Un est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit sur une partie de l'Indre et sur une commune de Loir-et-Cher, en Centre-Val de Loire.

Il existe en vins blancs (60 % de la production en moyenne de 2022 à 2024), rouges (31 %) et rosés (9 %). Il est rattaché (par proximité) au vignoble de Touraine, dans la région viticole de la vallée de la Loire. La superficie de vignes représente (moyenne 2022-2024), avec comme cépages principaux le sauvignon pour les vins blancs, le côt (malbec), le gamay et le pinot noir pour les vins rouges et les vins rosés.

Histoire Des écrits datant de 965 mentionnent la présence de vignes à Valençay.. Le prince de Talleyrand fait connaître les vins de Valençay pendant des dîners au château de Valençay. La crise du phylloxéra touche durement le vignoble à la fin du .

L'enjambeur apparaît dans les années 1960-1970 et remplace le cheval. Classé en AOVDQS en 1970. Les techniques en viticulture et œnologie ont bien évolué depuis 50 ans (vendange en vert, table de triage, cuve en inox, pressoir électrique puis pneumatique, etc.). L'appellation d'origine contrôlée est obtenue le pour les vins. et en 1998 pour les fromages.. Le cahier des charges de l'appellation a été modifié en , homologué par l'arrêté du publié au JORF du ., puis en , homologué par l'arrêté du publié au JORF du ..

Vignoble Aire d'appellation

vignette|alt=Les vignobles du Berry.|Les vignobles du Berry.

L'aire d'appellation est située sur douze communes et deux départements (Indre et Loir-et-Cher), dans le Boischaut Nord, à la limite entre le Berry et la Touraine méridionale. Ces communes sont : dans l'Indre : Chabris, Fontguenand, Luçay-le-Mâle, Lye, Menetou-sur-Nahon, Poulaines, Valençay, Val-Fouzon (pour le seul territoire des communes déléguées de Parpeçay et Varennes-sur-Fouzon), La Vernelle, Veuil et Villentrois-Faverolles-en-Berry ; dans le Loir-et-Cher : Selles-sur-Cher.

Géologie et orographie La zone géographique de l'appellation forme un plateau entaillé de petites vallées dont les cours d’eau s’écoulent vers le nord, certains rejoignant le val du Fouzon, parallèle à celui du Cher.

Le paysage est fermé, marqué par des petits boisements, des restes de bocage et le massif forestier de Valençay. Les vignes se situent surtout sur les rebords du plateau dégagés par l’érosion et sur de petites éminences.

Les sols sont principalement composés d'argiles à silex. mais il y a aussi des terres sablo-graveleuses et des argiles à cosses., ils se répartissent en trois ensembles :

au sud : des craies tendres du Turonien, où se trouvent des rendzines et sols bruns calcaires ; des argiles à silex du Crétacé supérieur, avec des sols bruns lessivés ou d’érosion ; au sud‑est : des matériaux argilo‑sableux de l’Éocène détritique, parfois très caillouteux ; au nord, vers les vallées du Cher et du Fouzon : calcaires lacustres du Berry et de Beauce (Éocène–Aquitanien) → rendzines et sols bruns calcaires ; plus ponctuellement : formations argilo‑sableuses de Sologne (Burdigalien).

Climatologie C'est un climat tempéré d'influence océanique dégradé par celle continentale. La station météorologique de l'aéroport de Bourges (à d'altitude : ). fournit les moyennes suivantes :

Encépagement Les vins blancs ont le sauvignon B Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. .comme cépage principal minimum 70 % de l'encépagement). Les cépages accessoires sont le chardonnay B, l'orbois B, et le sauvignon gris G, qui peuvent entrer dans l'assemblage, sans contrainte de proportion (avec un maximum de 30%).

Les vins rouges sont des vins d'assemblage, devant inclure le gamay N (de 30 % à 60 %), le cot N, aussi appelé malbec (minimum 10%) et le pinot noir N (minimum 10 %), qui sont les cépages principaux. Le cabernet franc N (cépage accessoire) est autorisé pour un maximum de 20 % de l'encépagement.

Les vins rosés ont les mêmes règles d'encépagement que les vins rouges et admettent également le pineau d’Aunis N pour un maximum de 30 % de l'encépagement.

Méthodes culturales Travail manuel Ce travail commence par la taille. Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations. Éventuellement des plantations de greffes. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements.. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. Pour finir, avec le travail manuel à la vigne, se réalise l'étape importante des vendanges.

