Johanna Friederika Henriette Katharina DavidisKarin Hockamp: „Das Leben der glücklichen Gattin und Hausfrau ist eine stete Selbstverleugnung“ – Henriette Davidis und das Frauenleben im 19. (née le à Wengern ; morte le à Dortmund) est considérée comme l'auteur de livres de cuisine allemande le plus connu.
Apport Si de nombreux livres de cuisine similaires existaient déjà à l'époque, notamment Allgemeine deutsche Kochbuch für bürgerliche Haushaltungen de Sophie Wilhelmine Scheibler dans plusieurs éditions, le Praktisches Kochbuch (Livre de cuisine pratique) de Henriette Davidis est devenu le livre de référence à la fin du et au début du , une véritable référence dans de nombreux ménages allemands. Les nombreuses copies d'occasion encore disponibles aujourd'hui montrent que les livres ont été énormément utilisés et annotés. De nombreuses familles continuent de se transmettre le Praktisches Kochbuch de génération en génération.
Cependant, le livre de cuisine n'est en réalité qu'une partie d'un programme éducatif complet conçu par Henriette Davidis pour les jeunes filles et les femmes. De l'ouvrage Puppenköchin (poupée cuisinière) pour les jeunes femmes célibataires aux ménagères responsables de leur propre foyer et du personnel de maison, les livres d'Henriette Davidis se présentaient comme des manuels et des livres de référence, offrant avis et conseils. H. Davidis était convaincue qu'être une femme au foyer est une activité exigeante en soit, une tâche pour laquelle les jeunes femmes de la classe moyenne émergente de l'époque étaient souvent mal préparées.
Henriette Davidis était, parallèlement à l'écriture de ses livres, professeur d'économie domestique, préceptrice et gouvernante. Elle n'a travaillé que plus tard comme auteur. Bien que ses livres - en particulier Praktisches Kochbuch, qui à sa mort avait déjà été réédité 20 fois - aient eu beaucoup de succès de son vivant, elle ne pouvait mener qu'une vie modeste et n'a pu emménager dans son propre appartement qu'à 74 ans. De temps en temps, l'on attribue le pseudonyme « Henriette Davidis » à Helena Clemen, mais cette dernière était en réalité une lectrice. Helena envoyait des suggestions à l'auteur, qui les utilisait ensuite1886 wurde in der Eintragsrolle Nr. 68 des Rates der Stadt Leipzig eingetragen, Helena Clemen sei die Autorin der 23. und 24. posthumen Auflage Praktischen Kochbuches, das diese unter dem Pseudonym Henriette Davidis veröffentlicht habe..
Aujourd'hui, le Musée Henriette Davidis à Wetter-Wengern met l'auteur à l'honneur avec des expositions sur des livres de cuisine et une série de publications. Le Musée du livre de recettes allemand de Westfalenpark à Dortmund lui consacre également une grande partie de sa collection. Des pièces d'une cuisinière en pierre, originaire du presbytère de Wengern, ont été emmurées avec une plaque commémorative dans la culée du pont ferroviaire datant de 1934 de la ligne de chemin de fer Witten–Schwelm, où elles peuvent encore être vues aujourd'hui. Le presbytère avait été contraint de céder la place à la construction du pontHarald Vogelsang, Das Bw Bochum-Dahlhausen und die Eisenbahn im mittleren Ruhrtal..
Biographie
Jeunesse et éducation thumb|Maison natale d'Henriette Davidis à Wengern
Henriette Davidis est née le à Wengern, dans la Westphalie occidentale, sur le Ruhr, aujourd'hui un quartier de Wetter. Henriette est la dixième des treize enfants du pasteur Ernst Heinrich Davidis et de son épouse néerlandaise Maria Katharina Litthauer. Ernst Heinrich Davidis, ordonné en 1780 à Amsterdam, a travaillé pendant neuf ans dans la ville néerlandaise de Breda en tant que pasteur de la garnison, puis est devenu pasteur adjoint à Wengern. En 1792, il a repris le pastorat.
thumb| à Schwelm. Henriette y a vécu de 1816 à 1818 avec sa sœur Elisabeth.
