Melancholia est un poème de Victor Hugo, écrit en à Paris et paru en 1856 dans le recueil Les Contemplations. Dans ce poème en alexandrins, Victor Hugo dépeint la société de son époque dans une succession de tableaux. Il y dénonce la misère, la prostitution, l'escroquerie, la diffamation, l'hypocrisie, la violence et le crime, qui dévorent le peuple ; les classes aisées, quant à elles, sont critiquées pour leur dépravation et l'insouciance qu'elles manifestent à l'égard des plus démunis. On compare souvent ce poème aux Misérables, car Victor Hugo y déplore les conditions de travail et de vie de son époque. On retrouve le personnage de Jean Valjean dans le « pauvre » qui, pour avoir volé « un pain pour nourrir sa famille », est condamné au bagne. Comme dans Les Misérables, Victor Hugo montre par ce tableau les travers de la justice et les inégalités sociales : « C'est juste, puisque l'un a tout, et l'autre rien. » L'oppression du prolétariat, également évoquée dans Les Misérables, est développée dans ce poème par l'allégorie du cheval de trait fouetté jusqu'à la mort par son propriétaire ivrogne. L'image d'une guillotine menaçante qui clôt le poème, rappelle l'aversion de Victor Hugo pour la peine de mort, qu'il n'a cessé de clamer tout au long de sa vie.
Le passage le plus connu de l'œuvre, reproduit ci-dessous, dénonce le travail dur et pénible des enfants pauvres pendant la Révolution industrielle.
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Notes et références
Liens externes
Les contemplations de Victor Hugo, lecture du poème Melancholia vers 1 à 256 (sur 336 vers en tout) pendant 17 minutes (4:32–21:18) par le comédien Robin Renucci, diffusée sur France Culture le .
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