vignette|Lieutenant porte-étendard du régiment de cuirassiers en 1860. La cavalerie belge désigne les différentes unités de cavalerie des forces armées belges depuis leur création peu après l'indépendance de la Belgique, en 1830, jusqu'à l'arrêt progressif de l'utilisation des chevaux après la Première Guerre mondiale, remplacés par des unités motorisées blindées et de reconnaissance après le second conflit planétaire.
Certaines de ces unités ont continué d'exister après la motorisation, moyennant des réformes et des fusions, comme le 1er/3e bataillon de lanciers, ou ont été reformée récemment, comme le 2e/4e régiment de lanciers en 2025.
Histoire
Période bourguignonne
Période espagnole
Période autrichienne vignette|Volontaires à cheval de Bruxelles durant la révolution brabançonne en 1789.
Lors de la révolution brabançonne, plusieurs corps de cavalerie se forment dans l'armée des patriotes des États belgiques unis, parmi eux : Les Dragons de Flandre Les Dragons de Namur Les Dragons de Tongerloo Les Hussards de Tongerloo Les Volontaires à cheval de Bruxelles
Période française
De 1809 à 1812 les neufs « départements réunis », reprenant à peu près les futures frontières de la Belgique, fournissent un peu plus de incorporés dans une douzaine de régiments. Après la fin du Premier Empire français et la dissolution de la Grande Armée à la suite de la Première abdication de Napoléon Ier le , la plupart de ces Belges sont renvoyés dans leurs foyers en car considérés comme « étrangers » au royaume de France rétabli.
La période néerlandaise vignette|Hussard néerlandais du , en garnison à Mons.
Après la période française de l'historie de la Belgique, suit l'incorporation des Pays-Bas méridionaux au Royaume uni des Pays-Bas de Guillaume d'Orange-Nassau. Le une numérotation unique est mise en place dans les régiments de cavalerie des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas. Parmi ceux issus du sud du royaume figurent : le régiment de dragons légers avec 450 cavaliers. le de hussards avec 449 cavaliers. le de carabiniers à cheval avec 322 cavaliersW. Brabant, La cavalerie belge au fil des siècles, Éditions du Perron, 2014, .
Ces trois régiments combattront les français à la bataille de Waterloo avec des pertes respectives (tués, blessés, disparus) de 158, 279 et 156 hommes.
En 1816 le de carabiniers devient le de cuirassiers et en 1818 est constitué le de lanciers, tous deux casernés dans le sud du royaume.
Belgique indépendante De 1830 à 1838 vignette|Déroute de la cavalerie des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas dans la rue de Flandre, au début des Quatre Jours de Bruxelles, durant la révolution belge. vignette|Hussard du régiment vers 1830. Lorsque la révolution belge se déclenche, de nombreux cavaliers belges des forces armées du Royaume uni des Pays-Bas désertent et se rallient aux combattants volontaires qui s'engagent dans la guerre belgo-néerlandaise. Après la déclaration d'indépendance du le Gouvernement provisoire de Belgique crée deux régiments de chasseurs à cheval, deux régiments de lanciers et un régiment de cuirassiers. Par exemple le des lanciers est constitué sur base d'éléments belges des , régiments de dragons et Lanciers néerlandais.
En 1833 est créé un régiment des guides, et en 1836 un de cuirassiers.
L'armement des cavaliers est constitué : du sabre courbe modèle 1822 pour tous; sauf pour les cuirassiers dotés du sabre droit et d'une cuirasse fabriquée à Liège; d'un mousqueton et/ou d'un pistolet à percussion; d'une lance en frêne avec flamme tricolore pour les lanciers.
De 1839 à 1870 À partir de , la cavalerie sur pied de paix se présente comme suit : Division decavalerie légère à cheval (Mons)un escadron (Charleroi) à cheval (Tournai)deux escadrons (Bruges) (Louvain)un escadron (Bruges) (Namur)Division decavalerie lourdeguides (Bruxelles) (Malines) (Gand)
En 1863 le gouvernement décide de transformer les deux régiments de cuirassiers en et de lanciers, et de revoir l'affectation des garnisons comme suit : division (Mons) (Tournai)guides (Bruxelles) division (Gand) (Bruges) à cheval (Louvain) à cheval (Namur)
De 1871 à 1914
En 1873 un de guides est créé à Leuze.
L'armement des cavaliers est constitué : du sabre courbe modèle 1822; d'un revolver calibre remplacé ultérieurement par un pistolet automatique Browning FN, modèle 1900, de calibre pour les officiers et sous-officiers; d'une carabine Comblain de calibre remplacée en 1894 par une carabine à répétition Mauser 1889 de calibre ; à partir de 1896, d'une lance en bambou de pour les lanciers et les guides.
En un service militaire obligatoire et généralisé est voté, d'une durée de 2 ans à la cavalerie. Fin 1913 sont constitués un de chasseurs à cheval à Louvain et un de lanciers à Malines. Paradoxalement il n'existe pas de de chasseurs à cheval.
Début l'armée belge dispose donc de 10 régiments de cavalerie soit 5860 cavaliers à effectifs completsW. Brabant, La cavalerie belge au fil des siècles, Éditions du Perron, 2014, .
La cavalerie entre en guerre avec des uniformes à l'ancienne : pantalon amarante, veste verte et bonnet à poils d'ours chez les guides; pantalon gris, veste bleue et shako (chasseurs à cheval) ou chapska (lanciers); Ces uniformes trop voyants seront remplacés par une tenue kaki en et un casque Adrian peu après.
Le premier militaire belge tué le sera le cavalier Fonck du de lanciers abattu vers près de Thimister.
Unites
1er régiment de guides (Belgique) 2e régiment de lanciers (Belgique) 4e régiment de lanciers (Belgique) 5e régiment de lanciers (Belgique) Escorte royale à cheval
Faits d'armes vignette|Charge des lanciers à Liège au début de la Première Guerre mondiale en 1914
Bataille des casques d'argent () Charge de Burkel ()
Voir aussi
Articles connexes Histoire militaire de la Belgique Rôle du cheval dans la guerre
Bibliographie
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Liens externes Lanciers Cavalerie 2014-18 La cavalerie belge capture un sous-marin allemand
Notes et références
Catégorie:Cavalerie belge