Jules Gounon, né le à Aubenas (Ardèche), est un pilote automobile français roulant sous licence andorrane depuis 2023. Il est pilote d'usine Mercedes-AMG depuis 2021.
Vainqueur des 24 Heures de Spa à deux reprises (en 2017 et 2022), des 12 Heures de Bathurst à trois reprises (en 2020, 2022 et 2023), il a remporté deux fois consécutivement le titre en GT World Challenge Europe Endurance Cup, en 2022 et 2023. Il remporte l'Intercontinental GT Challenge en 2023.
Il a aussi remporté les 24 Heures de Daytona en catégorie GTD-Pro en 2023.
Biographie Jeunesse et débuts en karting (1994-2012) thumb|left|alt=Photographie d'un pilote automobile sur son karting, vu de trois-quarts, levant le bras droit, en signe de victoire.|Jules Gounon après sa victoire au Kart Mag Prem's en 2011. Né à Aubenas le , fils de Jean-Marc Gounon, pilote automobile, Jules Gounon grandit dans un environnement de sport automobile. Demandant un kart pour Noël dès ses huit ans, son vœu n'est pas exaucé. À 15 ans, en 2010, après de bons résultats scolaires, son père lui offre finalement son premier kart ; s'il démarre relativement tard le karting, son père lui apprend que . Pour sa première course, il obtient une deuxième place en championnat Rhône-Alpes. Le reste de l'année montre un potentiel certain, sans pouvoir le concrétiser, avec un abandon en finale du championnat de France, malgré des performances dans les manches précédentes., et une lutte pour la victoire en Coupe de France, un accrochage, qu'il considère comme son pire souvenir, et une remontée de la à la .
En 2011, Gounon termine quatrième du championnat de France FFSA. mais il obtient le titre de champion de France Rotax., ainsi que la victoire au Trophée Kart Mag Prem's.. Malgré des contacts pour des débuts en F4 française dès 2012, il préfère rester en karting. Sous contrat avec Sodikart, il est sacré champion en Rhône-Alpes, troisième en France, et termine vice-champion d'Europe, devancé pour un point pour le titre continental X30.. Quelques mois plus tard, il est sacré champion du monde X30... Il est ensuite reconnu comme par le Ministère des Sports..
Passage à la monoplace (2013-2014)
Après son titre de champion du monde de karting, Jules Gounon fait ses premiers essais en monoplace, sur une Formule 4 en .. Il décide donc de commencer sa carrière en monoplace en Formule 4 française, débutant en mai.. Après un premier podium au Mans, il obtient sa première victoire assez rapidement, sous la pluie, sur le circuit de Pau-Ville, bien que handicapé par des problèmes hydrauliques lors des essais ; de plus, il ne marque que la moitié des points, la course ayant été arrêtée avant les 75 % de la distance de la course... Après une période moins faste, Jules Gounon réalise sa meilleure manche de la saison à Magny-Cours, où il remporte les trois courses, à l'issue d'un ... À Lédenon, Gounon remporte deux nouvelles victoires, lors des courses 1 et 3... Grâce à cette belle deuxième moitié de saison, Jules Gounon est finalement sacré vice-champion de France de Formule 4, avec un total de six victoires et neuf podiums... En fin d'année, il effectue des essais sur une Formule Renault 2.0, à Barcelone et à Budapest. Il est également finaliste du Volant EuroFormula 2013, offrant une bourse de , mais ce prix revient finalement à Anthoine Hubert, champion de F4 française..
Après des essais de pré-saison difficiles avec KTR, Jules Gounon s'engage tout de même avec cette équipe en Eurocup Formula Renault 2.0 et en Formula Renault 2.0 Northern European Cup (NEC) ; le passage entre une Formule 4 et une Formule Renault 2.0 ne se fait pas sans mal pour l'Albenassien... Non seulement, les performances sont en deçà des attentes, mais Jules Gounon doit faire face à des problèmes de budget. Il ne participe qu'à deux courses en Eurocup, ne marquant aucun point.. En NEC, il se classe avec 54 points.. Jules Gounon explique ce déficit de performances par le fait qu'il n'a .. Alors que la carrière de Jules Gounon semble avoir pris un certain coup, le Français relance sa carrière en étant sacré « Espoir Porsche Carrera Cup France 2015 » devant huit autres pilotes, remportant une bourse de , et un entraînement spécialisé du pilote officiel Porsche, Patrick Pilet...
