Le est la troisième tournée de l’auteure-compositrice-interprète anglaise Ellie Goulding. Lancée pour promouvoir son troisième album studio, (2015), elle débute le à Hambourg, en Allemagne et s’achève le à Perth, en Australie. La tournée comporte près de quatre-vingt-dix dates. Les spectacles commencent en janvier sur le continent européen, sont suivis par une quarantaine de représentations en Amérique du Nord puis se rendent jusqu’en Océanie. Certains concerts font également partie de festivals comme l’ en Serbie ou encore en Espagne. Concernant les régions francophones, la tournée passe notamment par les villes d’Anvers et Werchter en Belgique, Paris et Arras en France, Zurich en Suisse, Esch-sur-Alzette au Luxembourg et Montréal au Canada. Goulding décrit la tournée comme une . Dans certains cas, les bénéfices des billets sont donnés à des œuvres de charité. En termes de moyens déployés et de niveau de capacité des salles, il s’agit de la plus importante série de concerts mondiale que la chanteuse ait entreprise à ce jour.
La tournée est divisée en quatre parties — chacune est séparée par une vidéo d’interlude, ou un intermezzo, qui ouvre le segment suivant — et se termine par un encore. La programmation comprend la plupart des pistes de son troisième album. Goulding apparaît sur scène dans différents costumes incluant une combinaison quadricolore futuriste et une robe de mariée. Une programmation alternative avec des changements mineurs est utilisée pour les représentations en Amérique du Nord. La tournée reçoit des notes positives de la part des critiques, celles-ci complimentant les habilités vocales de Goulding et son sens de la mode qui lui permet de bâtir un concert théâtral comme le fait un artiste professionnel de longue carrière.
Développement
En , peu de temps après avoir informé son public de l’arrivée de son troisième album studio, , Ellie Goulding fait part de son envie de prolonger et d’amplifier son opération promotionnelle en planifiant une tournée et annonce les premières dates d’une nouvelle série de concerts en Europe, le . Ainsi, des places sont mises en vente pour une trentaine de concerts organisés dans une quinzaine de pays européens. Au Royaume-Uni, l’affluence est telle que les billets pour la soirée tenu à l’ de Londres se volatilisent en un temps record. Pour combler les demandes supplémentaires, une seconde date est alors ajoutée pour le jour suivant dans la même salle. Deux mois plus tard, la chanteuse indique que le continent nord-américain sera également en mesure de participer à son projet. À la suite de cette annonce, trois concerts au Canada et quarante aux États-Unis sont communiqués. Un mois après le lancement de la tournée, Goulding ajoute sept dates prenant place sur le continent océanien. À ceci s’ajoutent les représentations données par le biais de festivals musicaux qui incluent par exemple San Remo en Italie, Coachella aux États-Unis ou encore le en France.
Avant le début de la tournée et quelques jours après son retour d’une excursion de dernière minute en Norvège, Goulding accorde une entrevue au site web du quotidien britannique et élabore en disant :
En , elle raconte au journal italien Leggo que le fait d’entamer une tournée est au premier abord et indique que :
Le même mois, dans une entrevue télévisée avec Lorraine Kelly, elle décrit la tournée comme étant « un spectacle surréaliste » et explique que :
Pour assurer sa première partie, Goulding s’associe principalement aux artistes et groupes suivants : Sara Hartman, auteure-compositrice-interprète allemande (pour les vingt premiers concerts en Europe); John Newman et LANY (exclusivement pour la partie se déroulant au Royaume-Uni) ; et enfin les (le temps d’une vingtaine de concerts aux États-Unis).
Synopsis du concert
La tournée est divisée en quatre parties incluant la dernière qui est l’encore. Chacune de ces sections est singularisée par la diffusion d’une interlude vidéo, ou d’un intermezzo, et d’un changement de tenue. La scénographie est composée d’un grand écran rectangulaire placé entre six autres écrans dessinés en forme de parallélogrammes.
