L'affaire Michaud est une controverse survenue au Québec et qui a débuté en , au moment où Yves Michaud manifeste son intention de briguer l'investiture du Parti québécois dans la circonscription de Mercier...

Historique

L'affaire débute le lors d'une entrevue radiophonique animée par Paul Arcand à la station de radio CKAC de Montréal. Yves Michaud y mentionne une anecdote faisant référence à une conversation tenue, chez son coiffeur, avec un sénateur juif :

Dans la même entrevue, à propos des résultats du référendum de 1995, il déclare :Le , Yves Michaud se présente aux États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec. Une campagne distincte demandait alors de changer le nom de la station de métro Lionel-Groulx à cause d'écrits antisémites dont on accusait le chanoine Groulx. Lors de son témoignage, en réaction à cette campagne, il choisit une citation du chanoine Groulx qui est élogieuse du peuple juif et invite les Québécois à suivre leur exemple :

Durant le même témoignage, il ajoute : Le témoignage de Michaud a servi de base à une motion de blâme adoptée à l'unanimité et sans débat par l'Assemblée nationale du Québec le , provoquant une crise importante au sein du Parti québécois entre les défenseurs et les détracteurs de Michaud.

Libellé de la motion

Motion de blâme adoptée à l'Assemblée nationale, le

M. Bergman : M. le Président, une motion sans préavis.

Signé du député libéral de D'Arcy-McGee, Lawrence S. Bergman (parti libéral du Québec) et du député péquiste de Sainte-Marie–Saint-Jacques, André Boulerice.

Suites

Excuses

En , sur une initiative de Paul Bégin, 19 députés cosignent et envoient une lettre à Michaud, présentant des .. Cette lettre porte à 25 le nombre de députés ayant dit regretter le geste, dont notamment Louise Beaudoin, André Boisclair, Bernard Landry, Joseph Facal et Pauline Marois, bien que cette dernière ne se soit pas excusée.

En , un total de 51 députés péquistes ont exprimé leurs regrets ou excuses concernant l'affaire Michaud...

En , Yves Michaud a lancé une publicité dans le journal Le Devoir afin de dénoncer les candidats électoraux n'ayant pas encore présenté d'excuses. Le Directeur Général des Élections (DGEQ) l'a sommé d'arrêter puisqu'il enfreignait la Loi électorale. En , le DGEQ intente une poursuite contre Yves Michaud, lequel a promis de plaider non coupable et de poursuivre le DGEQ en retour..

En définitive, Yves Michaud a été acquitté en appel des accusations.

Notes et références

Annexes Articles connexes Yves Michaud Motion de blâme Commentaire loyal

Liens externes Pour qu'il n'y ait plus d'affaire Michaud, lettre de Bernard Landry, Le Devoir, 2006-10-13. Victor Teboul, Affaire Michaud. La tolérance et ce qu'elle implique, Le Devoir, , p. A9. Reproduit intégralement dans Victor Teboul, L'affaire Michaud et les Juifs. Les indépendantistes apprendront-ils de leurs erreurs ?

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