Le Mali est un pays situé au cœur de l'Afrique de l'Ouest et entre les et degrés de latitude nord et entre le degré de longitude est et le de longitude ouest et couvre une superficie de . Il partage de frontières avec sept pays limitrophes : l’Algérie au nord-est, le Niger et le Burkina Faso à l’est, la Côte d'Ivoire, la Guinée au sud, la Mauritanie au nord-ouest et le Sénégal à l’ouest.
La population, s’élevant à environ d’habitants en 2012, est essentiellement rurale. Les principales villes sont Bamako, la capitale, Kati, Kayes, Koulikoro, Ségou, Mopti, Sikasso, Tombouctou, Gao et Kidal.
Géographie physique Relief thumb|left|Mont Hombori Le Mali est un pays plat légèrement vallonné, avec des altitudes généralement comprises entre 250 et , plus largement de à la sortie du fleuve Sénégal à au mont Hombori Tondo, point culminant du Mali. Quatre grands ensembles composent le relief : les plateaux gréseux soudano-sahélien (plateau mandingue, falaise de Bandiagara et monts Hombori), collines et plaines soudano-sahéliennes, delta intérieur du Niger et le massif de l’Adrar des Ifoghas avec ses ergs et ses hauteurs.
Le plateau mandingue s’étend du nord du fleuve Niger jusqu’à la frontière avec le Sénégal et culmine à . La moitié nord, limitrophe de la Mauritanie, forme la plus grande partie du bassin de Taoudeni. La région de Tombouctou, qui se rattache à ce bassin, est l'une des plus arides du globe.
Le plateau de Koutiala s’étend du sud du cours supérieur du fleuve Niger à la frontière du Burkina Faso. Il culmine au niveau de la falaise de Bandiagara à . À l’est, il est prolongé par plusieurs buttes résiduelles dont les monts Hombori et le Hombori Tondo, point culminant du Mali avec .
Les plaines partiellement ensablées du Hodh, entre 260 et d’altitude, s’étendent au nord du plateau mandingue, à la frontière mauritanienne.
Le delta intérieur du Niger est une vaste plaine alluviale, à la confluence du fleuve Niger et du Bani.
L’Adrar des Ifoghas est une extension des massifs cristallins du Sahara central. Il culmine à d’altitude
Le Sahara occupe plus de la moitié nord du territoire malien, et est en grande partie habité par des peuples d'origine touareg.
Il y a , le Sahara connaissait plusieurs réseaux hydrographiques : le bassin d’Arouane, relié au fleuve Niger au niveau de Tombouctou, comprenant un delta intérieur de ; la vallée du Tilemsi, provenant de l’Adrar des Iforas et se jetant dans le Niger à Gao ; le bassin de l’Azaouak.
Climat Le nord du Mali se situe entièrement dans la zone torride, et est par conséquent une des régions les plus chaudes de la planète. L'équateur thermique, ligne imaginaire reliant à chaque longitude les points de maxima de chaleur annuelle, soit plus ou moins 30 °C, traverse le pays. Le climat est généralement très chaud et très sec pour les trois quarts du pays, à l'exception du sud, bien plus humide.
Le grand nord du pays est désertique car totalement occupé par le Sahara, le plus grand désert chaud du monde et les précipitations moyennes annuelles sont inférieures à , et même de façon générale à 100 – . À l'extrême nord, elles sont presque nulles. Les régions centrales sont semi-désertiques car elles sont traversées par le Sahel, juste au sud du vrai désert, car elles reçoivent en moyenne moins de de pluie par an. Le sud du pays est subhumide, avec des précipitations moyennes inférieures de par an.
Si le régime pluviométrique varie énormément d'un endroit à un autre, le régime thermique est globalement uniforme, caractérisé par la constance de températures très élevées sur l'ensemble de l'année : la température moyenne annuelle dépasse partout au Mali, et les valeurs les plus élevées atteignent près de dans les régions sahéliennes. De plus, les étés sont dans l'ensemble du territoire particulièrement torrides : la température moyenne maximale du mois le plus chaud dépassant facilement .
