Le Sicherungs-Regiment 194 ( de sécurité) était un régiment des Sicherungstruppen allemandes destiné à la protection des ouvrages d'arts puis à la répression et à l’anéantissement des maquisards, limousins en particulier, et qui sévit dans la région de mars-avril à .
Historique Le Sicherungsgruppe 2 ( de sécurité) est créé le à Nantes. Le , il prend le nom Sicherungs-Regiment 194 ( de sécurité) et est composé de 1 état-major et 4 bataillons et sous le commandement du Befehlshaber Südwestfrankreich.
À l'automne 1943, les et sont déplacés dans le Sud de la France
En , l'état-major du régiment est à Toulouse, le à Angers, le à Digne, le à Mondragon et le à Toulouse.
Le , le du régiment participe, en soutien à des éléments de la , aux combats de Vaison-la-Romaine. La ville, comme une partie du Haut-Vaucluse et des Baronnies, a été libérée par les maquisards le 9 juin dans un élan insurrectionnel suite au débarquement en Normandie. Après plusieurs heures de combats, la localité et les villages voisins sont repris : on compte 17 victimes parmi les résistants et la population civile.
Le , 300 hommes d'un bataillon du de sécurité partent de Tulle en direction de Clermont-Ferrand. Après être tombée dans plusieurs embuscades, au carrefour de la Bitarelle à Gimel puis près de Corrèze, la colonne quitte la Route nationale 89, à Eyrein, et prend le réseau secondaire en direction de Vitrac. La colonne tombe de nouveau dans des embuscades à Vitrac et Seugnac de Rosiers-d'Égletons, arrive à Égletons vers 23 heures et s'installe dans l'École Nationale Professionnelle (ENP). Après quelques missions de reconnaissance où les accrochages sont nombreux, la garnison s'apercevant, très rapidement, que toutes les routes sont surveillées par les résistants, elle occupe le central téléphonique pour empêcher les communications entre les groupes FFI et se retranche dans l'ENP. Inquiets et se sentant menacés, les Allemands terrorisent la population, qui évacue la ville. Le , les FFI demandent aux Allemands de se rendre qui refusent la proposition. Du 14 au , l'École Nationale Professionnelle d'Égletons est assiégée.
À la fin de l'été et au début l'automne 1944, le régiment est détruit durant la retraite de France : Le est capturé à Rennes, le à Nice. Les restes de ses 2 bataillons qui ont réussi à s'échapper sont intégrés dans la Volksgrenadier Division. Le s'enfuit de Dijon puis combat dans la région de Belfort et les débris sont incorporés dans la d'infanterie.
Composition Il est composé de 4 bataillons et 14 compagnies Le anciennement nommé Landesschützen-Bataillon 428 (, et ) à Bordeaux en 1943. Le anciennement nommé Landesschützen-Bataillon 279 (, et ) à Vannes en 1943. Le anciennement nommé Landesschützen-Bataillon 744 (, et ) à Nantes en 1943. Le anciennement nommé Landesschützen-Bataillon 658 (, et , lourde et de génie à Nantes en 1943. L'état-major se trouve à Nantes en 1943
Bibliographie Georg Tessin : Verbände und Truppen der deutschen Wehrmacht 1933-1945
Notes et références
Articles connexes Liste des divisions allemandes de la Seconde Guerre mondiale Sicherungstruppen
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