La deuxième bataille d'Azaz a lieu lors de la guerre civile syrienne. Elle oppose les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant aux rebelles de la Brigade de la Tempête du Nord et s'achève par la victoire des premiers qui prennent le contrôle de la ville d'Azaz.

Prélude Située au nord-ouest d'Alep, près de la frontière turque, la ville d'Azaz est tenue par l'Armée syrienne libre (ASL) depuis le , date de la fin d'une première bataille contre les forces du régime syrien. La ville est alors contrôlée par la Brigade de la Tempête du Nord, un groupe de l'ASL. Le , celle-ci accueille pendant quelques heures à Azaz le sénateur américain John McCain, qui rencontre le général Selim Idriss, commandant en chef de l'Armée syrienne libre.

Cependant en , l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) fait son apparition en Syrie avec le ralliement d'une partie des combattants du Front al-Nosra. En , l'EIIL commence à s'implanter à Azaz et dans sa région. Non loin de cette ville, les djihadistes participent notamment au siège de l'aéroport de Menagh et jouent un rôle important dans la prise de cette base aérienne, le . En revanche, la Brigade de la Tempête du Nord apparaît affaiblie après cette longue bataille, où elle perd notamment son chef, Amar al-Dadikhi, mortellement blessé en .

À l'été 2013, les relations entre la Brigade de la Tempête du Nord et l'État islamique en Irak et au Levant deviennent de plus en plus tendues. Les djihadistes n'oublient pas la visite de John McCain en et nourrissent de fortes suspicions contre le groupe de l'ASL. À la mi-septembre, un médecin allemand escorté par les hommes de l'ASL est découvert en train de prendre des photos près des bâtiments habités par les cadres de l'EIIL. Pour le chercheur Romain Caillet, le est atteint : l'EIIL est désormais persuadé d'être espionné par les Américains avec la complicité de la brigade de l'ASL. Deux semaines plus tard, les djihadistes adressent un ultimatum à la brigade Tempête du Nord : ils exigent la remise des armes et l'allégeance de ses combattants à leur , Abou Bakr al-Baghdadi. Les rebelles refusent.

Déroulement Le , les combats éclatent entre l'EIIL et la Brigade de la Tempête du Nord. Les forces djihadistes ont l'avantage et prennent la ville

Le , l'EIIL et la Brigade de la Tempête du Nord concluent un accord de trêve avec la médiation de la Liwa al-Tawhid qui a envoyé des hommes à Azaz pour s'interposer entre les belligérants. Les deux camps s'accordent à mettre fin aux hostilités, à libérer les prisonniers et à restituer les biens saisis.

Mais le , les hostilités reprennent et les rebelles de l'ASL sont définitivement expulsés de la ville. Ils se replient en direction d'Afrine, tenue par les Kurdes des YPG.

Suites L'État islamique en Irak et au Levant contrôle Azaz jusqu'en . Le , un conflit général éclate entre ce groupe et les autres factions rebelles, exaspérées par les exactions de l'EIIL et sa tendance à s'en prendre davantage aux groupes de l'opposition qu'au régime. Les djihadistes se retirent d'Azaz le . La ville passe alors sous le contrôle du Liwa al-Tawhid, de la Brigade de la Tempête du Nord et du Jabhat al-Akrad« Syrie : de l'hostilité à la guerre ouverte entre insurgés et djihadistes », Le Monde avec AFP, 11 janvier 2014..

Notes et références

Catégorie:Bataille de la guerre civile syrienne Catégorie:Bataille de 2013 Catégorie:Bataille impliquant l'État islamique Catégorie:2013 en Syrie Catégorie:Septembre 2013 Catégorie:Octobre 2013