Kayes connaît des maxima moyens supérieurs à en avril, et est surnommée la « cocotte-minute de l’Afrique » à cause de sa chaleur extrême presque constante : le thermomètre atteint parfois en effet en avril et en maiD’après . La chaleur est encore plus extrême dans le Sahara malien où se trouvent des régions figurant parmi les plus chaudes du monde pendant plusieurs mois consécutifs : la température maximale moyenne atteint déjà à Araouane en juinD’après . et arrive même à 48 °C dans la région de Taoudenni au mois de juilletD’après . À Tessalit, dans l'Adrar des Ifoghas, la moyenne des maxima dépasse 45 °C en juin.
Le Mali est un pays ensoleillé : la durée moyenne annuelle de l'insolation varie entre 2.700 h à l'extrême sud et plus de 3.800 h au nord du pays, dans le désert. OC
Géologie Quatorze régions naturelles, identifiées à partir de leurs caractéristiques géologiques et géomorphologiques, ont été recensées au Mali : l'Adrar-Timétrine, l'Aklé-Azaouad, l'Azaouak, le delta central du Niger, la Falémé, le Gondo-Mondoro, le Gourma, le Guidimagha, le Haut Bani Niger, le Hodh, le plateau de Bandiagara-Hombori, le plateau de Koutiala, le plateau Mandingue et le Tilemsi.
La géologie du Mali offre une grande variété de roches : les couches d'âge archéen et paléoprotérozoïque forment le socle d'une grande partie de l'ouest et du centre du pays ; la moitié nord est recouverte par les sédiments du bassin de Taoudeni, au centre du craton d'Afrique de l'Ouest : ce sont principalement des sédiments accumulés entre le Néoprotérozoïque et le Cambrien inférieur (reconnaissables par la triade tillites, craie à barite et chaille) d'une part, et des sédiments du Phanérozoïque d'autre part. Parmi les richesses géologique, n=il ne faut pas oublier l'or dont le Mali produit environ 50 tonnes d’or par an et se classe au troisième rang des pays africains producteurs d’or.
Hydrographie thumb|Le fleuve Niger à Koulikoro. Deux grands fleuves traversent le Mali : Le Niger qui parcourt le Mali sur . Le Bani est un de ses affluents. Le Delta central du Niger, entre Tombouctou et Léré est une vaste zone inondée après la saison des pluies. Après la décrue, la région est parsemée de lacs, comme le lac Débo et le lac Figuibine, Le Sénégal. Parmi ses affluents, on peut citer le Bafing, le Baoulé et la Falémé.
D'après AquastatAquastat - Ressources en eau du Mali , la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de , soit pour une superficie de , un volume de précipitations annuelles de que l'on peut arrondir à 350 (France métropolitaine ).
De ce volume précipité, l'évapotranspiration et les infiltrations consomment quelque . Restent de ressources d'eau superficielle produites sur le territoire du pays (en interne). De plus une quantité renouvelable de d'eau souterraine est produite chaque année, en interne également.
À ces ressources de produites en interne, il faut ajouter d'eau produits à l'étranger et qui font partie des ressources utilisables du pays, une fois la frontière franchie. Il s'agit d'une part des débits apportés de Guinée par le cours supérieur du fleuve Niger et ses affluents ainsi que par plusieurs cours d'eau du bassin du fleuve Sénégal, et ce à raison de environ. D'autre part, quelque en provenance de la Côte d'Ivoire constituent l'apport d'autres affluents du fleuve Niger.
Compte tenu de ces apports, les ressources totales en eau du pays se montent annuellement à quelque (), soit pour une population estimée à d'habitants en 2008, près de d'eau par habitant, ce qui - contrairement à bien des idées toutes faites - est très satisfaisant, voire élevé, en comparaison de la moyenne des pays d'Afrique voire d'Europe. À titre de comparaison, l'Allemagne ne dispose que d'un peu plus de d'eau par habitant, et la France métropolitaine de plus ou moins annuellement. Quant à l'Afrique du Sud, en 2007 sa population de d'habitants n'avait droit annuellement qu'à d'eau par personne. Le problème de l'eau au Mali n'est pas sa pénurie, mais sa répartition spatiale et temporelle, donc son stockage et son adduction.
