Georges Kister, né le à Sarreguemines (duché de Lorraine), mort le à Saint-Avold (Moselle), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le dans la compagnie de la Légion Royale et il sert en Corse en 1768 et 1769. De retour en France, il obtient le grade de sergent le , et il est nommé fourrier dans le régiment Mestre de Camp Général dragons à la dissolution de la légion royale le .

Le , il devient adjudant au de chasseurs à cheval, et le , il est nommé sous-lieutenant dans le bataillon des chasseurs des Alpes. Le , il passe lieutenant, et il reçoit son brevet de capitaine le , dans la compagnie auxiliaire du Royal Liégeois. Réformé début , il reprend sa lieutenance dans le bataillon de chasseurs des Alpes le .

Adjudant-major le , il passe capitaine de chasseurs à pied le et il est fait chevalier de Saint-Louis le suivant. Il est affecté à l’état-major général de l’armée du Rhin le , comme capitaine adjoint aux adjudants généraux. Le , il est chargé de commander la colonne du centre, destinée à s’emparer du camp de Northweiller. Il l’emporte de vive force, en faisant un grand nombre de prisonniers à l’ennemi, et lui prenant un magasin contenant .

En , le général en chef l’envoie à Wert, pour prendre le commandement des troupes qui sont sur la ligne du Rhin depuis Lauterbourg jusqu’à Germersheim, et il est nommé chef de brigade le , à la d’infanterie légère.

En l’an IV, le général en chef de l’armée du Rhin lui confie le commandement de la de ligne, et de la d’infanterie légère. Il se distingue le , à Reichenbach, où trois fois dans la journée il reprend la position que doit occuper l’arrière-garde, malgré la supériorité de l’ennemi, ainsi que le , à la bataille de Biberach, où il a un cheval tué sous lui. Le suivant, il se trouve à la bataille de Schliengen, où il est légèrement blessé d’un coup de feu et à un cheval tué sous lui. À la suite de ces événements, le général Moreau le place à la tête de la de ligne le .

Affecté à l’armée d’Italie, il est promu général de brigade le , et il se distingue le suivant à la bataille de Bussolengo, où il est blessé d’un coup de feu et a un cheval tué sous lui, ainsi qu’à la bataille de Cassano le , où il combat de sept heures du matin jusqu’à seize heures contre . Il leur prend une pièce de canon, fait un grand nombre de prisonniers et protège la retraite de l’armée en opposant une vigoureuse résistance à l’ennemi. Blessé dangereusement à la tête d’un coup de sabre, il ne quitte le champ de bataille, que lorsqu’exténué de fatigue, affaibli par la perte de son sang, il a acquis la certitude que sa brigade est en sécurité.

À peine rétabli, il est envoyé à l’armée des Alpes, et il se distingue de nouveau au combat de Pignerol près de Rivoli le , puis à la bataille de Marengo le . Il est de retour en France le , et il est mis en non activité le suivant. Le , il est employé dans la militaire à Metz, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , puis commandeur de l’ordre le .

En 1805, il prend le commandement de la du de la Grande Armée, sous les ordres du maréchal Davout, et il se fait remarquer à la bataille d’Austerlitz le , où il a un cheval tué sous lui. Il participe à la Bataille d'Auerstaedt le , puis à celle d’Eylau le . Ayant de nombreux problèmes de santé, l’Empereur le nomme gouverneur du pays de Fulde, et il est créé baron de l’Empire le .

Le , il obtient le commandement d’une subdivision dans la militaire, et le suivant, il fait partie du corps d’observation de l’armée du Rhin. Le , il est mis en congé de non activité, et le , il est employé à Dantzig. Le , il est nommé au commandement du département de la Charente-Inférieure, mais ne rejoint pas son poste, et est admis à la retraite le suivant, alors qu'il vient de s'installer à Saint-Avold. Dès que le préfet de la Moselle apprend sa présence à Saint-Avold, il le nomme maire de la ville (1813). C'est donc lui qui organise l'étape à Saint-Avold de l'hôpital militaire de Mayence, replié sur Metz, épisode au cours duquel le typhus des malades de l'hôpital se répand dans la population localeDenis Schneider, Le typhus à Saint-Avold en 1813, in Cahiers Lorrains, 1992, 3-4, ..

Après un intermède correspondant à la première restauration, il est à nouveau nommé maire de Saint-Avold en 1817, poste qu'il occupe jusqu'en 1824.

Il meurt le , à Saint-Avold.

Distinctions

Dotation

Le , donataire d’une rente de sur le Trasimène.

Armoiries

Figure Nom du baron et blasonnement Armes du baron Georges Kister et de l'Empire, décret du , lettres patentes du , commandeur de la Légion d'honneur

Écartelé; au premier d'or au chevron d'azur accompagné de trois étoiles de même deux en chef , une en pointe; au deuxième des barons militaires; au troisième de gueules au faisceau d'argent; au quatrième d'or au lion rampant d'azur tenant un étendard de même - Livrées : jaune, rouge, bleu.

Sources H. Tribout, Le général Kister, baron d'Empire, in Revue des Études Napoléoniennes, , .

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Notes et références

Catégorie:Naissance en janvier 1755 Catégorie:Naissance à Sarreguemines Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1799 Catégorie:Décès en décembre 1832 Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Décès à Saint-Avold