Linsurrection de Bac Son (en vietnamien : Khởi nghĩa Bắc Sơn ) désigne l’insurrection armée perpétrée par les communistes indochinois et qui fut réprimée par l'armée française dans le , alors district de la province de Lạng Sơn du protectorat du Tonkin d’Indochine du au pendant la Seconde Guerre mondiale.

Causes

Le , impatienté par la lenteur des négociations de l’amiral français Decoux et en difficulté dans le Sud de la Chine, le général japonais Takuma Nishimura envoie un ultimatum annonçant que ses troupes entreront au Tonkin le 22 à minuit. Malgré les accords signé le , le à 21h00, la division du général Nakamura force la frontière du Tonkin et se dirige vers Lạng Sơn.

Après que 2 287http://www.anai-asso.org/NET/img/upload/1122_Bulletin19953.pdf tirailleurs indochinois aient désertés pour se réfugier dans leurs villages ou pour rejoindre la milice de l’, l’armée japonaise prend Lạng Sơn le . Des bataillons français se replient à Thái Nguyên via Điểm He (), et . Afin d’éviter une percée japonaise sur Hanoï, des bataillons français se mettent en ligne à Làng Giai (près de ) et Lang-Nac (près de Bắc Ninh) pour leur barrer la route.

L'insurrection populaire Le , des membres des tribus Tày, Yao et Nung récupèrent des armes françaises à David Marr, Vietnam 1945, University of California Press, 3 novembre 1997, , , https://books.google.com/books?id=NJ7fp3hsSEEC&printsec=frontcover&dq=vietnam+1945+marr&hl=en&sa=X&ei=3miZUfDcGI-I9ATM_4CABA&ved=0CC0Q6AEwAA#v=onepage&q=vietnam%201945%20marr&f=false. Le lendemain la direction du comité local du parti communiste des districts de - Vo Nhai appelle à l’insurrection armée.

Dans la nuit du 27 au 28, 600 insurgés armés de fusils, de machettes et de couteaux vont dans le et prennent le poste militaire de Mỏ Nhai puis .

La répression Le , le Japon et la France concluent un accord : en échange d’une occupation du Tonkin, l’armée japonaise accepte de laisser l’armée française libre. Le lendemain, des unités françaises partent de Thái Nguyên et Hanoï et reprennent Mõ Nhai, , , puis essaient de reprendre mais sans succès.

Le , du du parti communiste du Vietnam envoie rejoindre l’insurrection de Bac Son. Le , à Đơn Úy, créé un groupe armé de guérilla avec 20 personnes pour renverser le gouvernement colonial. Le , environ un millier de personnes se rassemble dans le village de Vu Lang pour reprendre Mõ Nhai. Mais un propriétaire de plantation français prévient les troupes françaises stationnées à Mõ Nhai. Celles-ci prennent un raccourci et attaquent le rassemblement.

À la fin de l'année 1940, l'insurrection de Bac Son est considérée comme totalement réprimée.

Conséquences politiques Le , le septième plénum du du parti communiste d’Indochine décide de poursuivre l'insurrection de Bac Son et de reporter celui de Cochinchine. Un groupe de 32 communistes forme l’unité de le , puis le việt Minh le .

Notes et références

Voir aussi

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