Sindiwe Magona, née le dans un village du Transkei en Afrique du Sud, est écrivaine, conférencière motivatrice, professeure et traductrice.
Biographie vignette|alt=Une dizaine d'hommes et de femmes xhosas en costume traditionnel dans la rue.|Un groupe de Xhosas dans leur costumes traditionnels. Sindiwe Magona est originaire de cette ethnie.
Native d'un petit village du Transkei, aînée d'une famille de huit enfants Ou seconde enfant ., elle grandit dans le township de Gugulethu, proche du Cap, où elle travaille comme domestique et poursuit ses études secondaires par correspondance à l'université d'Afrique du Sud. Six mois après avoir été diplômée comme professeur, elle tombe enceinte pour la première fois. Son mari la quittera quatre mois après la naissance de leur troisième enfant.
Elle obtient ensuite une maîtrise ès sciences en organisation du travail social à l'université Columbia de New York et occupe divers postes à l'ONU durant plus de , jusqu'en 2003 où elle rentre en Afrique du Sud pour se consacrer à l'écriture. C'est également l'actrice de pour le personnage de Gemsbok, le guérisseur oryx du film d'animation Khumba de 2013. Elle est écrivaine-résidente à l'université du Cap-Occidental.
Carrière littéraire Autobiographie La première partie de son autobiographie, (Pour les enfants de mes enfants), édité en 1990, est écrite comme une lettre d'une grand-mère xhosa à ses petits-enfants et tente de transmettre l'Histoire à travers les générations. Ce livre traite des trente-trois premières années de sa vie, évoquant le passage d'une vie idyllique dans le Transkei rural à la difficulté de la vie sous l'apartheid dans un township, mais aussi de sa détermination et finalement de sa réussite. Elle le traduit en xhosa sous le titre en 1995.
(Forcée de grandir), édité en 1992, débute après le départ de son mari et parle de sa lutte en tant que jeune professeure, son implication en tant qu'activiste dans les mouvements féministes et de sa vie de mère célibataire, élevant trois enfants, durant les révoltes étudiantes des années 1970, ainsi que de ses aller-retours éprouvants entre l'Afrique du Sud et New York.
Ses autobiographies sont remarquables pour leur humour, leur ton enjoué et l'absence d'auto-apitoiement.
Autres œuvres vignette|upright=0.5|gauche|alt=Monument en forme de croix chrétienne en granit gris foncé.|Monument de l' à Gugulethu.
vignette|alt=Portrait de Ndungane, archevêque anglican noir du Cap, lisant à une tribune.|redresse|L'archevêque anglican faisant un discours à l'université du Cap en .
En 1998, elle publie (De Mère à Mère), récit romancé de l'assassinat d' par des activistes noirs, qu'elle adapte ensuite en une pièce de théâtre qui est jouée fin 2009 au . Les droits d'adaptation cinématographique du roman sont acquis en 2003 par les studios Universal Pictures et un film avec comme actrice principale Reese Witherspoon aurait dû être tourné, mais le projet semble avoir été abandonné.
Elle écrit également des recueils de nouvelles et des biographies, notamment celle de , l'archevêque anglican du Cap, dont elle est la biographe officielle : (De Robben Island à Bishopscourt). En 2006 elle écrit un livre pour enfants intitulé (Le Meilleur repas que j'aie jamais mangé !) et publie en 2009 son premier recueil de poèmes, (S'il vous plaît, prenez des photos).
Engagement social En elle est l'une des deux déléguées sud-africaines présentent au Tribunal international des crimes contre les femmes qui se tient en Belgique à Bruxelles. Quelques mois plus tard, elle fonde le (Mouvement des femmes pour la paix).
Elle écrit deux nouvelles traitant du SIDA : (Un État d'indignation), écrit du point de vue d'une femme dont l'ami est tué après avoir admis qu'il était séropositif, et (Laisser parler), où une mère perd ses enfants adultes à cause du SIDA.
Dans sa pièce de théâtre () (Réveille-toi !), elle narre l'histoire de Zama, jeune fille de , violée et infectée par le VIH par un garçon africain de dans le township de Gugulethu, celui-ci croyant, selon une croyance tribale patriarcle, se guérir en couchant avec une jeune vierge.
Elle fonde en 2003 l'ONG « » qui vise à éradiquer la pauvreté.
Prix et nominations Sindiwe Magona a reçu les prix et nominations suivantes : 1993 : doctorat honorifique en lettres humaines du d'Oneonta (New York) ; 1997 : prix de la pour la non-fiction ; 1997 : prix 1997 : grand prix UNdimande 1998 : nomination pour le prix M-Net pour ; 2000 : BRIO () pour la fiction en 2000 ; 2007 : prix Grinzane « » reconnaissance sur le thème du dialogue, de la solidarité et de l'intégration ; 2007 : pour la promotion de la culture et de la langue xhosa ; 2007 : pour sa contribution à la littérature sud-africaine ; 2009 : finaliste du pour la région africaine avec (Le Cadeau de la Beauté) ; 2011 : ordre de l'Ikhamanga (bronze), décerné par le président d'Afrique du Sud ; 2012 : co-lauréate avec Nadine Gordimer du prix Imbokodo.
Œuvres sélectionnées 1990 : ; 1991 : ; 1992 : ; 1996 : ; 1998 : ; 2006 : ; 2008 : ; 2009 : ; 2014 : .
Notes et références
Sauf indiqué, cet article est basé sur la .
Sources bibliographiques
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Travaux de Sindiwe Magona cités
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Liens externes servant de sources
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Annexes Liens externes
: bibliographie complète ; : vidéo montrant Sindiwe Magona parlant de l'importance des mots.
Bibliographie .
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