Il faut ajouter qu'une quantité importante d'eau quitte annuellement le territoire : vers la république du Niger (il s'agit du débit du fleuve Niger à sa sortie du Mali) et 22 vers l'ensemble Mauritanie-Sénégal (débit du fleuve Sénégal), soit un total de .
Les cours d’eau sont menacés par l’ensablement, notamment dans le septentrion malien, la dégradation des berges et la pollution.
Des plaines d’inondations s’étendent le long du fleuve Niger. le delta intérieur du Niger, situé dans la zone de confluence du Niger et de son affluent le Bani, entre Diafarabé, Djenné et Tombouctou, couvre une surface maximale de , regroupant de nombreux lacs, mares et marécages. En raison de sa richesse écologique, le delta a été classé site Ramsar .
Dix-sept grands lacs sont répartis dans le septentrion, essentiellement sur la rive gauche du Niger. Les principaux sont les lacs Faguibine, Télé, Gouber, Kamango, Daoukiré, Daouna, Fati, Horo, Kabara et Débo. Plus de sont également recensées, dont moins d’un tiers sont pérennes, principalement dans le Gourma, dans les régions de Gao et Tombouctou.
Désert thumb|Photo satellite du Mali Le Sahara occupe une partie importante du territoire malien.
Il y a , le Sahara connaissait plusieurs réseaux hydrographiques : le bassin d’Arouane, relié au fleuve Niger au niveau de Tombouctou comprenant un delta intérieur de ; la vallée du Tilemsi, provenant de l’Adrar des Iforas et se jetant dans le Niger à Gao ; le bassin de l’Azaouak.
Le désert occupe environ deux tiers du territoire malien.
Biodiversité, faune et flore De par la variété des milieux naturels, la flore malienne est très diversifiée. Les botanistes G. Boudet et J.P. Lebrun ont recensé, en 1986, spontanées ligneuses, appartenant à différentes. Huit espèces sont endémiques au Mali : Maerua de waillyi, Elatine fauquei, Pteleopsis habeensis, Hibiscus pseudohirtus, Acridocarpus monodii, Gilletiodendron glandulosum, Brachystelma medusanthemum et Pandanus raynaliiG. Boudet et J.P. Lebrun, cité dans Situation générale de la diversité biologique au Mali.
Plusieurs arbres sont typiques de la végétation malienne, parmi lesquels on peut citer le baobab, le karité, le Néré, le tamarinier, le rônier ou le balazan.
La faune malienne est caractérisés par une diversité d’espèces mais un nombre réduits d’individus .
Les mammifères sont représentés par , recensées en 1989 par l’UICN. Certaines sont en voie d’extinction : l’éland de Derby, la girafe, la gazella dama l'oryx gazelle, l’Addax, le mouflon à manchettes, l'hippopotame nain, le guépard, le lycaon, le lamantin (Trichechus senegalensis), le pangolin, l'orycterope du Cap, le lion, l’éléphant, le chimpanzé, le chacal, l’hyène tachetée, le guib.
Le damalisque a disparu du Mali .
L’éléphant est en danger d’extinction au Mali et ne subsiste que dans la région du Gourma, où des recensements effectués entre 2002 et 2007 ont dénombré entre à . La sécheresse qui affecte les cours d’eau et les mares, menace les derniers éléphants. En , 21 individus sont ainsi morts assoiffés.
Plus de d’oiseaux ont été recensées au Mali, dont de nombreux oiseaux migrateurs qui viennent séjourner dans le delta intérieur du Niger.
Le long du fleuve Niger, de poissons ont été inventoriées par J. Daget en 1954J. Daget, Les poissons du Niger supérieur. Mémoire de l’Institut français d’Afrique noire, 1954 ; cité dans : Situation générale de la diversité biologique au Mali.
Plusieurs facteurs expliquent la perte de biodiversité au Mali : les sécheresses récurrentes, le défrichement et la cueillette abusive des produits forestiers, le surpâturage, les feux de brousse, le braconnage et la pêche abusive, les pollutions, l’introduction d’espèces exotiques qui viennent concurrencer les espèces spontanées ; enfin la pauvreté entraîne des comportements nuisibles à l’environnement.