La rue des Lavandières-Place-Maubert est une ancienne rue de Paris, disparue en 1888 lors du percement de la rue Lagrange. Elle était située dans le quartier de la Sorbonne du . Elle ne doit pas être confondue avec la rue des Lavandières-Sainte-Opportune dans le .

Situation vignette|La rue des Lavandières au centre de cet extrait du plan de Truschet et Hoyau (mi-).

La rue appartenait juste avant la Révolution française à la paroisse Saint-Étienne-du-MontJean Junié, Plan des paroisses de Paris avec la distinction des parties éparses qui en dépendent dressé par J. Junié, ingénieur géographe de Monseigneur l’Archevêque et géomètre des Eaux et forêts de France en 1786, Service des travaux historiques de la Ville de Paris, 1904 .. Pendant la Révolution française, elle fait partie de la section du Panthéon-Français, qui devient le quartier Saint-Jacques lors de la création de l'ancien en 1795Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Saint-Jacques », îlot , F/31/96/46, îlot , F/31/96/47.. Elle fait ensuite partie du quartier de la Sorbonne après la création du en 1859.

La rue partait de la place Maubert et de la rue Galande (partie aujourd'hui incorporée à la rue Lagrange) et se terminait rue des Noyers (boulevard Saint-Germain). Longue de , aucune autre rue n'y aboutissait. Les numéros de la rue étaient noirs. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .

Origine du nom La dénomination de cette rue lui vient de ce que les blanchisseuses ou lavandières l'habitaient pour être plus proches de la SeineFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, ..

Historique Vers 1230, la rue est déjà bordée de constructions. Son nom lui vient de la présence de lavandières qui lavaient le linge dans des lavoirs sur les bords de Seine toute proche.

Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue a Lavendières ».

Elle est citée sous le nom de « rue des Lavandières » dans un manuscrit de 1636.

Lors du percement boulevard Saint-Germain, déclaré d'utilité publique en 1855., la rue est raccourcie. En 1887, la rue Monge (devenue à cet endroit la rue Lagrange) est prolongée jusqu'au quai de Montebello et la rue des Lavandières est supprimée, « Décret du 19 août 1887 », ..

Les destructions commencent en 1888. Le Figaro déclare dans son édition du :

Le 16, rue Lagrange et le 62, boulevard Saint-Germain sont construits à son emplacement.

Références

Bibliographie Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Rue des Lavandières-Sainte-Opportune Transformations de Paris sous le Second Empire

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