La route nationale 106, ou RN 106, est une route nationale française reliant Nîmes (Gard) à Balsièges, près de Mende (Lozère).

À l'origine, la reliait Nîmes à Saint-Gérand-le-Puy, via Villefort, Langogne, Ambert, Thiers et Vichy. Une grande partie de l'itinéraire primitif a été déclassée (majoritairement en ) en 1972 et un nouvel itinéraire est défini vers Mende et Saint-Chély-d'Apcher, desservant les Cévennes et le Gévaudan.

Les principales villes traversées par la sont : Nîmes, Alès, Florac Trois Rivières et Mende.

Histoire Création et construction de la route

La route nationale 106 est créée en 1824 et succède à la route impériale . Elle est définie comme la route ; d'une longueur de ., sa répartition par département est la suivante : dans le Gard (via Nismes, Calmette, Boucoiran, Alais, Portes et Genolhac). ; en Lozère (via Villefort, la Bastide, Luc et Langogne). ; en Ardèche (commune de la Verune). ; en Haute-Loire (via Pradelles, le Puy, Saint-Paulien et la Chaise-Dieu). ; dans le Puy-de-Dôme (via Arlanc, Marsac, Ambert, Olliergues, Courpière, Thiers et Ris). ; dans l'Allier (via Cusset et Saint-Gerand)..

Le tracé historique passe ainsi nettement plus à l'est que le tracé actuel, à partir d'Alès, et suivait jusqu'à Langogne la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac construite ultérieurement.

Dans le cadre de la construction de la route nationale 106, à Vichy, un plan parcellaire des terrains à acquérir est présenté le pour la liaison de Vichy à Cusset en remplacement de l'ancien chemin de Cusset (qui continuait en ligne droite de la rue de Paris vers l'actuelle avenue de la République) ; la construction n'est ordonnée que le ..

La route est aménagée de Vichy à Cusset en 1846 le long de l'allée Mesdames et le quartier de Presles avec construction du pont de la Papeterie sur le Sichon..

Évolutions de l'itinéraire En 1972, une première vague de déclassements entraîne le transfert de de routes nationales aux départements.

Dans le département du Gard, le déclassement est effectif le sur la portion comprise entre son intersection avec la route nationale 104 (à Alès) et la limite du département de l'Ardèche (soit )..

Dans le département de la Lozère, il est effectif le sur la portion comprise entre son intersection avec les routes nationales 101 (à Villefort) et 500 (à Langogne), soit ..

Dans le département de la Haute-Loire, il est effectif le sur les ..

Dans le département du Puy-de-Dôme, il est effectif le sur les ..

Dans le département de l'Allier, il est effectif le sur entre la route nationale 7 (à Saint-Gérand-le-Puy) et la route nationale 493 (à Creuzier-le-Neuf) et entre la place Victor-Hugo à Vichy et la limite du département du Puy-de-Dôme..

Tous les tronçons déclassés (Alès – Langogne, Saint-Paulien – Thiers (), Thiers (centre-ville) – Vichy, et Magnet – Saint-Gérand-le-Puy) prennent le numéro , à l'exception de la section Creuzier-le-Neuf – Magnet qui devient la et deux sections de route réaffectées à deux autres nationales : Langogne – Pradelles : à la suite d'une modification du tracé de la route nationale 88, cette section devient la ; Vichy – Creuzier-le-Neuf : ce tronçon a été intégré à la nouvelle route nationale 209.

La nouvelle route nationale 106 continue désormais jusqu'à Saint-Chély-d'Apcher, en reprenant une partie de la entre Alès et Florac et une partie de la entre Florac et Saint-Chély-d'Apcher via Mende.

Le décret du maintient dans le réseau routier national la route nationale 106 comprise entre l'échangeur de l'autoroute A9 à Nîmes et la route nationale 88 à Mende (plus précisément à Balsièges) au titre de la liaison de Nîmes à Mende via Alès.. Le tronçon de Mende à Saint-Chély-d'Apcher est déclassé en route départementale, prenant l'appellation de , l'État confiant la gestion de ce tronçon au département de la Lozère.

Tracé actuel

Le premier tronçon, de Nîmes à La Calmette, est particulièrement dangereux (tracé sinueux, sections de dépassements à trois voies, fortes pentes et croisements d'autres routes qui sont dangereux).

