Marcel Elphege Dionne (né le à Drummondville ville du Québec au Canada) est un joueur professionnel canadien de hockey sur glace et l'un des meilleurs marqueurs de la Ligue nationale de hockey de tous les temps. En effet, il est le sixième meilleur buteur de tous les temps avec 731 buts juste derrière Wayne Gretzky, Gordie Howe, Aleksandr Ovetchkine, Jaromír Jágr et Brett Hull. Il est choisi au premier tour, en seconde position au repêchage amateur de la LNH 1971 par les Red Wings de Détroit. Son frère, Gilbert jr, est également joueur de hockey professionnel, principalement avec les Canadiens de Montréal avec lesquels il remporte une Coupe Stanley en 1993. Plusieurs journalistes et experts considèrent Dionne comme l'un des meilleurs joueurs de la LNH et comme l'un des meilleurs joueurs de tous les temps n'ayant pas remporté la coupe Stanley.
Durant sa carrière, Dionne remporte plusieurs récompenses dont le trophée Art-Ross, le trophée Lady Byng, le trophée Lester-B.-Pearson et le trophée Lester-Patrick dans la Ligue nationale de hockey. Il est également désigné comme le meilleur attaquant lors de l'édition des championnats du monde de 1978. Un des arénas de Drummondville porte son nom, le Centre Marcel-Dionne. En 1992, Dionne entre au Temple de la renommée du hockey comme joueur, son chandail numéro 16 est précédemment retiré par les Kings de Los Angeles en 1990, équipe avec laquelle il passe les plus prolifiques années de sa carrière. Le , le député de Drummond, Yves-François Blanchet, fait une demande pour que Marcel Dionne reçoive la médaille d'honneur par l'Assemblée nationale.
Style de jeu Dionne est un joueur réputé pour la précision de ses tirs. Doté d'un petit physique, à ses débuts, certains pensent même qu'il ne jouera pas longtemps dans la Ligue nationale de hockey. Dionne est également un joueur rapide et habile sur la glace.. Marcel Dionne est un meneur de jeu et un bon marqueur, ce qui plaît beaucoup aux fans des Kings et déplaît aux fans des autres équipes, tout en étant un joueur assez constant.
Il réussit à être reconnu même si le hockey sur glace n'est pas un sport très apprécié à Los Angeles. Dionne est un excellent joueur lors de la saison régulière, mais ne réussit jamais vraiment à se distinguer en séries éliminatoires : que ce soit avec les Red Wings de Détroit, les Kings de Los Angeles ou les Rangers de New York, il ne dépasse jamais le second tour. Il est un si bon marqueur qu'à un moment dans sa carrière, il atteint la deuxième place des meilleurs marqueurs de l'histoire de la ligue le .
Biographie Enfance et débuts Fils de Laurette Sawyer et de Gilbert Dionne, Marcel naît et grandit à Drummondville dans la région administrative du Centre-du-Québec où il commence à patiner à l'âge de deux ans. Pour ne pas devoir travailler à l'aciérie, il est encouragé à jouer au hockey, seule autre option dans la ville. Il joue un temps au baseball dans la ligue provinciale. Dionne joue ses années juniors avec les Black Hawks de Saint Catharines dans la Ligue de hockey de l'Ontario ainsi qu'avec des équipes de hockey junior de Montréal et de Drummondville. Ces expériences lui permettent d'être un des meilleurs espoirs du repêchage amateurLe terme « repêchage » est un terme canadien correspondant à l'anglicisme et désigne un événement annuel présent dans tous les sports collectifs nord-américains, comparable à une bourse aux joueurs, où les équipes sélectionnent des sportifs issus de l'université, de l'école secondaire ou d'une autre ligue, voire d'une autre équipe. de la Ligue nationale de hockey 1971. Dionne participe à la Coupe Memorial 1971 où il affronte les Remparts de Québec et leur vedette Guy Lafleur ; les partisans traitent Dionne de traitre car il joue dans la LHO et non dans la LHJMQ. Un partisan va jusqu'à envoyer des grenouilles sur la patinoire.. À la suite de ce que certains journalistes considèrent comme le meilleur échange de l'histoire des Canadiens de Montréal où le directeur général des Canadiens Sam Pollock échange aux Golden Seals de la Californie le premier choix des Canadiens et Ernie Hicke contre le premier choix des Seals et François Lacombe, Dionne peut être repêché par la seule équipe de la LNH de sa province de naissance. Son adversaire dans la Coupe Mémorial, Guy Lafleur lui est préféré par les Canadiens. Dionne est ensuite repêché en deuxième position par les Red Wings de Détroit et un autre Québécois, Jocelyn Guevremont, est repêché troisième.
