Jean Baptiste Eugénie DumanginArchives de la ville de Paris V2E/8202. Acte du , Mariage de Jean Baptiste Eugénie Dumangin 64 ans avec Anne De Coste De la Calprenède 21 ans dans la Mairie du . ou Du ManginArchives de la ville de Paris V2E/8134. Acte du . Mariage de Jean-Baptiste Eugénie Dumangin et Anne Catherine Calixte Des Essartz., né le à Château-Thierry et mort le à Saint-PrixArchives de l'Aisne, Château-Thierry – Saint-Crépin, Registre des baptêmes, mariages, sépultures 5Mi1061 page 281/431. (Seine-et-Oise), est un médecin hygiéniste français.

Famille Jean Baptiste Eugénie Dumangin est le fils de Jean [Baptiste] Dumangin ou Du Mangin né à Cormicy en Champagne (1710-1769)Archives de la Marne 2 E 193/2, Village de Cormicy, Registre des baptêmes, mariages, sépultures, 1694 - 1732, Baptême de Jean Dumangin, né le , ., et de Jeanne Eugénie de La Haye de la Gonnière, née à Conches en Normandie (1720-1796). Ses parents se marient le à Évreux.

Son père,Chanoine de Notre dame des Vignes à Soissons en 1723, quitte les ordres en 1729, pour devenir receveur des Aides à Pont-Sainte-Maxence en 1732, Crépy-en-Valois en 1735, Château-Thierry en 1739, et directeur des Aides à Crépy-en-Valois en 1740, Château-Thierry en 1742, il termine sa carrière comme directeur des Aides de la Généralité d'Amiens en 1758. Jean-Baptiste a deux sœurs : Marie Anne Jeanne Eugénie Du Mangin, (1740-1803)Archives de l’Aisne 5Mi1061 – 1739 1747, Château-Thierry – Saint-Crépin, Registre des baptêmes, mariages, sépultures . qui se marie le à Clamart avec Jean Charles Mollière de Thugny de La Boullaye, receveur des Entrées à la barrière de Sèvres à Paris ; Catherine Valentine Du Mangin, née en 1743, qui se marie avec Jean Baptiste Miot, directeur de la Formule de ParisArchives de l’Aisne 5Mi1061 – 1739 1747, Château-Thierry – Saint-Crépin, Registre des baptêmes, mariages, sépultures . et un frère, Louis Nicolas Du Mangin né en 1745Archives de la ville de Clamart - Registre paroisial 1760 - 1769 - 1760 MMoll Dmg - Acte de mariage Jean Charles Mollière de la Boullaye et Marie Anne Jeanne Eugénie Dumangin - État civil de la ville de Clamart - .Archives de l’Aisne 5Mi1061 – 1739 1747, Château-Thierry – Saint-Crépin, Registre des baptêmes, mariages, sépultures page 318/431..

Jean-Baptiste a comme grands-parents paternels, Nicolas du Mangin, sieur de Tugny, (1682-1759), lieutenant des chevau-légers de la garde du roi, receveur au grenier à sel et capitaine en chef de l’arquebuse de Cormicy en Champagne. et Marie Louise Bertin du Rocheret née à Épernay en Champagne (1688-1772)Archives de la Marne - ville d'Epernay - 2E 258/5 B.M.S. - 1700-1751 - .. Elle est la fille de Marie Lallement (1665-1721) et d’Adam Bertin du Rocheret (1663-1736).. Son arrière-grand père fonde dans la ville d'Épernay une importante maison de commerce, il expédie les vins de Champagne dans toute la France, en Russie, en Hollande, en Angleterre et jusqu’à « la Mérique ».. Marie Louise est la sœur de Valentin-Philippe Bertin du Rocheret, dit le Président Rocheret, de l’élection d’Épernay, (1693-1762). Ami de Voltaire, peut-être le premier franc-maçon de Champagne. Sa famille paternelle est liée à celle de Saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719), le fondateur de l'institut des Frères des Écoles chrétiennes.

