La francophonie en Géorgie concerne aujourd’hui officiellement Organisation internationale de la Francophonie : « Nombre de francophones en Géorgie », consulté le 16 janvier 2016. selon l’Organisation internationale de la francophonie, c’est-à-dire 5 millièmes de la population d’un pays qui compte 3,7 millions d’habitants Office national de statistiques : « Population dénombrée lors du recensement de novembre 2014 », consulté le 18 janvier 2016..

Historique Les premiers Géorgiens à entrer en relation avec la culture française semblent avoir été Nikoloz Philéli et Pharsadan Kartsikhéli : ils remettent en 1460 à Charles VII (roi de France) une lettre de Georges VIII de Géorgie. Cinq siècles plus tard, de jeunes aristocrates et des révolutionnaires viennent chercher les lumières françaises à Paris BDIC : « Notice biographique Georges Dekanozichvili », consulté le 18 janvier 2016.Colisée : « Joseph Davrichachvili », consulté le 16 janvier 2016.. Une partie de l’intelligentsia géorgienne s'est tournée vers la culture française, même si une autre partie - non moins importante - se tourne vers la culture allemande.

Au début du , la délégation géorgienne, de retour de la Conférence de paix de Paris (), conforte le sentiment de sympathie que la République démocratique de Géorgie a éveillé en France, et contribue à la francophilie. L'invasion du territoire géorgien par les armées de la Russie soviétique (février/) entraine l'exil de la plupart des membres de l'Assemblée parlementaire et du gouvernement : ils s’implantent à Leuville-sur-Orge, en Seine-et-OiseSamchoblo : « Leuville-sur-Orge et la Géorgie, une histoire commune »,consulté le 21 novembre 2016. Durant les soixante-dix années de régime soviétique, la langue française est reléguée au rôle de langue littéraire : seuls quelques bons auteurs sont étudiés. Après la Seconde Guerre mondiale, le retour au pays de quelques-uns des descendants d'émigrés entretient l'intérêt pour la culture française au profit d'une minorité d'érudits.

La situation ne change pas avec le retour à l’indépendance en 1991 : la volonté allemande de s’implanter économiquement dans les ex-pays de l’URSS et du Pacte de Varsovie (notamment favorisée par l’amitié personnelle entre Edouard Chevardnadze et Hans-Dietrich Genscher) et le rôle particulier des États-Unis (notamment les relations étroites entre Mikheil Saakachvili et George W. Bush) laissent peu de place à la francophonie : la langue française reste une langue culturelle, de rang secondaire après la langue maternelle géorgienne, les langues russe et anglaise.

En janvier 2002, le Centre culturel français Alexandre Dumas de Tbilissi ouvre ses portes.

Le centre renforce son activité en 2004 par le lancement de la semaine francophone de TbilissiAsie centrale : « La semaine francophone de Tbilissi », 2004, consulté le 16 janvier 2016.. Le jumelage Nantes-Tbilissi, engagé en 1979, continue à porter ses fruits : en avril : la ville de Nantes envoie un bibliobus en Géorgie, chargé de livres français, destiné aux lecteurs francophones ne résidant pas au centre de la capitale géorgienne Colisée : « Nantes - Tbilissi, un Bibliobus traverse l'Europe pour rejoindre la Géorgie », 2004, consulté le 16 janvier 2016.. En fin d’année, sur initiative de Gotcha Tchogovadze, ambassadeur de Géorgie en France et conclusion de Natia Japaridze, ambassadrice de Géorgie en France, la Géorgie devient pays observateur au sein de l’Organisation internationale de la francophonieOrganisation internationale de la Francophonie : « La Géorgie pays observateur », 2004, consulté le 16 janvier 2016..

Pour 2005 et 2006, le bilan du jumelage Nantes-Tbilissi est particulièrement flatteur Colisée : « Bilan 2005 et 2006 du jumelage Nantes - Tbilissi », consulté le 16 janvier 2016., en particulier en matière de formation des professeurs géorgiens de français dans le cadre de l’Académie de Loire-Atlantique. Parallèlement des professeurs français sont envoyés dans des écoles géorgiennes (École Marie Brosset, École 151…)« Soutien à la francophonie en Géorgie », 2006, consulté le 16 janvier 2016.. En 2006, l’École française du Caucase est créée à TbilissiÉcole française du Caucase : « Présentation », 2006, consulté le 8 novembre 2017]..

Le bilan 2006 et les perspectives 2007 de l'accord entre le département de l’Yonne et la région de Kakhétie, (conclu en 2002) comportent des réalisations et des projets dans les domaines agricoles et culturels, et dans ceux de la santé et de l'informatique Colisée : « France - Géorgie : bilan 2006 et perspective 2007 de la coopération entre l'Yonne et la Kakhétie », consulté le 18 janvier 2016..

En 2009, l’état des lieux de la francophonie établi par l’Année francophone internationale entérine la langue française comme langue culturelle dans ce paysColisée : « Géorgie : état des lieux 2009 pour la francophonie (AFI) », consulté le 18 janvier 2016..