Avec les Red Wings En arrivant chez les Red Wings, Dionne a déjà une lourde pression sur ses épaules puisque son directeur général Ned Harkness attend de lui qu'il prenne la place de Gordie Howe chez les Red Wings, ce dernier ayant pris sa retraite l'année précédente. Malgré la pression due aux attentes des journalistes et des fans, Marcel marque 77 points durant sa saison en LNHLe terme « recrue » désigne un joueur dans sa première saison professionnelle, le terme anglais utilisé est celui de « »., un record de la ligue pour une recrue, le record d'équipe pour le nombre d'assistances par une recrue, qu'il bat aussi, et gardera jusqu'en 1991 avec l'arrivée de Nicklas Lidström.. Même si Dionne fait une excellent saison comme recrue, il n'est qu'au des votes pour le trophée Calder, remis à la meilleure recrue de la saison régulière, derrière Ken Dryden, gardien et grande vedette en devenir de la Ligue nationale, et Richard Martin, membre de la « French Connection ».. Sa première saison est tellement bonne qu'il reçoit une invitation à la Série du siècle 1972 contre l'équipe nationale soviétique, sans toutefois y jouer de match. À la suite d'une excellente saison de recrue, il reçoit des tâches plus élevées avec Détroit et la pression est d'autant plus grande que les Red Wings n'ont pas participé aux séries depuis deux saisons. Durant toute la période passée avec les Red Wings, ils n'arrivent pas une seule fois aux séries d'après-saison, ce qui contrarie ses patrons. Ces derniers disent que Dionne ne joue pas en équipe et qu'il est trop personnel et ce dernier répondit par deux déclarations qui n’enchantent pas la direction de l'équipe : Ces phrases peuvent être traduites par : et .
Ses dires sont suivis par plusieurs querelles entre la direction et Dionne, dont une où son entraîneur lui demande plus d'efforts lors d'un échauffement d'avant-match contre les Canucks. Par la suite, l’entraîneur demande à Dionne de partir, ce qu'il fait. Après cet affrontement, l'équipe suspend Dionne. Malgré ses problèmes avec la direction, Dionne marque quatre-vingt-dix points dont quarante buts durant cette saison. À la suite d'une suspension, Dionne demande à être échangé, mais annule finalement sa requête quand son entraîneur quitte l'équipe. En 1974-1975, Dionne joue sa dernière année de contrat et le nouvel entraîneur de l'équipe Alex Delvecchio nomme Dionne capitaine de l'équipe. Les 121 points de Dionne font de cette saison sa meilleure avec les Red Wings. À la fin de la saison, les Canadiens, les Blues, les Oilers, les Maple Leafs, les Sabres et les Kings essayent tous d'engager Dionne, qui choisit finalement les Kings avec un contrat de cinq ans d'un million et demi de dollars, soit par année, contrairement à un contrat de quatre ans d'un million avec les Red Wings. À la suite de son départ, les Kings sont dans l'obligation de donner des compensations aux Wings : les joueurs Dan Maloney et Terry Harper. Dionne a plus tard avoué que son échec chez les Red Wings est son plus grand regret dans sa carrière de joueur de hockey.
