L'affaire des écoutes téléphoniques Djibrill Bassolé-Guillaume Soro. est une affaire politique ivoiro-burkinabé.
Après le coup d'État de 2015 au Burkina Faso, une écoute téléphonique entre deux voix attribuées à Guillaume Soro et Djibrill Bassolé est diffusée sur les réseaux sociaux et laisse penser que ces derniers seraient impliqués dans le coup d'état.. L'authenticité en est toujours discutée.
Personnalités concernés
Yacouba Isaac Zida, Premier ministre du gouvernement de transition burkinabè, Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères burkinabé, Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité ivoirien, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, Salif Diallo, bras droit de Roch Marc Christian Kaboré, Chérif Sy, président du Conseil national de transition burkinabè, Alassane Dramane Ouattara, Président ivoirien, Roch Marc Christian Kaboré, Président burkinabè, Moustapha Ould Limam Chafi, ancien conseiller de Blaise Compaoré.
Contexte
Deux mois après un coup d’État au Burkina Faso en , un enregistrement audio de deux voix semblant soutenir le putsch manqué est publié sur les réseaux sociaux. Les deux voix y développent différentes actions à mener pour faire réussir la tentative de coup d’État et se disent être à l'origine des exécutions des hommes politiques ivoiriens tels que Désiré Tagro et Ibrahim Coulibaly.
Les deux voix sont attribuées à Djibrill Bassolé et Guillaume Soro. Ces derniers nient toutefois l'authenticité de cette écoute.
Débats sur l'authenticité Isaac Zida affirme que ces enregistrements sont authentiques.
En parallèle, selon le site web de Guillaume Soro, le gouvernement du Burkina réfute l’authenticité de cet enregistrement.. Le , Guillaume Soro publie sur son bloghttp://blogguillaumesoro.com/ebook9special23032016.pdf, un livre pour se défendre dans l’affaire des écoutes.
En , une expertise réalisée par Norbert Pheulpin, membre du collège national des experts judiciaires en acoustique, et commandée par un avocat français, William Bourdon, vient corroborer la thèse du montage.
On peut lire dans les conclusions de l'analyse rédigées par l'expert que . La justice militaire burkinabè renonce le à son mandat d'arrêt contre Guillaume Soro., demandant à la Côte d'Ivoire elle-même de poursuivre Guillaume Soro.
Le président de la Côte d'Ivoire a refusé de se prononcer. Un ministre du gouvernement burkinabé s'exprime et annonce qu'une bande son est en cours d'authentification.. Le , l'assemblée nationale de Côte d'Ivoire se prononce et soutient Guillaume Soro.
Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan en Suisse au Forum économique mondial de Davos propose de rester zen.
Enregistrements
L'enregistrement initial est rendu disponible sur un compte Soundcloud..
Cet enregistrement est rendu public par l'intermédiaire de Théophile Kouamouo., journaliste réputé proche du régime de l'ex-chef de l'État ivoirien Laurent Gbagbo. L'affaire prend de l'ampleur dans les médias. Médiapart diffuse des fragments de l'enregistrement..
RFI divulgue d'autres enregistrements attribués à d'autres hauts responsables tels le général Soumaïla Bakayoko, chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le lieutenant-colonel ivoirien Zacharia Koné, ancien commandant de zone du temps de la rébellion ivoirienne..
Des morceaux sont transcrits et repris dans les journaux, tels RFI, Le Monde...
Conséquences judiciaires
En visite à Paris lors de la COP21, Guillaume Soro fait l'objet d'un mandat d'amener émis par une juge française. La Côte d'Ivoire proteste officiellement contre ce mandat. Mandat qui est ensuite levé par la justice française du fait du caractère officiel de la visite du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire.
Le Burkina Faso lance un mandat d'arrêt international le contre Guillaume Soro et saisit Interpol. Il est accusé par la justice burkinabè d’avoir soutenu le putsch raté du général Gilbert Diendéré le .
Le , le Burkina Faso demande à la Côte d'Ivoire de poursuivre Guillaume Soro. Elle renonce ainsi au mandat d'arrêt qui avait été émis.
Références
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