Porsche Carrera Cup France (2015) thumb|left|alt=Photographie d'une Porsche Carrera blanche et verte, vue de trois-quarts.|Jules Gounon sur sa Porsche 911 GT3 Cup lors d'une manche de Porsche Carrera Cup France en 2015. La carrière de Jules Gounon prend un virage à la suite de son titre d'Espoir Porsche Carrera Cup France 2015 : le Français rejoint l'une des équipes leader de la Porsche Carrera Cup France, Martinet by Alméras... Il remporte sa première victoire dans la compétition, au Val de Vienne, après avoir mené durant la totalité de l'épreuve., ce qui lui permet de rester aux avant-postes en championnat.. Sa fin de saison est coupée par un accident assez inhabituel avec Joffrey De Narda : les deux pilotes s'accrochent et la voiture de Gounon monte sur celle de De Narda... Touché aux vertèbres., Gounon parvient néanmoins à tenir sa place pour la dernière manche de la saison.. Finalement, avec une victoire, il termine sa première saison en Porsche Carrera Cup France à la sixième position.. En dehors de ses engagements en Porsche Carrera Cup France, Jules Gounon participe également avec son père Jean-Marc Gounon, aux 24 Heures de Daytona Classic ; il termine deuxième du groupe B, et premier des GT... En fin d'année, Jules Gounon est annoncé sur la liste des engagés des 24 Heures de Dubaï dans le baquet d'une BMW M235i Racing Cup exploitée par Sorg Motorsport. En compagnie de Pierre Martinet, Olivier Baron et Luca Cima (initialement Romain Brandela), Gounon fait ses débuts en endurance... Le , lors des qualifications, il boucle quatre tours de piste au volant de la BMW, mais une sortie de piste de Luca Cima oblige l'équipage à déclarer forfait pour la course..
Arrivée en GT et premières victoires (2016-2017) Saison 2016 : révélation en Allemagne En , Jules Gounon participe à ses premiers essais avec Callaway Competition sur des GT3 dans le cadre des ADAC GT Masters à Oschersleben.. Il revient alors de blessure, ayant été opéré des jambes et alité pendant un mois.. Il s'y distingue particulièrement et y est confirmé pour la saison entière.. Toujours au mois d'avril, parallèlement à son programme en ADAC GT Masters, Jules Gounon est pilote titulaire en Blancpain GT Series Endurance Cup au sein de l'écurie Konrad Motorsport où il pilote la Lamborghini Huracán GT3 en compagnie de Christopher Zöchling et Christopher Brück... Il ne franchit pas la ligne d'arrivée au terme de la course et perd un point sur son permis pour avoir commis un excès de vitesse dans la voie des stands... Début mai, lors de la deuxième manche du championnat sur le Sachsenring, Jules Gounon s'impose avec son coéquipier Daniel Keilwitz... Sur le Lausitzring, il remporte sa deuxième victoire de la saison.. Sur le Red Bull Ring, Jules Gounon termine sur les podiums des deux courses et profite du déclassement du vainqueur initial de la deuxième course pour s'octroyer sa troisième victoire de la saison et prendre la tête du championnat.
Pendant la deuxième moitié de saison, il ne retrouve pas le chemin du podium, mais reste en lutte pour le titre jusqu'à la dernière course. Lors de la dernière course, sur le Hockenheimring, il perd le contrôle de sa Corvette avant le virage et s'encastre violemment contre le mur intérieur. Transféré au centre médical du circuit, , il souffre finalement d'une jambe cassée ; il déclare : . Il termine finalement troisième du championnat (meilleur débutant) avec son coéquipier Daniel Keilwitz, avec trois victoires en quatorze courses.