Avec les Kings Avec le club
Avec les Kings, Marcel Dionne connait sept saisons de plus de cent points, dont deux de 137 et 135 points au total. En 1980, Marcel Dionne remporte le trophée Art-Ross devant Wayne Gretzky, bien que les deux joueurs aient le même nombre de points, Dionne marque plus de buts que Gretzky, ce qui lui permet de recevoir le trophée.. C'est durant la saison 1980-1981, lors de son dans la LNH, que Dionne marque son 1000 point dans la ligue. Il devient le joueur ayant atteint ce palier le plus tôt dans sa carrière. Dionne est membre à partir de 1979-1980 d'une ligne d'attaque surnommée la Triple Crown line (la « Ligne aux Trois Couronnes ») avec Charlie Simmer et Dave Taylor.. Avant que Charlie Simmer se blesse pour une longue période, cette ligne est l'une des meilleures de la ligue, ainsi que l'une de celles qui marquent le plus de points.
Dionne n'a pas joué lors de séries éliminatoires dans la LNH avant d'arriver avec les Kings, mais même s'il participe à tous les éliminatoires entre 1976 et 1982, il ne dépasse jamais le deuxième tour, et ce, pour l'intégralité de sa carrière. Son record est atteint lors de la saison 1981-1982, où les Kings battent les Oilers en première ronde avant de perdre face à une autre équipe canadienne lors de la deuxième ronde, les Canucks de Vancouver. C'est également lors de ses séries que Dionne marque le plus de points en série de sa carrière avec onze points en dix matchs. À la suite de cela, les Kings ratent les séries à deux reprises avant d'y faire une apparition éclair en 1985, où ils perdent en trois matchs contre Edmonton, puis les manquent pendant deux autres saisons.
Les fans des autres équipes le détestent tellement que le à Pittsburgh, Dionne reçoit des menaces de mort au téléphone qui indiquent que s'il marquait un but dans le match, on allait le tuer au fusil, la citation originale étant : Même si son entraîneur lui permet de ne pas jouer le match s'il ne se sent pas en sécurité, Dionne joue tout de même et la LNH lui fournit une escorte de sécurité lorsqu'il rentre ou sort de l'aréna. Durant la partie, il marque tout de même à deux reprises, même s'il espérait par peur ne pas le faire, et va se cacher au milieu de joueurs plus imposants après ses buts. Ses coéquipiers apprennent l'histoire le lendemain et le match suivant joué à Pittsburgh, tout le monde s'éloigne de Dionne à chaque fois qu'il marque, ce qui permit à Dionne de commenter : .
Dionne accueille plusieurs jeunes joueurs chez lui à leur arrivée dans la ligue, l'un d'entre eux est une autre vedette des Kings, Luc Robitaille.
Le , les Kings décident d'échanger Marcel aux Rangers de New York avec Jeff Crossman. contre Bobby Carpenter et Tom Laidlaw. Selon Esposito, les Kings tentent d'acquérir Laidlaw depuis plus de deux ans et il s'agit d'une des raisons qui les poussent à proposer cet échange. Dionne quitte Los Angeles en restant comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de l'équipe, que ce soit au niveau des matchs joués, des points, des buts ou des assistances. Marcel Dionne est le meilleur marqueur des Kings à chaque saison de 1975 à 1983, soit durant presque la totalité de ses saisons passées avec l'équipe californienne. Plusieurs observateurs considèrent Marcel Dionne comme le premier joueur de concession et la superstar des Kings ainsi que le joueur préféré de la foule à cette époque..
Carrière en équipe nationale vignette|Marcel Dionne avec Équipe Canada en 1979 Au niveau international, Dionne représente le Canada à de nombreuses reprises lorsqu'il joue avec les Kings. En fait, toutes les sélections internationales de Dionne ont lieu pendant la période qu'il passe à Los Angeles à l'exception de la Série du siècle, dont il ne joue d'ailleurs aucun match. Sa première sélection est lors de la Coupe Canada 1976. qui est, à l'exception, encore une fois, de la Série du siècle, sa seule victoire internationale : le , le Canada bat la Tchécoslovaquie six à zéro avant de récidiver le surlendemain grâce à une victoire plus serrée de cinq à quatre.. C'est d'ailleurs Dionne qui fait la passe à Darryl Sittler qui marque ensuite le but gagnant en déjouant Vladimír Dzurilla lors de la deuxième période de prolongation.. Marcel Dionne rejoue plus tard une autre Coupe Canada, en 1981., mais cette fois-ci le Canada perd la finale huit à un contre l'URSS..