Travail mécanique L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments ; de trou fait à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants ; de labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes. De désherbage. De plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.). De plusieurs rognages consistant à recéper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage. Des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.

Rendements Les rendements pour les vins rouges et rosés sont de 55 hectolitres par hectare pour le rendement de base et 65 hectolitres par hectare pour le rendement butoir. Pour les vins blancs, le rendement de base se situe à 60 hectolitres par hectare et 68 hectolitres par hectare pour le rendement butoir relatif aux appellations d'origine contrôlées « Reuilly », « Sancerre », « Quincy », « Coteaux du Giennois », « Menetou-Salon », « Pouilly-Fumé » ou « Blanc Fumé de Pouilly », « Pouilly-sur-Loire », « Jurançon », « Gaillac » et « Gaillac premières côtes »..

Vins

Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont : Année valençay blanc valençay rougevalençay rosé superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha) superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)superficie (ha) production (hl) rendement (hl/ha)2022 118 6 579 56 76 3 774 49 18 1 009 562023 122 7 518 62 76 3 741 49 20 1 155 582024 128 5 149 40 70 2 411 34 17 635 37

Titres alcoométriques volumiques Le titre alcoométrique volumique de ce vin est de 10,5 % au minimum et de 13 % volume au maximum.

Vinification et élevage Voici les méthodes générales de vinification pour cette appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs, négociants et caves coopératives.

Vinification en blanc vignette|alt=Le pressoir pneumatique servant au pressurage en 1998.|Le pressoir pneumatique servant au pressurage en 1998.

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés). La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique puis l'élevage est réalisée en Fûts ou en cuves. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides. La mise en bouteille clôture l'opération.

Vinification en rouge

La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est parfois triée, soit à la vigne soit à la cave avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments du raisin. L'extraction se faisait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation. Plus couramment, l'extraction est conduite aussi par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées, avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée. À l'issue de la fermentation alcoolique suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule après mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage. L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (6 à 24 mois) puis le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Vinification en rosé

La récolte est manuelle ou mécanique. Deux méthodes sont utilisées avec soit le pressurage (rosé de pressurage), soit une mise en cuve de la vendange pour un début de macération : c'est la saignée (rosé de saignée), effectuée avec le tirage du jus de la cuve. La fermentation alcoolique se passe en cuve comme pour le blanc avec suivi de température, chaptalisation, etc. La fermentation malolactique suit généralement. L'élevage se passe en cuve, parfois en fût. Enfin, le vin est filtré et mis en bouteille.

Terroir et vins Les sols d'argiles à silex, sablo-graveleux et d'argiles à cosses donnent des vins blancs qui ont des arômes d’agrumes, de fleurs blanches, de fruits exotiques, de miel et genêt, avec une bouche fraiche et équilibré. ; des vins rouges qui ont des arômes de fruits rouges et d’épice avec une structure harmonieuse ; des vins rosés qui ont des arômes de pain d'épices, de fleur et de poivre qui sont souple, frais et structuré.

Gastronomie, garde et température de service Les vins rouges s'accordent bien avec des grillades, de la charcuterie... Ils se gardent entre 2 et 4 ans et se servent vers 14 degrés.

Les vins blancs accompagnent des poissons, des crustacés, des fruits de mer, des fromages de chèvre... Leur durée de garde est d'environ 2 ans et ils se servent entre 8 et 10 degrés.

Les vins rosés s'accordent avec de la charcuterie, des viandes blanches, de la cuisine exotique... Ils se gardent entre 1 et 2 ans et se servent aux alentours de 8 à 10 degrés.

Économie Commercialisation La commercialisation de cette appellation se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation, dans les cafés-hôtels-restaurants (C.H.R.), dans les grandes et moyennes surfaces (G.M.S.).

Structure des exploitations Il existe des domaines de tailles différentes. Ces domaines mettent tout ou une partie de leurs propres vins en bouteilles et s'occupent aussi de le vendre. Les autres, ainsi que ceux qui ne vendent pas tous leurs vins en bouteilles, les vendent aux maisons de négoce.

Les caves coopératives et leurs apporteurs sont des vignerons. Ces derniers peuvent leur amener leurs récoltes, ou bien la cave coopérative vendange elle-même (machine à vendanger en général).