Pierre Philippe Doublet, né le à Bois-d'Ennebourg (Seine-Maritime)Archives départementales de la Seine-Maritime, registre paroissial de Bois-d'Ennebourg, baptêmes mariages et sépultures 1745-1749, 3 E 307., mort à Paris le , est un homme politique de la Révolution française.
Biographie En , Pierre-Philippe Doublet, alors cultivateur à Londinières, est élu député du département de la Seine-Inférieure, le treizième sur seize, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention et le bannissement après l'affermissement de la République » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul MaratArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 70.. En mai de la même année, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des DouzeArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 533.. En octobre, ainsi soixante-douze de ses collègues, il est décrété d'accusation sur motion de Jean-Pierre-André Amar, membre du Comité de Sûreté générale, pour avoir signé la protestation contre les journées des 31 mai et 2 juin au terme desquelles vingt-deux députés girondins ont été arrêtés. Son nom est accolé par erreur à celui de Joseph Dabray, député des Alpes-Maritimes lui aussi signataire, comme s'il s'agissait d'une seule personnalitéArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793, p. 520..
Pierre-Philippe Doublet meurt à la prison de la Force le 4 frimaire an II (). Il est le seul parmi les soixante-treize protestataires girondins à mourir en détentionMichel Biard, « Les fantômes d'une Assemblée décimée. Commémorer et réparer », p. 124 in Hervé Leuwers, Virginie Martin et Denis Salas, Juger la Terreur. Justice transitionnelle et République de l'an III (1794-1795), Histoire de la Justice n°32, 2021/2, 272 p. . Il est remplacé par Jean-Louis Albitte dit « Albitte le jeune ».
Sa mémoire est réhabilitée par le Conseil des Cinq-Cents et par le Conseil des Anciens, et sa veuve, Marie Vauquelin, perçoit une pensionGazette nationale ou le Moniteur universel n°243, 3 prairial an V (22 mai 1797), Conseil des Anciens, séance du 28 floréal (17 mai), p. 2..
Notes
Sources Dictionnaire des parlementaires français par Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, tome 2, Cay-Fes, Bourloton éditeur, Paris, 1890. Fiche à l'Assemblée nationale
Articles connexes Votes sur la mort de Louis XVI
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