La ligne de Dijon-Ville à Épinac est une ancienne ligne ferroviaire française, à voie normale, qui reliait Dijon (préfecture du département de la Côte-d'Or) à Épinac (en Saône-et-Loire), en empruntant la vallée de l'Ouche.
Mise en service en 1837 entre Épinac à Pont-d'Ouche, en tant que ligne industrielle (il s'agit du chemin de fer d'Épinac, l'une des plus anciennes voies ferrées françaises), elle a intégré le réseau d'intérêt général au début du lors de son prolongement jusqu'à Dijon. Elle est désormais entièrement déclassée et déposée, excepté une très courte section partant de la gare de Dijon-Ville. Par ailleurs, le tronçon entre Pont-d'Ouche et Bligny-sur-Ouche a été repris par une ligne touristique construite avec une voie étroite de , le Chemin de fer de la vallée de l'Ouche (CFVO).
Elle constituait la ligne du réseau ferré national.
Historique Origine et développement
Le , Messieurs de Joannis, Samuel Blum et fils déposent, auprès du ministre de l'Intérieur, une demande pour établir un chemin de fer d'Épinac au canal de Bourgogne. Toutefois, le , une sentence arbitrale prononce la dissolution de la société formée entre Messieurs de Joannis, Samuel Blum et fils pour l'établissement du chemin de fer. Dès le , Samuel Blum et fils, concessionnaires des mines d'Épinac, prennent l'engagement d'établir le chemin de fer d'Épinac au canal de Bourgogne. La ligne leur est donc concédée par une ordonnance royale du suivant..
La ligne d'Épinac à Pont-d'Ouche comporte à l'origine deux plans inclinés, équipés de machines à vapeur stationnaires, à Ivry-en-Montagne (lieu-dit le Grand Champ) et à Montceau-et-Écharnant (lieu-dit la Grue). Ces machines, qui aidaient ponctuellement la traction animale, ont été remplacées par des locomotives en 1860 ; ces dernières, baptisées la Drée et l'Ouche, assurent dès lors la traction des trains sur l'ensemble du parcours..
Par un décret impérial du , la société des houillères d'Épinac est autorisée à rectifier le tracé de la ligne, à la prolonger jusqu'à la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, à proximité de Velars, et à la raccorder à la ligne d'Étang à Santenay (via Autun).. Cependant, les travaux ne seront pas réalisés. Aussi, l'État rachète la concession, selon les termes d'une convention signée le entre le ministre des Travaux publics et la Société anonyme des houillères d'Épinac. Cette convention est approuvée par une loi le suivant.. Cette même loi autorise l'État à entreprendre les travaux.
La ligne d'Épinac à Velars est concédée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) par une loi, le .. Une loi du déclare d'utilité publique le prolongement de la ligne de Velars à Dijon et approuve sa concession au PLM.. Cette ligne ouvre le ; l'écartement de de la section originelle, dont le tracé a été modifié, a laissé place à une voie normale.
Déclin et fermeture Le , la ligne est intégralement fermée au service des voyageurs par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).
Pendant la Seconde Guerre mondiale la ligne est épisodiquement pratiquée, mais se situant en zone occupée, elle sera fermée en 1942, sur ordre des autorités allemandes et partiellement déposée. Le tronçon reliant Ivry - Cussy à Épinac est immédiatement déferré (il ne sera déclassé qu'en 1954).
En 1952, la ligne rouvre au service des voyageurs entre Dijon-Ville et Gissey-sur-Ouche. Ce tronçon ferme en 1967, et la section complète entre Velars-la-Cude et Ivry - Cussy est neutralisée en 1968, puis déclassée en 1969. Entre 1971 et 1973, la section reliant Plombières-Canal à Velars-la-Cude est neutralisée et déclassée à son tour.
Dès lors, seule une courte portion entre Dijon-Ville et Plombières-Canal reste exploitée, avant d'être finalement fermée puis déclassée en 1989. Néanmoins, le tunnel situé au départ de la ligne (en l'occurrence à proximité de la gare de Dijon-Ville) est resté utilisé en tant que voie de garage et de manœuvre électrifiée. ; cette affectation ne semble plus être d'actualité dans les , puisqu'un carré disposé à son entrée empêche désormais toute circulation d'y pénétrer..
Renaissances touristiques Au début des , le Petit train de la Côte-d'Or (chemin de fer touristique) est mis en service entre Velars et Plombières-Canal.. Sa voie étroite de utilise alors la même que la ligne de la SNCF.. Le petit train atteint le . à la fin de cette décennie, à la suite de la fermeture de la voie normale et de la réduction d'écartement de cette dernière ; toutefois, l'exploitation cesse en 2000.
Par ailleurs, depuis le , le Chemin de fer de la vallée de l'Ouche, qui a réaménagé l'emprise de la ligne sur un tronçon de entre Bligny-sur-Ouche et Pont-d'Ouche, également avec une voie de , effectue lui aussi une exploitation touristique...
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Lignes ferroviaires françaises désaffectées ou disparues Houillères d'Épinac
Liens externes
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