

Bibliographie .

Lien externe

Références

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