Jean-Baptiste a comme grands-parents maternels, Gilles de La Haye de la Gosnière (1685-1760), receveur des aides et gabelles de Lyons-la-Forêt et d’Évreux, il épouse à la Roche-Guyon en 1715 Eugénie Le Grand née en 1690. Il a comme aïeul Marin de La Haye (père), né en 1614, fermier du prince de la Roche-Guyon.

La famille maternelle de Jean-Baptiste Dumangin possède en son sein, une importante lignée de financiers catholiques au service de la Monarchie française qui se trouve très présente dans la compagnie de la Ferme générale au . Marin de La Haye (père) et ses descendants favorisent les mariages de convenance, cette stratégie leur permet de constituer un important réseau d'alliances avec les familles de fermiers généraux. Six familles de financiers sont liées : Bouret, Bergeret, Le Bas, Pignon, Cuisy, de La Haye et Prévost d'Arlincourt..

Le fermier général Marin de La Haye (petit-fils) (1684-1753), propriétaire de l'Hôtel Lambert est le protecteur du fermier général Philippe Cuisy (1691-1779) qui a épousé sa cousine, Marie-Élisabeth Legrand (1695-1768)Archives des Yvelines 1MIEC 197, Village d'Orgerus, Registre des baptêmes, mariages, sépultures, 1767 - 1792, inhumation de Philippe Cuisy, seigneur d'Orgerus, le , décès le , rue de Cléry, paroisse St-Eustache à Paris, .. Philippe Cuisy est le protecteur du fermier général Charles-Adrien Prévost d'Arlincourt (1718-1794) qui a épousé sa nièce, Marguerite de la Haye de la Gonnière, sœur de Jeanne Eugénie, la mère du docteur Dumangin.

Il est à noter que l'efficacité des financiers français était bien connue, et c'est à un des membres de la famille, Marc Antoine André de La Haye de Launay (1722-1808) que le roi (1712-1786) a confié la réorganisation des impôts indirects dans son pays.

Jean-Baptiste du Mangin a trois épouses et deux amantes. Il épouse en premières noces Marie C. Brou entre 1769 et 1777.

Il épouse en secondes noces le , Anne Catherine Calixte des Essartz (1762-1788), fille du docteur Jean-Charles Desessartz ou des Essartz (1729-1811) et de Claire Gabrielle Delacroix née en 1721. Ils ont une fille, Eugénie Dumangin (1779-1806), elle épouse en 1797 Antoine Collin (1769-1831), avocat. Le docteur Desessartz rédige en 1760, un Traité sur l'éducation corporelle des enfants en bas âge, qui sert à Jean-Jacques Rousseau dans la composition de son Emile. Il fait un remarquable Discours sur les inhumations précipitées et il est le créateur du célèbre sirop de Desessartz.

Son arrière-arrière petit-fils du second lit, Eugène Joseph Lucien Double, dit le baron Double (1846-1895) est un bibliophile et bibliographe qui habite le château des Vendôme à Saint-Prix (Val-d'Oise), propriété héritée du docteur Dumangin.

Veuf, Jean-Baptiste Dumangin fréquente les lieux de plaisirs parisiens, il se lie avec une ancienne danseuse de l'Opéra qu'il entretient, Suzanne Dorothée Rihm (1741-1810). Jeune, sa beauté et ses charmes n'ont pas laissés indifférents. Jean-Baptiste a une fille avec Charlotte Geneviève Langlois, née le et prénommée Charlotte. Mise en nourrice, Charlotte décède âgée de trois mois..