En 2011, le centre culturel français de Tbilissi devient l’Institut français de Géorgie : il dispose de locaux plus vastes, permettant d'accueillir davantage de visiteursL’Institut français de Géorgie , consulté le 7 novembre 2017.. La même année, la French Business Council in Georgia devient la Chambre de commerce et d'industrie France-Géorgie, mais sa langue de travail reste l’anglais.. La même année, un mois de la francophonie est organisé en Géorgie« Le mois de la francophonie en Géorgie », 2011, consulté le 16 janvier 2016..

En 2012, un Fonds pour la promotion de l'enseignement de la langue française en Géorgie est créé, faisant appel à des fonds publics et privés Ambassade de France : « Création du Fonds pour le développement de la langue française en Géorgie », 2012, consulté le 16 janvier 2016.. Le journal français Marianne titre « Géorgie, la french connection »Marianne : « Géorgie, la french connection », 2012, consulté le 16 janvier 2016., afin d’opposer deux personnalités françaises proches du pouvoir géorgien. Dans les faits, hommes politiques et diplomates géorgiens ont souvent effectué leurs études supérieures en France, l’ex-président Mikheil Saakachvili à Strasbourg, l’ex-premier ministre Irakli Garibachvili à Paris, le ministre des Affaires étrangères Mikhéil Janélidzé à Grenoble, les trois derniers ambassadeurs en France, Natia Djaparidzé à Lyon, Mamuka Kudava à Paris et Ekatériné Siradzé Delaunay à Paris, sans oublier l’ex-ministre des Affaires étrangères Salomé Zourabichvili née française, et l’ex-premier ministre Bidzina Ivanichvili ancien résidant français et naturalisé français.

En 2014, une information sur le Fonds pour la promotion de l'enseignement de la langue française en Géorgie est diffusée sur TV5 Monde par son président TV5 Monde, Destination Francophonie : « Fonds pour le développement de la langue française en Géorgie », 2014. : la langue française est désormais enseignée dans 18 écoles publiques géorgiennes.

En 2015, le même canal de télévision recueille le témoignage d’une professeure géorgienne francophone, active sur un réseau Internet de professeurs francophones TV5 Monde, Destination francophonie : « Bonjour du Monde » avec la Géorgie, 2015, consulté le 16 janvier 2016..

Pour 2015/2016, l’Année francophone internationale publie sa dixième analyse sur la GéorgieAFI: « La Géorgie et la francophonie », 2015/2016, consulté le 16 janvier 2016.. Si elle estime que l’enseignement de la langue française a concerné cent mille Géorgiens à l’époque contemporaine, bien peu la pratiquent : le russe est toujours la langue étrangère des générations les plus anciennes et l’anglais la langue étrangère d’aujourd’hui. Le chiffre de locuteurs de langue française sur le territoire géorgien est plus que vraisemblable.

En septembre 2016, l'Année francophone internationale publie sa onzième analyse sur la Géorgie et confirme que le français y est une langue de culture« Année francophone internationale 2016 / 2017. La Géorgie », consulté le 30 septembre 2016.

Afin de célébrer le anniversaire de la restauration des relations diplomatiques entre la France et le Géorgie, l'ambassade de France en Géorgie publie en une série de vidéos, avec en particulier l'interview d'une professeur d'université relatant sa vision de la francophonie en Géorgie durant ces trente dernières années« Interview de Mme Mzago Dokhtourichvili, professeur titulaire en Philologie », 6 novembre 2017., celle du directeur de l'Institut français de Géorgie« Interview de M. Jean-Yves Lavoir, directeur de l'IFG et de ses collaborateurs », 3 novembre 2017., celle de la directrice de l'École française du Caucase« Interview de Mme Anne Deleskiewicz, chef d'établissement de l'École française du Caucase », 7 novembre 2017..

Le , à Tbilissi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian signe un mémorandum prévoyant la création à horizon 2020 d'une université franco-géorgienne, réunissant quatre établissements d'enseignement supérieur français et deux établissements géorgiens, dans les domaines de l'agriculture, de l'informatique et du tourisme..

Le , l'Agence universitaire de la Francophonie annonce que les Universités d'État de Koutaïssi (Akaki Tsereteli) et de Batoumi (Chota Roustavéli) rejoignent le réseau universitaire francophone..

Notes et références

Voir aussi Liens externes L'Année francophone internationale : "Géorgie - Une année d'actualité - 2019", Mirian Méloua, 18 février 2020 L'Année francophone internationale : "Géorgie. Retour sur l'année 2018", Mirian Méloua, 2 janvier 2019 L'Année francophone internationale : "Géorgie. Retour sur l'année 2017", Mirian Méloua, 6 janvier 2018 L'Année francophone internationale : "Géorgie. Retour sur l'année 2016", Mirian Méloua, 15 septembre 2016 L'Année francophone internationale : "Géorgie. Retour sur l'année 2015", Mirian Méloua, 24 novembre 2015 Union internationale de la presse francophone, Section Géorgie Campus numérique francophone de Tbilissi

Articles connexes Institut français de Géorgie École française du Caucase Français de Géorgie Relation scolaire et universitaire entre la France et la Géorgie Culture de la Géorgie

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