Le Parti nationaliste est un parti d'extrême droite français créé le par une équipe comprenant Pierre Sidos, Dominique Venner, Jean Malardier, respectivement président, secrétaire général et trésorier du mouvementInventaire des groupements de droite et d'extrême droite à la date du 15 avril 1959., Ferdinand Ferrand, Albert Malbrun, à la suite de la dissolution de Jeune Nation le , par un décret du gouvernement Pflimlin. Reprenant la croix celtique, symbole des mouvements néofascistes d'après-guerre, il s'appuie sur des sections localesFrançois Duprat, Les mouvements d'extrême-droite depuis 1944, Les Éditions Albatros, 1972, p. 87. : Marseille, autour du général Marcel Rime-Bruneau ; Toulouse, autour de François Duprat ; Lyon, autour de René Laurencin. Jean-Charles Marchiani, un futur proche de Charles Pasqua, en fit aussi partie avant de rejoindre le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage.

Après de violentes manifestations à Alger à l'occasion de la venue du Premier ministre Michel Debré, du ministre des Armées et de l'Intérieur, le Parti nationaliste est dissous par un décret du gouvernement Debré le Joseph Algazy, La tentation néo-fasciste en France de 1944 à 1965, Paris, Fayard, 1984, p. 164.. Toutefois, son bulletin Jeune Nation put continuer à paraître. Par ailleurs, des résurgences plus ou moins bien dissimulées virent le jour : Pensée nationaliste, Action nationaliste ou encore Les Amis de Jeune NationIbid., p. 165..

Congrès Le Parti nationaliste tient son congrès constitutif aux Sociétés savantes les 6, 7 et , meeting réunissant quelque militants nationalistesFrançois Duprat, op. cit., p. 88.. Au cours de celui-ci est ratifié un programme dont les objectifs avaient été publiés deux mois auparavant dans Jeune NationJeune Nation, 11-24 décembre 1958. : « Renverser la République, c'est-à-dire le système actuel, pour instaurer l'État nationaliste » ; « Suppression des pratiques électorales : responsables et dirigeants choisis pour leurs compétences » ; « Élimination des partis, synonymes de divisions » ; « Éviction des métèques des postes politiques et économiques, c'est-à-dire des individus qui ne veulent pas se fondre dans l'ethnie française ; ils doivent avoir le statut d'étrangers » ; « Châtiment des coupables, responsables des morts inutiles depuis 1940 et de l'abandon des terres de l'Empire » ; « Sauvegarde du patrimoine national ; défense du sol de la nation, des terres conquises et reconquête politique ou militaire de territoires perdus » ; « Refonte de l'armée (...) ; lui donner les moyens de remplir sa mission guerrière et d'éducation de la jeunesse ; promotion de la valeur ; elle devra avoir, de par sa tradition et sa fonction, la place la plus haute dans la Nation » ; « Un logement pour chaque Français (...) » ; « Appropriation des entreprises mais non par les nationalisations qui ne sont qu'un collectivisme au profit de l'État » ; « Instauration d'un syndicalisme corporatif » ; « Élimination du capitalisme apatride et des revenus sans travail (intermédiaires) » ; « Instauration de l'État nationaliste en unissant et organisant en un même faisceau les activités et les forces de la nation ; cet État nouveau sera autoritaire et hiérarchisé » ; « Construction de l'Europe fondée sur la communauté de civilisation et de destin de la race blanche, « de Narvik au Cap et de Brest à Bucarest », s'opposant aux matérialismes soviétique et américain comme à la montée des peuples de couleur ».

Notes et références

Bibliographie Joseph Algazy, La tentation néo-fasciste en France de 1944 à 1965, Paris, Fayard, 1984, .

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