En 1816, après sa confirmation, Henriette quitte la maison de ses parents et emménage chez sa sœur aînée Elisabeth à Schwelm, mariée au propriétaire du domaine Martfeld. À Schwelm, Henriette Davidis fréquente l'école supérieure pour jeunes filles pendant deux ans. Elle revient en 1818 à la demeure familiale. Là aussi, elle étudie dans une école supérieure privée pour jeunes filles. Plus tard, elle déménage à Bommern chez sa sœur Albertine, pour aider à la gestion du domaine et à l'éducation des quatre enfants. À la mort de son père en 1828, elle retourne à Wengern et prend soin de sa mère, jusqu'à la mort de cette dernière en 1838. Elle s'occupe par la suite d'une dame malade en Suisse, avant de s'installer vers 1840 à Windheim.
thumb|Maison Heine : Henriette Davidis y a travaillé pendant son séjour à Sprockhövel (1841-1848). Praktisches Kochbuch y a également été publié.
De 1841 à 1848, Henriette Davidis travaille dans la maison Heine comme préceptrice dans une école de « travaux pour filles » à Sprockhövel. Pendant ce temps, le Praktisches Kochbuch est publié en 1845. Suivent en 1847 Zuverlässige und selbstgeprüfte Recepte der gewöhnlichen und feineren Küche (Recettes fiables et testées pour la cuisine ordinaire et raffinée) et en 1848, Arrangements zu kleinen und größeren Gesellschaften (Arrangements pour les petites et grandes entreprises) et Praktische Anweisung zur Bereitung des Roßfleisches (Guide pratique pour la préparation de la charcuterie), qui sera plus tard publié avec le Praktisches Kochbuch. Pour le Praktisches Kochbuch, Henriette Davidis a effectué des recherches approfondies et a rassemblé des recettes sur une longue période.
Travail en tant que professeur et auteur Après son séjour à Sprockhövel, Henriette Davidis travaille à Brême en tant préceptrice et gouvernante. En 1855, elle retourne chez sa sœur Albertine, à Bommern, où elle reste jusqu'à 1857. Pendant cette période, probablement encouragée par le succès de son livre de cuisine, elle a dû décider de publier, à côté d'un livre de cuisine pure, un ouvrage plus global sur l'économie domestique et des écrits éducatifs pour jeunes filles et femmes. Der Gemüsegarten (Le potager) est publié en 1850. Il s'agit de la première partie d'un ouvrage qu'elle prévoit d'écrire, Vollständiges Haushaltsbuch (Guide exhaustif sur le budget domestique). La même année, elle écrit également un livre inédit sur les soins médicaux, suivie en 1856 par Puppenköchin Anna (La petite poupée cuisinière Anna), en 1857 par Die Jungfrau (La Vierge) et en 1858 par Puppenmutter Anna (Anna, la mère des poupées). Cependant, le projet d'écrire un ouvrage en plusieurs volumes sur le budget domestique ne s'est jamais concrétisé. Après la publication d'un recueil de poèmes et de nouvelles, Die Hausfrau, Praktische Anleitung zur selbständigen und sparsamen Führung des Haushaltes (La Femme au foyer, le guide pratique de la gestion autonome et économique du foyer) sort en 1861 et conclut ainsi le programme éducatif conçu pour les futures maîtresses de maison.
