thumb|Salon de 1845, Charles Baudelaire
Les Salons de Charles Baudelaire, sont des critiques des œuvres exposées lors des salons d'arts parisiens de 1845, 1846 et 1859.
Salon de 1845 vignette|300px|gauche| Haussoullier : Fontaine de Jouvence (1844), toile exposée au Salon de 1845 (collection Graham Reynolds, Londres). Influencé par les Salons de Denis Diderot, le poète français, sous le pseudonyme de Baudelaire Dufaÿs, publie, à 24 ans, le Salon de 1845. Ce Salon est une liste d'auteurs et de leurs œuvres, classés par genres : tableaux d'histoire, portraits, tableaux de genre, paysages, dessins et gravures et sculptures.
Dans l'édition commentée par André Ferran, celui-ci assure que 1933 : 7.
Baudelaire attaque la critique d'art de son époque. Il critique le manque d'impartialité des journalistes (qu'il appelle 1933 : 60) et la présence de la bourgeoisie. À son avis, 1933 : 143. Il se considère comme un guide pour le public, disant qu'1933 : 152.
Sauf Delacroix, William HaussoullierLa Fontaine de Jouvence de Haussoullier (1933 : 152) et Decamps, dans le Salon de 1845 1933 : 201. Lors de l'analyse de l'œuvre de Schnetz, Baudelaire critique son absence d'originalité et nouveauté (1933 : 159). Par rapport à Joseph Fay, il regrette que son talent ne soit pas . Lors du chapitre consacré à la peinture paysagiste, Baudelaire avoue que 1933 : 183.
Ce que Baudelaire espère lors du suivant salon est , .
Eugène Delacroix thumb|Le Sultan du Maroc entouré de sa garde et de ses officiers, Eugène Delacroix Le poète montre son admiration pour les quatre tableaux envoyés par Eugène Delacroix (La Madeleine dans le désert , Dernières paroles de Marc-Aurèle, un tableau , Une sibylle qui montre le rameau d'or et Le Sultan de Maroc entouré de sa garde et de ses officiers, dont l'harmonie devient une ). Il défend que 1933 : 144. Delacroix serait un génie à la recherche du neuf1933 : 145. Baudelaire revendique Delacroix face à Raphaël, car l'œuvre du premier saisit le , et non pas celle du peintre italien.
Salon de 1846
Dans l'édition commentée par David Kelley de l'essai concernant le salon de 1846, celui-ci assume qu'il deviendra 1975 : v. Baudelaire y conserve son attitude réprobatrice envers la critique d'art journalistique, assurant que ce sont des ingrats1975 : 144.
Lors du chapitre dédié aux portraits, Baudelaire assure que Victor Robert est 1975 : 159. Il considère que les vrais artistes sont des 1975 : 178, et non pas des produits des écoles.
Baudelaire s'adresse tout d'abord à la bourgeoisie. Étant donné le pouvoir qu'elle a dans la société (1975 : 121), l'écrivain lui reproche de ne pas supporter suffisamment l'art. , affirme Baudelaire.
Charles Baudelaire analyse le Romantisme du milieu du pour mieux encadrer les artistes dont il va parler dans le Salon. Il assure que le Romantisme se repère par le présent : 1975 : 125. Il propose la définition suivante : .
Baudelaire définit la couleur comme 1975 : 128, celui chaud et celui froid. Il définit donc les coloristes dans lesquels il inclut des artistes tels que M. Catlin, M. Devéria ou M. Boissard. Selon Baudelaire, 1975: 153.
Pour Baudelaire, la sculpture n'est qu'un art complémentaire1975 : 176.
Eugène Delacroix thumb|L'enlèvement de Rebecca, Eugène Delacroix Baudelaire considère que 1975 : 133. Comme lors du Salon de 1845, l'auteur prend la défense de Delacroix. Pour conclure, Baudelaire considère que Delacroix est 1975 : 140 car il possède la mélancolie suffisante pour peindre la douleur morale.
Horace Vernet Le poète français condamne le peintre Horace Vernet, le considérant comme « une irritation de l'épiderme français ». Il l'accuse d'être un militaire1975 : 161, voire 1975 : 161, 162. De plus, il cultive le chic, c'est-à-dire 1975 : 160, qui comporte une certaine analogie avec le poncif, id..
Salon de 1859
Le troisième Salon prend la forme d'une lettre, envoyée à M. le Directeur de la Revue Française, Jean Morel. Baudelaire condamne le peintre moderne, 1868 : 252, dont la seule volonté est celle de ressembler, à tout prix, 1868 : 253. L'érudition sert ici à 1868 : 290. Selon lui, la photographie, 1868 : 261, risque de remplacer la peinture. Tout cela a été provoqué par l'incapacité du public de concevoir 1868 : 263. Le public français est 1868 : 258.
Dans ce salon, Baudelaire défend une vision de la sculpture très différente de celle du salon de 1846. La sculpture a le pouvoir de donner 1868 : 342. Cependant, assez souvent, le manque d'imagination annule ce pouvoir. C'est le cas de ce salon, sauf quelques exceptions telles que M. Franceschi et son Andromède ou M. Hébert, dont l'ouvrage est 1868 : 353.
Malgré quelques honorables exceptions, Baudelaire fait la suivante valorisation du Salon de 1859 : 1868 : 358.
Bibliographie
Charles Baudelaire, Salon de 1859 dans Œuvres complètes de Charles Baudelaire. II . Curiosités esthétiques, Paris : Michel Lévy Frères, 1868. Charles Baudelaire, Salon de 1845. Édition critique avec introduction, notes et éclaircissements par André Ferran, Toulouse : Éditions de l'Archer, 1933. Charles Baudelaire, Salon de 1846. Texte établi et présenté par David Kelley, Oxford : Oxford University Press, 1975.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Charles Baudelaire critique d'art Salons (Diderot) Denis Diderot Alexandre-Gabriel Decamps Jean-Victor Schnetz Joseph Fay Jean-Baptiste Camille Corot Eugène Delacroix Raphaël (peintre) Salon parisien de 1859
Liens externes
https://www.academia.edu/20347555/Salons_Baudelaire_
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