De La Calmette à Alès, la route est tracée dans la plaine alluviale du Gardon et le tracé « historique » (avant mise en 2×2 voies) est assez sensible aux inondations automnales liées aux épisodes cévenols.

Après Ners, le point de vue est magnifique, à droite, sur le village médiéval de Vézénobres accroché au flanc de la colline.

La route traverse la ville d'Alès. Au-delà, le tracé devient celui d'une route de montagne, sinueux et étroit. Seuls au sud de La Grand-Combe sont aménagés 3 km de portion à 3 voies.

Transformation en voie rapide entre Nîmes et Alès La route est en cours de mise en 2×2 voies entre Alès et Nîmes.

De au , seul le tronçon de Boucoiran à Alès était ouvert.

Depuis le , un tronçon supplémentaire étend la zone aménagée jusqu'à La Calmette. L'ouverture de ce tronçon s'est faite avec de retard sur le planning initial. Ce retard est dû à un redimensionnement et à un refondement du projet. En effet, alors que les travaux avaient débuté, la crue exceptionnelle de 2002 a nécessité un rehaussement du projet afin que la route soit insubmersible. Du fait de ce rehaussement, il a aussi fallu permettre une transparence hydraulique. Cette dernière est assurée par les d'art (de longueur cumulée voisine du kilomètre) que compte ce tronçon de . La réalisation de ces ouvrages a aussi retardé la mise en service. Les travaux d'aménagement à de cette portion de la voie rapide ont coûté d'euros.

Lors de sa mise en service, le raccordement de ce nouveau tronçon avec l'ancien tracé n'était pas direct mais se faisait via un échangeur de sortie. La mise en service d'un raccordement direct est intervenue en 2010 à la suite de la construction de nouveaux ouvrages d'art et de de voies supplémentaires.

L'achèvement de la transformation, jusqu'à Nîmes, se fera par la suite, par élargissement du tracé actuel.

Lors de l'ouverture des tronçons en 2×2 voies, les anciens tracés sont déclassés en premier lieu en , puis sont reversés dans la voirie départementale (actuellement entre Alès et le Pont de Ners).

L'architecte Ouvrage d'Art de la , André Mascarelli, notamment pour le traitement architectural du Viaduc de Ners, recevra le Ruban d'Argent en 1999.

Trafic La est l'axe principal de liaison entre Alès (et plus généralement les Cévennes) et Nîmes. En raison de l'interconnexion des bassins d'emploi, le trafic est très important entre ces deux villes avant et après les heures de bureau.

Elle constitue également, via Alès, un des principaux points d'accès aux Cévennes. En période estivale ainsi que durant l'automne, elle reçoit un trafic important en liaison avec le sud du département du Gard et les Bouches-du-Rhône. Ce trafic, concentré sur les fins de semaine, est lié aux activités de loisirs verts (résidences secondaires, promenade, cueillette).

Au-delà d'Alès, l'essentiel du trafic est généré par les activités liées aux loisirs verts. On peut cependant citer un faible trafic de liaison entre Alès, Florac et l'autoroute A75.

Concernant le trafic de marchandises, sur sa partie sud-lozérienne, cette voie est principalement empruntée par des camions des eaux de Quézac, du fioul et des carburants, et du bois ou dérivés, à destination notamment de la papeterie de Tarascon.

Le tronçon le plus septentrional (de Mende à Saint-Chély-d'Apcher) présente quant à lui, un trafic peu élevé, justifiant son déclassement.

Dans la traversée de Nîmes, la route nationale 106 joue le rôle de boulevard urbain et sa traversée est souvent difficile aux heures de pointe. Un grand contournement Ouest de la ville, porté par l'État, est en projet, et devrait déboucher sur la route d'Alès en cours d'aménagement à ..

Exploitation La route nationale 106 est gérée par deux directions interdépartementales des Routes (DIR) : la DIR Méditerranée, entre Nîmes. (plus précisément au croisement avec la route nationale 113) et le col de Jalcreste (au croisement avec la route départementale 984, commune de Saint-Privat-de-Vallongue) ; la DIR Massif Central, entre le col de Jalcreste et Balsièges..