Il épouse en troisièmes noces le , Anne de Coste de la Calprenède (1787-1842), portraitiste de talent, formée par le peintre d'histoire Louis-André-Gabriel Bouchet (1759-1842) qui est le témoin de son mariage avec le poète libertin Simon-Pierre Mérard de Saint-Just (1747-1812). Les témoins du docteur Dumangin sont Jean-Baptiste Dumouchel (1748-1820), Chef de division dans les Bureaux de l'Université impérial et Pierre Joseph Monthuy , cultivateur à Saint-Prix. Anne de Coste de la Calprenède est la fille d'Adélaïde Marguerite Desmart (1766-1850), jeune musicienne de la musique du Roi puis tenancière de tripots et du chevalier Jean Baptiste de Coste de la Calprenède (1738-1826), non mariés, militaire, capitaine au régiment de Normandie Infanterie en 1761 et commandant des Chasseurs à Cambrai en 1774Archives de monsieur Gilles Sermadiras de Pouzols de Lile., directeur de 1787 à avec le vicomte Esprit Boniface de Castellane (1763-1838), un autre militaire, un ami intime du duc Louis-Philippe d'Orléans (1747-1793), d'une maison de jeu dans la Galerie de Valois au Palais-Royal, au , le Club Polonais dit aussi le Club des Deux-billards.. Anne de Coste de la Calprenède est de la famille du romancier Gautier de Costes de La Calprenède qu'un proverbe a rendu populaire : « fier comme Artaban ». Ils ont trois enfants, Théophile Jean Dumangin (1810-1871), Valentine Jeanne Dumangin (1811-1816) et Henry Dumangin (1817-1894).

À la mort de Jean-Baptiste Eugénie Dumangin survenue le , ses deux fils du troisième lit, Théophile et Henry ont 16 ans et 9 ans. Leur tuteur est Jean François Asseline (1767-1832), sous-Chef au bureau de la Guerre, dont la famille est au service de la maison d'Orléans. durant plusieurs générations. À sa mort le , son fils Adolphe Asseline (1806-1891), secrétaire du duc d'Orléans (1810-1842) et de la duchesse d'Orléans (1814-1858), devient le protecteur des deux fils du docteur DumanginArchives de la ville de Paris V2E/11773, décès le ..

Théophile Dumangin est reçu en 1830 à École polytechnique. Il effectue le Grand Tour, un voyage en Belgique où il est témoin du Siège de la citadelle d'Anvers en novembre et . Au début de l'année 1833, il voyage en Algérie ; de mai à , il entreprend avec son ami Charles Jubin (1809-1845), un voyage dans les Îles Britanniques. Il fait un séjour en 1834 à l'Institution royale agronomique de Grignon. Il est fermier, géomètre et architecte dans le département de la Nièvre, demeurant à Pouilly-sur-Loire (1835-1837), propriétaire demeurant à Vieux-Moulin dans la commune de Vielmanay (1836-1840) associé avec Félix Jubin (1815-1856), puis à Artonne (1840-1851) et à Fernigot (1852-1856) dans la commune de Narcy dont il est le Maire en 1848. Il est candidat républicain malheureux aux Élections législatives de 1848, comme Représentant du Peuple, des cantons de La Charité et de Pouilly-sur-Loire. Sur les onze enfants qu'il a eus avec Rose Pauline Linglay dénommée Laignelet (1818-1899), trois enfants meurent en 1849. Il ne réussit pas à rentabiliser son exploitation, il part en 1856 avec sa famille pour l'Italie dans les États pontificaux, où il est nommé par la Banque Rothschild, et la société Pio Latina, Ingénieur d'exploitation de la ligne de chemin de fer, de Rome à la frontière napolitaine. La guerre d'indépendance Italienne, l'oblige à quitter le pays en 1861, il rejoint Madrid où il est nommé en 1862, Directeur en chef de l'exploitation du chemin de fer Ciudad Real à Badajoz, ligne qui doit relier Madrid à Lisbonne. En 1868, le coup d'État du général Juan Prim bouleverse les alliances politiques et entraîne le départ des ingénieurs français : Joseph Ducros (1811-1892), futur préfet de la Loire en 1871 et du Rhône en 1873 (Le plus célèbre préfet de l'Ordre moral) et A. Daux, ancien officier du génie. Tous les deux se sont engagés dans la Défense de Paris (1870-1871).. Théophile quitte l'Espagne en 1870 pour rejoindre sa famille à Biarritz où il meurt le .