Pierre François Godot, ou Pierre-François Godot, aussi écrit GodeauHenry Lemonnier, W. Viennot, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome X Table générale, , Librairie Armand Colin, Paris, 1926 (lire en ligne), est un architecte français, né à une date inconnue, mort en 1762. Il se disait parfois ingénieur.

Biographie Le plus ancien bâtiment que l'on puisse lui attribuer est une maison située au rue de l'Arbre-Sec construite pour André Eynaud, marchand de vin du roi. Le contrat passé par l'entrepreneur Denis Morin est daté du voir : Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Paris, , Hachette, 1994 ..

En 1724, à la demande de l'abbé Bitaut, prieur commendataire de Louÿe de l'ordre de Grandmont, Messire Alexandre Lefèvre de la Fallière, Grand-Maître « enquesteur » et général réformateur des Eaux et Forêts de France fait venir Pierre François Godot, demeurant rue du Petit Lion, pour faire « une estimation des ouvrages de vétusté qui sont à faire dans les bâtiments, et fermes dépendantes du prieuré royal ». Il a refait le portail nord de l'église du prieuréOrdre de Grandmont : Loÿe.

En 1727, il refait la voûte de la nef de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles en la surhaussant. Elle est réalisée en charpente hourdée de plâtre. Il est alors l'architecte de l'œuvre et fabrique de Saint-Leu-Saint-GillesDocuments du minutier central concernant l'histoire de l'art (1700-1750) - tome I : voir document du 13 mars 1727.

Pierre François Godot a été l'architecte de l'ordre de la Merci qui rachetait les voyageurs capturés en mer par les Barbaresques. Il a reconstruit simultanément les couvents de Lyon et de Paris. Le couvent de Paris était situé rue de Chaume, actuel rue des ArchivesNote : Les pères de la Merci ou de Notre-Dame-de-la-Rédemption-des-Captifs avaient été installés dans ce lieu par Marie de Médicis en 1613. L'église, œuvre de Pierre Cottard, faisait l'angle avec la rue de Braque. La façade avait été reconstruite par Germain Boffrand en 1709. L'église a été détruite à la Révolution (voir : Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le guide du patrimoine Paris, , Hachette, 1994 ).. Le couvent de Paris a été édifié grâce aux fonds légués par la famille de Bléry. Les contrats ont été passés à l'entrepreneur Claude Bonneau le et le . L'escalier est un ouvrage ovale à noyau creux, porté sur limon. Il rappelle celui construit par Palladio à la Charité de Venise.

Pour l'abbé Charles Henri Arnauld de Pomponne, Godot rebâtit l'abbaye Saint-Médard de Soissons et le château de Vic-sur-Aisne, de 1725 à 1729 environ.

Il a construit de nombreux immeubles dans Paris.

Il est l'architecte du marquis de Harville en 1729 pour fournir les plans et suivre la construction d'une maison rue Saint-MartinDocuments du minutier central concernant l'histoire de l'art (1700-1750) - tome I : voir document du 28 juin 1729.

En 1733, il intervient dans une maison sise rue Vieille-du-Temple, dite hôtel de Bizeuil, appartenant à Jean PingaultDocuments du minutier central concernant l'histoire de l'art (1700-1750) - tome I : voir document du 30 novembre 1733Archives nationales : Quittance par Pierre-François Godot, ingénieur et architecte, demeurant rue des Gravilliers, et par les entrepreneurs ayant travaillé aux réparations faites en 1727, 1728 et 1729 dans une maison sise vieille rue du Temple, dite l'hôtel de Bizeuil, à Jean Pingault, bourgeois de Paris.

En 1739, pour le sieur Siré, il intervient rue de l'Arche-Marion et quai de la Mégisserie. En 1741, il travaille pour le comte de Clermont-d'Amboise, rue Saint-Honoré, près de l'Orangerie.

Il a été l'architecte du château d'Hérouville dont il ne subsiste que deux ailes.

Il a construit l'escalier d'honneur à trois volées droites de l'évêché de Chartres pour l'évêque de Rocozels.

Il est intervenu à l'abbaye de Faremoutiers.

Il propose, en 1746, un projet pour le premier concours de la place Louis XV consistant à élargir le carrefour de Buci.

Il a terminé sa carrière comme contrôleur des Bâtiments du roi à Compiègne.

Pierre François Godot a été nommé académicien de la de l'Académie royale d'architecture en 1739. Il est nommé académicien de la classe en 1758. À l'Académie royale d'architecture il s'est consacré beaucoup aux problèmes de technique et de pratique comme le montrent les discussions sur son Traité du toisé qu'il y a lu en février- et repris en 1752Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome VI 1744-1758, , Librairie Édouard Champion, Paris, 1920 (lire en ligne)

En 1752, il propose la démolition du jubé de la cathédrale de NoyonHenri Lemmonier, tome VI, .. On lui a attribué à tort le maître-autel à la romaine de la cathédrale qui a été réalisé par Jacques Gondouin. Mais il a peut-être donné les dessins des garde-corps en ferronnerie des tribunes et des portes des sacristiesVoir : Michel Galet, . En 1754, il donne son avis sur le projet de maître-autel dans les discussions entre l'évêque de Noyon et le chapitre. Il propose le réaménagement de l'espace liturgique. Le conseil d'État décide de construire le maître-autel suivant le plan du sieur Godot en 1755, mais le projet s'arrête en 1761, probablement à la suite d'une maladie de l'architecteVoir : Bulletin monumental..

Il habitait rue de Bourbon en 1726, rue de Gravilliers en 1733 et rue Saint-Honoré en 1746.

Il a d'abord été marié à Marie-Marguerite Dubois. Devenu veuf, il signe son contrat de mariage, le , avec Jeanne Néreau, fille mineure d'Antoine Néreau, procureur au ChâteletDocuments du minutier central concernant l'histoire de l'art (1700-1750) - tome I : voir document du 6 avril 1732.

Sa mort est annoncée au cours de la réunion de l'Académie royale d'architecture du Henri Lemmonier, tome VII, (lire en ligne).

Notes et références

Annexes Bibliographie Michel Gallet, Les architectes parisiens du siècle. Dictionnaire biographique et critique, , éditions Mengès, Paris, 1995 Henry Lemonnier, W. Viennot, Procès-verbaux de l'Académie Royale d'Architecture, 1671-1793, Tome X Table générale, , Librairie Armand Colin, Paris, 1926 (lire en ligne) Éloi Delbecque, La vue de la pompe funèbre de Charles de Broglie et l'espace liturgique de Noyon. Les œuvres de Pierre-François Godot et de Jacques Gondouin, , Bulletin monumental, 2007, volume 165,

Liens externes

Archives nationales : Mireille Rambaud, Documents du minutier central concernant l'histoire de l'art, tome I, 1964 Godot Pierre François

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