Communes traversées De Nîmes à Alès Nîmes (km 0) La Calmette (km 15) Boucoiran-et-Nozières Ners Vézénobres (km 35) Saint-Hilaire-de-Brethmas Alès (km 44)

Sorties et croisements : Carrefour giratoire avec A9 (Avignon, Montpellier), A54 (Arles, Marseille) et la à Nîmes Intersection avec l'avenue des Arts Carrefour giratoire avec l'avenue Kennedy Intersection avec le chemin du Mas de Lauze, la rue Galliée et le chemin de Valdegour Intersection avec la (rue de Sauve) : Camplanier : Bois des Espeisses, quartier Paratonnerre : Quartier Route d'Alès (par la , tracé historique de la route nationale) Intersection avec la (vers Lédignan) : Dions : Uzès, Saint-Chaptes, Moussac, Saint-Geniès-de-Malgoirès, La Calmette, Saint-Mamert-du-Gard : Uzès, Moussac, Boucoiran-et-Nozières (demi-échangeur orienté vers Alès) : Anduze, Sommières, Lédignan, Ners : Saint-Hilaire-de-Brethmas, Vézénobres Fin de voie express sur un carrefour giratoire

D'Alès à Mende vignette|alt=Montée du col de Montmirat|La RN 106 dans la montée du col de Montmirat. Saint-Martin-de-Valgalgues (km 49) Cendras, au lieu-dit La Tour (km 50) Les Salles-du-Gardon (km 57) La Grand-Combe (km 58) Branoux-les-Taillades, hameaux de Trescol, des Taillades, de La Levade (km 62) Sainte-Cécile-d'Andorge (km 67) Saint-Julien-des-Points (km 68) Le Collet-de-Dèze (km 72) Saint-Michel-de-Dèze (km 76) Saint-Privat-de-Vallongue, au col de Jalcreste (km 84) Cassagnas (km 93) Saint-Julien-d'Arpaon (km 103) La Salle-Prunet (km 108) Florac (km 111) Ispagnac (km 119) Saint-Étienne-du-Valdonnez, au col de Montmirat (km 132) Saint-Bauzile (km 138) Balsièges, où elle rejoint la RN 88 (km 142) – Fin de la RN 106. Mende (km 149)

De Mende à Saint-Chély-d'Apcher (déclassé en ) Chastel-Nouvel (km 156) Rieutortet, commune de Rieutort-de-Randon (commune déléguée de Monts-de-Randon) (km 167) Saint-Amans, commune déléguée de Monts-de-Randon (km 171) Saint-Gal (km 173) Les Laubies (km 174) Serverette (km 179) Fontans, hameaux de Lestival et les Estrets (km 182) Rimeize (km 188) Saint-Chély-d'Apcher (km 192)

Tracé d'origine : de Nîmes à Saint-Gérand-le-Puy

L'ancienne route nationale 106 était plus longue et traversait six départements : le Gard, la Lozère, l'Ardèche, la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Allier.

La quasi-intégralité de l'axe déclassé s'appelle désormais .

Tracé de l'ancienne route Partie languedocienne

Partie auvergnate L'ancienne route nationale 106, déclassée en grande partie en dans les départements de la Haute-Loire, du Puy-de-Dôme et de l'Allier, suit le cours de la rivière la Dore d'Arlanc jusqu'à son confluent avec l'Allier, près de Ris, tout en la franchissant trois fois (à Ambert, à Courpière et sur un tracé rectifié à l'entrée sud-ouest de Thiers), puis la rivière Allier jusqu'à Vichy, ainsi que la ligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac (partiellement utilisée pour le trafic touristique dans le Livradois et pour le trafic marchandises entre Puy-Guillaume et Vichy).

Entre Arlanc et Ambert, la route décrit un tracé rectiligne du sud vers le nord.

Entre Ambert et Courpière, le tracé de la route comprend beaucoup de virages ainsi que quelques créneaux de dépassement, dont une section à entre Giroux-Gare et Courpière. Après cette commune, la route ne présente pas de dénivelé significatif.

Modernisations de l'ancien tracé Après le transfert des tronçons de l'ancienne route nationale 106 (entre Alès et Saint-Gérand-le-Puy) aux conseils généraux, ceux-ci se sont occupés de la modernisation de cet axe, par la déviation d'agglomérations ou la rectification de virages par exemple.