Saison 2017 : victoire aux 24 Heures de Spa et titre en ADAC GT Masters Au début de l'année, Jules Gounon signe avec Land Motorsport, avec plusieurs de ses rivaux en ADAC GT Masters, pour disputer les 24 Heures de Daytona. Il se montre en lutte pour la victoire durant toute l'épreuve, avant de finir deuxième de la catégorie GTD. Fin mars, il signe avec AKKA-ASP pour disputer les Blancpain Endurance Series dans la catégorie Pro-Am Cup, et avec Callaway Cars pour les ADAC GT Masters. Dans ce championnat, après des premières courses infructueuses, avec son copilote Daniel Keilwitz, il retrouve la victoire sur le Red Bull Ring, et prend la tête du championnat. À Zandvoort, en l'absence de Keilwitz, blessé, remplacé par Renger Van der Zande, il remporte sa deuxième victoire et accroît son avance dans le championnat ADAC GT Masters. En Blancpain Series, après deux podiums dans la catégorie Pro-Am Cup, Jules Gounon signe son premier contrat de pilote d'usine officiel avec Audi Sport Saintéloc Racing, à l'occasion des 24 Heures de Spa, qu'il dispute sur une Audi R8 LMS, aux côtés de Markus Winkelhock et Christopher Haase. Sur l'Audi R8 LMS, à l'issue d'une édition très serrée, où six équipages terminent dans le même tour de la course de 24 heures, il s'impose avec ses deux copilotes allemands, remportant la plus grande victoire de sa carrière jusque-là, à l'âge de 22 ans. De retour en ADAC GT Masters, au Nürburgring, il trouve un nouveau copilote en la personne d'Albert Costa.
Après deux manches non réussies au Nürburgring et au Sachsenring, il retrouve la victoire lors de l'avant-dernière course de la saison sur le Hockenheimring, lui permettant d'être sacré champion des ADAC GT Masters, pour sa deuxième saison dans la discipline.
Pilote chez Bentley (2018-2020) Premières courses (2018) En , Jules Gounon devient pilote d'usine de Bentley Motorsport, remplaçant Oliver Jarvis, dans le cadre de la Blancpain GT Series Endurance Cup et de l'Intercontinental GT Challenge. Il a pour copilotes les Britanniques Steven Kane et Guy Smith. Il participe en début d'année aux 12 Heures de Bathurst, où il pointe un temps en deuxième position, avant de souffrir de divers problèmes mécaniques et de terminer seizième, sixième de sa catégorie. Bentley engage une nouvelle Bentley Continental GT3 pour la Blancpain Endurance Cup. Après deux premières courses non concluantes, son coéquipier Guy Smith, après 17 ans chez Bentley, décide de partir, et est remplacé par Jordan Pepper. Aux 1 000 kilomètres du Castellet, Jules Gounon se bat pour la victoire jusqu'au dernier tour, mais, handicapé par un problème de capot moteur, il est battu de justesse par la Lexus d'Albert Costa, ce qui représente son premier podium de la saison. Revenant aux 24 Heures de Spa un an après sa victoire, cette fois en tant que pilote officiel Bentley, il doit faire face à treize constructeurs différents sur cette épreuve. À quelques heures de la fin de course, la Bentley de Gounon doit abandonner après une fuite du liquide de refroidissement et un problème de disque de frein à l'arrière. En août, il effectue sa première participation en Super GT, le championnat japonais de GT, pour les 500 miles de Fuji. Il fait équipe chez EIcars Bentley avec Yuji Ide et Ryohei Sakaguchi, pilotes réguliers du championnat. Habituée aux pneus Pirelli en Blancpain Cup, la Bentley est équipée de pneus Yokohama, et se montre beaucoup moins à l'aise dans ce championnat. Jules Gounon contribue néanmoins à l'obtention d'une treizième place, ce qui est le meilleur résultat de la saison de l'équipe en Super GT.
Victoire aux 1 000 kilomètres du Castellet et premières 24 Heures du Mans (2019) thumb|left|alt=Photographie de cinq hommes sur un podium, vus de face, levant leurs trophées, dans la nuit.|Jules Gounon et ses coéquipiers remportent la première victoire de Bentley avec sa nouvelle voiture lors des 1 000 kilomètres du Castellet.