Biographie
Première Guerre mondiale et entre-deux-guerres Claudius Billon est né le à Archives municipales de Lyon, arrondissement, année 1896, acte de naissance , cote 2E1741.
Au début de la Première Guerre mondiale, très marqué par la mort de son frère aîné, tué au combat, il s'engage comme fantassin.
En 1916, à , il combat à Verdun, où il est grièvement blessé.
En 1917, il rejoint l'Armée de l'air et devient pilote militaireCependant, c'est en 1928 seulement qu'a lieu la création de l'Armée de l'air..
En , il se marie avec sa marraine de guerreDont il a un fils. En 1944, en Aveyron, son fils est tué dans les combats du maquis..
En 1933, il est nommé sous-lieutenant ; en 1936, lieutenant. En 1939, il est promu au grade de capitaine.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Claudius Billon, officier de carrière, aviateur confirmé, est pilote de chasse.
Résistance Le , à l'aérodrome de Bron, il est affecté au Groupe régional de chasse numéro 562.
Du au , à Bron, il commande une escadrille du Groupe de chasse III/9.
En Région R1Jusqu'en , la Région R1 compte onze départements (à partir de cette date, le département de la Haute-Loire passe en Région R6)., très tôt engagé dans la Résistance, le capitaine Billon travaille d'abord avec le groupe du « Coq enchaîné » pour sélectionner des terrains de parachutage.
Le , à Blyes, dans l'Ain, Claudius Billon fait partie des membres organisateurs présents ne mentionne pas la présence de Claudius Billon lors de ce parachutage. Il précise seulement que ce premier parachutage a été organisé par Marcel Claeys. - du Coq enchaîné et de Combat ne mentionne pas que ce parachutage ait été fait au profit du mouvement Combat. Peut-être y a-t-il ici confusion avec les activités ultérieures de Claudius Billon au sein de l'Armée secrète ? Le seul lien direct mentionné par () entre Le Coq enchaîné et Combat concerne l'aide apportée à Combat par Henri Chevallier, imprimeur du Coq enchaîné (contact établi avec Demachy, de Combat). - qui réceptionnent le premier parachutage d'armes dans la Région.
Sous l'autorité de Marcel Peck, le capitaine Billon organise et dirige les groupes paramilitaires de Combat, qui sont dénommés Armée secrète de Combat (Henri Frenay ayant donné le nom d'AS à l'ensemble de cette formation).
Le , à Lyon, première rencontre entre Jean Moulin et le général Charles Delestraint. À l'issue de cet entretien, Jean Moulin fait immédiatement mettre à la disposition du général les trois chefs régionaux des formations paramilitaires des grands mouvements de la zone Sud.
Dans la clandestinité, le choix est simple et rapide : le général Delestraint désigne aussitôt le capitaine Claudius Billon comme chef régional de la nouvelle Armée secrèteClaudius Billon est choisi de préférence au deux autres chefs paramilitaires, celui de Libération-Sud, sans véritable formation militaire et bien jeune, et celui de Franc-Tireur, peu connu. qui, en Région R1, réunit les formations paramilitaires des trois grands mouvements.
Charles Delestraint est placé par le général de Gaulle à la tête de l'Armée secrète - et, en zone Sud, la nouvelle AS est directement placée sous les ordres du général Delestraint.
Dès , dans la clandestinité la plus complète, le capitaine Billon forme l'état-major de l'Armée secrète de R1 (le capitaine Albert Chambonnet en fait partie). Dès lors, il lui incombe naturellement de choisir les chefs départementaux de l'AS pour R1 ; nommés par Cl. Billon, ceux-ci reçoivent peu après l'investiture du général Delestraint. Parmi eux, un seul est directement nommé par le général Delestraint : R. Fornier, pour le département de l'Ain.
Arrestation Le , Claudius Billon est arrêté lors d'un rendez-vous avec son adjoint, Pierre Lavergne place Raspail à Lyon. Leur arrestation est opérée par Hugo Geissler, Kommandeur de la Sicherheitspolizei et du SD à Vichy, et ses hommes. Emmené à Vichy, il fait croire qu'il a un rendez-vous place de la Comédie avec un complice, faisant semblant de collaborer avec la police. Une fois sur place le , il fait mine d'attendre, puis arrive à s'enfuir par les traboules en passant par La Croix-Rousse.
Dénoncé, il est à nouveau arrêté le , rue Garibaldi chez un ami avec un agent de liaison. Renvoyé à Vichy, boulevard des États-Unis, où il est détenu avec Salvatelli, il se suicide le . Selon d’autres sources, il se serait suicidé en prison à Saint-Étienne à la même dateSalvatelli Alfred, Un homme enchaîné s'évade, Bourg, Nouvelles éd. Debresse, 1959, p. 135..
Des sources signalent enfin qu’il fut déporté, en marge de son acte de naissance il est porté qu’il est décédé en Allemagne le , décès enregistré à la mairie du IIIe arr. de Lyon le . Cependant il ne figure pas dans le Livre mémorial élaboré sous l’égide de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
Il est déclaré « Mort pour la France » à la suite de son décès survenu en Allemagne le .
Distinctions
(décret du 11 mars 1947)
Hommages Lyon, , 20, rue Vauban. Secrétariat régional du mouvement Combat, dans l'un des appartements de l'immeuble. Sur l'imposte vitrée de la porte de l'immeuble, quatre noms sont gravés, dont celui du capitaine Billon.
vignette|Plaque du square Billon à Lyon. Lyon, , angle boulevard des Belges - avenue Anatole-France - rue Tronchet, à proximité du Lycée du Parc. Square Capitaine Billon.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Alban Vistel, La nuit sans ombre, Paris, Fayard, 1970, 637 pages. Raymond Aubrac, Où la mémoire s'attarde, Paris, Odile Jacob, 1996, 375 pages, , . . . , , . Siegfried Grundmann, Eugène Martres, Hugo Geissler, vom Dresdner SA-Mann zum Kommandeur der Sicherheitspolizei und des SD in Vichy, Berlin, Nora, 2012, . , . .
Liens externes . .
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