La technique du pâte-sur-pâte, aussi appelée pâte rapportée, est utilisée pour la facture de porcelaine. Elle consiste à décorer une pièce colorée cuite au préalable avec de la barbotine blanche appliquée en couches successives, et modelée pour créer un dessin en relief. Après cuisson, l´effet est semblable à celui d´un camée, avec en plus des effets de transparence.
Origines au
Le développement de la pâte-sur-pâte remonte à 1850 en France à la suite d'un accident à la Manufacture nationale de Sèvres. Mr. Fishback, céramiste à la manufacture nationale de Sèvres, essayait de reproduire une technique décorative observée sur un vase chinois, mais il n’y arrive pas exactement et son expérience débouche sur ce qui deviendra le pâte-sur-pâte Article de F.A. Rhead sur la technique de pâte-sur-pâte, publié dans le magazine Keramic Studio, mai 1912, consultable en ligne sur le site des Smithonians Libraries en langue anglaise..
L’un des artistes les plus renommés pour sa maîtrise de cette technique est Marc-Louis Solon, qui en perfectionna le procédé à Sèvres puis à la manufacture Mintons et fut durant toute sa vie l’artiste référence en la matière. Avant d’avoir eu connaissance du procédé de pâte-sur-pâte, les réalisations de Solon ont marqué le directeur artistique de Sèvres, qui lui propose alors un poste à la manufacture nationale. Il y rencontre le directeur H. Regnault, et Gelly avec qui il travaille sur ce tout nouveau procédé, qui en était alors encore à ses débuts. De nombreux moyens sont mis à leur disposition pour se perfectionner, et ils ne manquent ni de temps ni d’argent, ce qui est un véritable luxe dans une telle industrie. D’autre part, Solon crée quelques pièces durant son temps libre qu’il signe sous le pseudonyme "Milès" en collaboration avec Eugène Rousseau, et dont on peut admirer aujourd’hui encore grand nombre au Victoria and Albert Museum ainsi qu´au sein de la collection de l´ancien musée Minton.
La guerre franco-allemande de 1870 pousse Solon à émigrer en Angleterre, où il rejoint la manufacture Mintons à Stoke-on-Trent, qui employait déjà beaucoup d’artistes étrangers comme son directeur artistique Léon Arnoux, ou encore le sculpteur français Albert-Ernest Carrier-Belleuse. Solon forme des apprentis à la technique du pâte-sur-pâte, comme Frederick Alfred Rhead De belles pièces de Rhead à une vente aux enchères à Exeter, Henry Hollins etc. Ils furent l’âge d’or du pâte-sur-pâte dans le Staffordshire jusqu’au début du .
Production aux États-Unis Taxile Doat a exporté cette technique aux États-Unis.
Notes et références
Liens externes Les céramistes célèbres de Stoke-on-Trent : Thomas Minton Page consacrée au pâte-sur-pâte sur thepotteries.org
Catégorie:Technique de la céramique Catégorie:Porcelaine Catégorie:Fabricant de céramique