Jugon-les-Lacs est une commune du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Jugon-les-Lacs, commune créée le sous le régime juridique de la fusion-association, à la suite de la fusion des communes de Jugon, Lescouët-Jugon et Saint-Igneuc, fusionne avec Dolo le , sous le régime juridique de la commune nouvelle, pour former Jugon-les-Lacs - Commune nouvelle, renommée Jugon-les-Lacs le .
Elle fait partie des Petites Cités de Caractère et des Villages étapes.
Géographie
Localisation Situé près de l'axe Dinan - Saint-Brieuc, le village de Jugon borde un étang de , alimenté par quatre rivières, la Rosette, la Rosaie, la Rieule et le Vau Déhy. L'étang rejoint ensuite la rivière l'Arguenon, laquelle se déverse dans un premier lac de 40 ha, le Réservoir de Lorgeril, puis dans un second lac de barrage de 200 ha, la Retenue de l'Arguenon. À Plancoët, la rivière Arguenon passe en domaine maritime et se jette dans la Manche à Créhen au niveau du château du Guildo. C'est un haut lieu de pêche, labellisé Station Pêche en 2016, on y recherche les carnassiers, poissons blancs et carpes en étang et la truite fario en rivière. La Maison Pêche et Nature des Côtes d'Armor propose des animations de découverte de la pêche et de l'environnement. Le site est également réputé pour la qualité de ses randonnées pédestres et VTT, avec des parcours bien balisés et de différents niveaux de difficulté, une Station Sport Nature y propose des activités nautiques et VTT toute l'année.
Évolution du territoire De 1793 au , les communes de Jugon, Lescouët-Jugon, Saint-Igneuc et Dolo sont autonomes.
Le , Jugon-les-Lacs est créée par regroupement des communes de Jugon, Lescouët-Jugon (22125) et Saint-Igneuc (22301), sous le régime juridique de la fusion-association défini par la loi du .
Le , Jugon-les-Lacs - Commune nouvelle est créée en lieu et place des communes de Jugon-les-Lacs (22084) et de Dolo (22051), sous le régime juridique de la commune nouvelle (application de l' de la loi du 16 décembre 2010)Recueil des actes administratifs Arrêté en date du 27 novembre 2015 portant création dès le de la commune nouvelle « Jugon-les-Lacs - Commune nouvelle » constituée des communes actuelles de Jugon-les-Lacs et de Dolo.. À partir du , Jugon-les-Lacs - Commune nouvelle est renommée en Jugon-les-Lacs.
Avec l'absorption de Dolo, la superficie de Jugon-les-Lacs passe de à .
Géologie et relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Arguenon, le bras de l'Arguenon, la Rosette, la Rieule, la Rosaie, l'étang du Guillier. et le Vau Dehy...
L'Arguenon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Mené et se jette dans la Manche en limite de Saint-Cast-le-Guildo et de Saint-Jacut-de-la-Mer, après avoir traversé dix communes.. Les caractéristiques hydrologiques de l'Arguenon sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 627 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/02/1972 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..
La Rosette, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon sur la commune, après avoir traversé huit communes..
La Rieule, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette sur la commune, après avoir traversé quatre communes..
La Rosaie, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette sur la commune..
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la retenue de l'Arguenon, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Jugon, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Jugon-les-LacsLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
Urbanisme Typologie Au , Jugon-les-Lacs est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Toponymie
Le nom choisi par la commune nouvelle : « Jugon-les-Lacs-Commune nouvelle » contenait 33 caractères (les tirets et les espaces comptent) et était le plus long de toutes les communes de la Bretagne..
Par un décret du , la commune de Jugon-les-Lacs-Commune nouvelle change de nom officiellement le et devient Jugon-les-Lacs.
Le nom de la commune nouvelle en breton était Lanyugon-Kumun-Nevez, puis Lanyugon depuis le Office public de la langue bretonne.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 25,0 % des toponymes de l'ancienne commune de Jugon-les-Lacs, 11,1 % de ceux de Lescouët-Jugon, 9,7 % de ceux de Saint-Igneuc et 6,0 % de ceux de Dolo sont breto]sJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 348, 359, 367 et 396.
Histoire Antiquité gallo-romaine Près du camping du Lac, fut trouvé un gisement gallo-romain, connu depuis le siècle dernier, il a livré des tegulae et des tessons de poteries. Il est situé au bord du Chemin de Létra, ancienne voie romaine Corseul-Vannes.
