Marceline Miéville, née le à Lausanne (originaire du même lieu) et morte le dans cette même ville, est une personnalité politique suisse, membre du Parti ouvrier et populaire.

Première femme candidate à des élections fédérales en Suisse, en 1959 pour le Conseil des États, elle siège au Grand Conseil du canton de Vaud de 1962 à 1969.

Biographie

Origines et famille Marceline Miéville naît Marceline Cordone le à Lausanne, dans le canton de Vaud, en Suisse. Elle est originaire de la même commune.

Son père, Raphaël Cordone, est enseignant au gymnase ; sa mère est née Berthe Collet.

Elle épouse en 1950 Jean Miéville, architecte, fils d’Adrien Miéville, médecin, membre fondateur du Parti ouvrier populaire et conseiller national. Ils sont parents d'une fille. En 1980, après son divorce, elle reprend son nom de naissance.

Études et parcours professionnel Marceline Cordone étudie la médecine dentaire à Lausanne et Genève. Elle obtient sa licence en 1947 à l'Université de Lausanne et l'autorisation de pratiquer à Lausanne en 1952.

Mort Marceline Cordone meurt le à l'âge de 92 ans à Lausanne, probablement à l'EMS Bois-Gentil.

Parcours politique Militante féministe, membre de la section lausannoise de l’Association suisse pour le suffrage féminin à partir de 1957, marquée par le tiers-mondisme, elle est un membre actif de la Fédération des femmes suisses pour la paix et le progrès, membre du Parti ouvrier populaire (POP), puis à partir de 1969 (à la suite de l'invasion de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie) de la Ligue marxiste révolutionnaire.

Marceline Miéville siège au Grand Conseil du canton de Vaud de 1962 à 1969. Elle est la première femme en Suisse à se présenter à une élection fédérale, portée par le POP comme candidate au Conseil des États en 1959. Sa candidature suscite un intérêt médiatique dans toute la Suisse et jusqu’à l’étranger. Créditée de 15 % des voix (17 643 suffrages), elle fait un score honorable, réunissant quelques milliers de voix au-delà des forces électorales de son parti. Relevant du droit cantonal, l’élection au Conseil des États est ouverte aux Vaudoises depuis l’introduction dans la constitution cantonale de 1959 du droit de vote et d'éligibilité des femmes (article 23) ; elles doivent attendre 1971 pour pouvoir participer aux élections au Conseil national.

Notes et références

Bibliographie

Pierre Jeanneret, Popistes: histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois, 1943-2001, Éditions d'en bas, 2002

Liens externes

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