Thomas Maillard (avant 1687 - ) est un orfèvre français de la jurande de Morlaix (anciens diocèses de Léon et de Trégor, actuellement département du Finistère).
Il est connu par plusieurs de ses œuvres, conservées dans le trésor de Saint-Jean-du-Doigt.
Biographie
Thomas Maillard est actif à la fin du . La première date connue de l'utilisation de son poinçon concerne un plat pour l'église de Roscoff, vers 1687. Il habite alors rue du Pavé à Morlaix.
Le , les juges de la monnaie de Rennes rendent visite à la jurande et relèvent chez Maillard plusieurs irrégularités dans les dossiers de vente de l'orfèvre (12 feuillets depuis le ). Celui-ci déclare ne savoir ni lire ni écrire et, pour cela, ne pas avoir remis de bordereaux de vente pour plusieurs pièces cédées à des paysans. Plusieurs pièces sont également saisies pour essai.
Lors de la contre-visite du , les juges saisissent au profit du Roi un pied d'aiguière pour lequel l'essai a démontré que son taux d'argent était de 19 ‰ en deçà du titre. Maillard est condamné à une amende de 50 livres et à 58 livres de frais, le pied est fondu.
En 1704, il déclare habiter en la paroisse Saint-Mathieu de Morlaix. Il se marie avec Guyone Morin (avant 1710 - ). Ils font baptiser leur fille Anne le , et, le , Marie-Étiennette.
On ne connaît pas d'œuvres de Maillard postérieures à 1717, ce qui est pour les historiens quelque chose d'étonnant du fait de son activité habituelle pour les riches paroisses du Léon.
Il meurt en (inhumation le ). Sa veuve, dite « veuve La Hougue », poursuit l'activité en la paroisse Saint-Mathieu de Morlaix. Leur dernière fille, Catherine, naît probablement en 1718.
Poinçon Son poinçon de maître est constitué des initiales « T M », surmontées d'une fleur de lys entourée de deux grains de remède, elle-même surmontée d'une couronne ; hermine héraldique en pointe. Une variante du poinçon présente un point sous l'hermine.
Réalisations À Saint-Jean-du-Doigt
Ostensoir en argent doré de 1698, classé au titre objet des monuments historiques le .
Pied de calice en argent (), classé au titre objet des monuments historiques le . Ciboire en argent repoussé de l'époque Louis XIV, classé au titre objet des monuments historiques le . Ce ciboire disparaît lors de l'incendie de l'église Saint-Jean-Baptiste du 5 novembre 1955.
Autres réalisations 1687 : écuelle en argent pour l'église Notre-Dame de Croaz Batz de Roscoff, classé au titre objet des monuments historiques le . vers 1706 : calice pour l'église de Perros-Guirec, classé au titre objet des monuments historiques le . 1717 : châsse en argent pour l'église Sainte-Pitère du Tréhou, classé au titre objet des monuments historiques le . calice pour l'église Saint-Paul de Paule
Notes et références
Catégorie:Orfèvre rattaché à la communauté de Morlaix