Révolution française De Boishardy, un chef chouan, prit Jugon en 1794 : ses 400 hommes coupèrent l'Arbre de la liberté, crièrent « Vive le roi ! » et emportèrent les armes de la brigade.
Le Les guerres du XXe siècle Le monument aux Morts porte les noms de 28 soldats morts pour la Patrie. : 19 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 7 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale. 2 sont morts durant la Guerre d'Algérie.
La période contemporaine Jugon-les-Lacs a été créé le par la fusion des communes de Jugon, Lescouët-Jugon et Saint-Igneucfusion sur le site du Code officiel géographique. Depuis 1975, la ville est jumelée avec Lenzkirch en Allemagne, un square en l'honneur du jumelage a été édifié.
Politique et administration Liste des maires Période 1793-1973 (anciennes communes de Jugon, Lescouët-Jugon, Saint-Igneuc et Dolo) Les listes des maires des anciennes communes dont les territoires fusionnés constituent celui de l'actuelle commune peuvent être consultées sur les articles respectifs : Jugon, Lescouët-Jugon, Saint-Igneux et Dolo.
Période 1973-2015 (anciennes communes de Jugon-les-Lacs et Dolo)
Période 2016-2023 (ancienne commune de Jugon-les-Lacs-Commune nouvelle)
Période 2024 à aujourd'hui (commune de Jugon-les-Lacs)
Population et société Démographie
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Territoire de l'ancienne commune de Jugon (1793-1973) L'église Notre-Dame et Saint-Étienne est l'église d'un prieuré de l'abbaye de Marmoutier dont la première pierre fut posée en 1108 par Olivier de Dinan. Elle fut reconstruite en grande partie en 1850 par l'architecte J. Ramard en conservant des éléments anciens : baies à remplages, clocher et bras sud du transept du , portail ouest du .. Le clocher couvert d'un toit en bâtière de type normand est d'un type rare en Bretagne.. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1926Jules Henri Geslin de Bourgogne, Anatole de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Histoire et documents, 1864, Saint-Brieuc, Librairie Guyon Frères imprimeurs, tome 4, chapitre VI, Prieuré de Notre-Dame de Jugon, (lire en ligne). Voir aussi : Bénitier de Jugon-les-Lacs. L'enclos paroissial date de la fondation de l'église et contient entre autres un calvaire en granit daté du et représentant à sa base les symboles des quatre évangélistes, l'ange pour Matthieu, le lion pour Marc, le taureau pour Luc et l'aigle pour Jean, les tombes de cinq soldats morts au front lors de la Première Guerre mondiale et dont les corps furent rapatriés grâce à une souscription auprès des habitants de Jugon, de plusieurs résistants et prêtres, d'Anne-Marie Orveillon reconnue en 2009 juste parmi les nations par l'institut Yad Vashem pour avoir hébergé durant la Seconde Guerre mondiale deux enfants juifs au nez et à la barbe de l'occupant allemand, ainsi que d'autres tombes d'intérêt dont celle où reposent les descendants de René Madec, petit mousse quimpérois dont la vie trépidante inspira le roman Le Nabab d'Irène Frain et le mausolée en hommage au prêtre Hyacinthe Sevoy. En 1986, la municipalité décide de fermer ce cimetière pour risque de pollution. En 1992, un accord est conclu avec les opposants à ce projet : plus de nouvelles inhumations, mais les tombes existantes restent en place et peuvent accueillir les urnes d'incinération. En 2022, la municipalité fraîchement élue décide malgré tout de fermer ce cimetière d'ici 2027, relançant une campagne d'opposition à cette mesure. La maison Sevoy, hôtel particulier construit entre la place du village et le lac en 1634 par le maître maçon Charles Lebec, pour Jean Sevoy, avocat au parlement de Bretagne, et son épouse Guillemette de la Marre, avec sa tour octogonale héritée des manoirs médiévaux.
Territoire de l'ancienne commune de Saint-Igneuc (1793-1973) Le manoir de Lorgeril, fondé à la fin du , dans la seigneurie de Follideuc en Saint-Igneuc. L'église Saint-Ignace de Saint-Igneuc.
Territoire de l'ancienne commune de Dolo (1793-2016) Église Saint-Lezin Manoir du Lou,
gauche|vignette|237x237px|Le manoir du Lou