En , elle déménage à Dortmund, où elle vit jusqu'à sa mort, tout d'abord en sous-location puis dans son propre appartement. Vers la fin de sa vie, elle peut vivre de ses publications. En plus de travailler sur Jungfrau et Hausfrau, elle révise ses œuvres antérieures, qui se sont déjà bien vendues, afin de les rééditer. À partir des années 1860, Henriette Davidis, déjà considérée à l'époque comme une figure d'autorité reconnue en matière d'entretien du foyer, écrit régulièrement pour des magazines comme Daheim, un magazine similaire à Die Gartenlaube, un hebdomadaire allemand familial illustré, destiné à un public bourgeois, et publié de 1865 à 1944. Pendant ce temps, Henriette a également publié deux autres ouvrages plus courts : Diätetik für Hausfrauen. Die Gesundheits- und Krankenpflege im Hause… (La diététique pour les femmes au foyer. Soins médicaux et de santé à la maison...) et Kraftküche von Liebig's Fleischextract für höhere und unbemittelte Verhältnisse (La cuisine de l'extrait de viande Liebig pour des proportions plus généreuses). Ce dernier a été rédigé pour une brochure publicitaire de Liebig, qui combine intelligemment la présentation des avantages de l'extrait de viande Liebig avec le « sceau d'approbation » d'Henriette Davidis, la nouvelle experte en la matière.
thumb|Tombe dans le parc Ostenfriedhof Dortmund
Henriette Davidis ne s'est jamais mariée (deux fiancés décédés, tous deux avant d'avoir pu se marier) et n'a jamais elle-même vécu la vie de femme au foyer dévouée qu'elle promeut dans ses livres. Son statut de femme qui travaille et auteur à succès la plaçait en contradiction avec ses œuvres. Toutefois, les raisons sur ce point sont difficilement déterminables aujourd'hui, en partie parce que le manuscrit de l'auteur rédigé durant l'été 1874, Erinnerungen aus meinem Leben und Wirken (Mémoires de ma vie et de mon travail) n'a jamais été publié et a été perdu. Henriette Davidis est morte le à Dortmund. Sa tombe se trouve dans le parc Ostenfriedhof Dortmund.
Différends avec les éditeurs Henriette Davidis, en tant que femme et auteur du Pratisches Kochbuch, n'est initialement pas dans une position de négociation forte face à l'éditeur Velhagen & Klasing, avec qui elle publie son premier ouvrage. Comme la plupart des auteurs, son but premier devait probablement être de faire publier son livre avant tout. Il est probable qu'elle n'ait pas été éduquée dans son enfance sur le concept du droit d'auteur, et qu'elle n'ait pas non plus été prise au sérieux en tant que partie contractante par les éditeurs. En effet, ceux-ci s'approprient le livre de cuisine pour un montant de 450 thalers et le publient sans lui accorder d'autres droits sur le texte. Plus tard, elle a reproché aux éditeurs : « Entièrement ignorante en la matière, le contrat passé avec eux était le seul envisageable(Sic!) zit. nach Methler, Methler: Biographie… S. 14. ». Même après le succès du livre, elle n'est pas impliquée et touche pour les rééditions des ouvrages des droits d'auteur peu élevés (50 thalers pour la édition, plus tard, 100 thalers, et, à partir de la édition, 200 thalers). Cependant, en 1856, Henriette Davidis est déjà plus expérimentée en la matière puisqu'elle publie Puppenkochbuch chez Grote à Dortmund, les droits reversés par Velhagen & Klasing étant trop faibles.
En 1867, lors de la publication de la édition du Praktisches Kochbuch, pour laquelle elle ne doit recevoir à nouveau que 200 thalers, un différend se déclare avec la maison d'édition : « Loyer, l'impôt, vie frugale, vêtements et d'autres dépenses ; je ne peux jamais rien mettre de côté […] pendant que vous, messieurs, récoltiez les fruits de mon dur labeur »Zit. nach Methler, Methler: Biographie… S. 16.. L'éditeur répond finalement à la plainte avec une augmentation des droits perçus à 300 thalers. Ceci est suivi par d'autres révisions, des additions et des différends sur le contenu et la présentation du livre, jusqu'à ce qu'Henriette Davidis, en , publie finalement avec les éditeurs la édition pour 1000 thalers supplémentairesZit. nach Methler, Methler: Biographie… S. 14ff..
Influence