Avant que le concert ne démarre, plusieurs rideaux blancs immenses, sur lesquels sont projetées des affiches et photographies promotionnelles de la tournée, sont présents sur scène. Après que ces voiles transparentes aient été décrochées par des danseurs, les représentations débutent avec une interlude vidéo d’introduction retransmise sur les écrans géants en arrière-plan. Cet entracte numérique incorpore des extraits de la chanson Intro (Delirium) et montre divers plans de Goulding sous différents angles, se succédant très rapidement. Ensuite, un gigantesque « ruban » blanc, sur lequel est projeté une lumière artificielle de couleur dorée, est installé sur la scène. Alors qu’elle entame la première interprétation scénique de la soirée sur Aftertaste, la chanteuse apparaît cachée derrière ce « ruban » et élevée sur une plateforme à quelques mètres du sol. Pour les spectateurs se trouvant au premier plan, seule son ombre émerge au travers. Tandis que Goulding chante les premières notes du pré-refrain, le « ruban » est lâché et tombe par terre, de manière que l’artiste soit ainsi dévoilée entièrement aux yeux du public. Elle est alors vêtue d’un haut noir à col roulé et d’un short noir moulant complété par des bottes noires et une sorte de tablier gris en cuir surmonté par des épaulettes. Juste après l’exécution d’une chorégraphie assistée par des danseurs, deux d’entre eux lui retirent son tablier et Goulding se place à côté du batteur. Elle commence à jouer de la batterie au moment où vient le pont de la chanson et retourne à sa position initiale pour terminer la chorégraphie. À la suite de cette prestation, elle enchaîne sur Holding on for Life en souhaitant la bienvenue au public.
Après une brève pause, l’ambiance devient plus électrique, les projecteurs émettent des teintes plus froides et des tonalités fluorescentes prolifèrent en trame de fond sur les écrans géants. Goulding se précipite jusqu’à une grosse caisse pour frapper dessus au rythme de la chanson illustrant la prochaine performance, celle de Goodness Gracious. Un climat énergique est maintenu à mesure que le concert se prolonge avec les prestations de Something in the Way You Move, Outside et Around U. Subséquemment, les lumières s’éteignent afin de créer une ambiance solennelle. Un unique projecteur se braque sur Goulding qui réapparaît sur scène avec une guitare blanche fixée à son épaule et à sa taille. Avant d’interpréter une version acoustique et raccourcie de Devotion, elle adresse quelques mots aux spectateurs et leur raconte, entre autres, que cette chanson exprime . Le premier segment du concert se termine lorsqu’une nouvelle vidéo, dans laquelle Goulding est mise en scène en train de danser de manière frénétique, débute. Cet intermède combine une version revisitée de sa chanson I Do What I Love à une autre de ses compositions, Only You. Pendant ce temps, d’immenses lanières blanches sont implantées sur la scène, formant ainsi une vague à taille réelle. La fin de la vidéo terminée, Goulding apparaît sur scène vêtue d’une combinaison quadricolore aux allures futuristes. Elle commence à chanter Keep on Dancin’. Cette interprétation est suivie par celle de Don’t Need Nobody.
Goulding se retire de la scène et revient plus tard habillée d’une robe blanche de mariée, étoffée de petits papillons au niveau du buste. Entre-temps, une forte lumière éblouit la scène sur laquelle deux danseurs se présentent devant la foule pour délivrer une courte performance artistique de danse sur Heal. Ensuite, deux danseurs, tenant dans leurs mains de longs morceaux de tissu blanc remontant jusqu’au plafond, apparaissent derrière la chanteuse qui commence une nouvelle performance sur Explosions, ouvrant ainsi un nouveau segment du spectacle. Alors qu’elle s’avance pour être au plus près de l’assistance, les deux morceaux de tissu sont attachés à chaque extrémités du podium sur lequel Goulding défile. Elle enchaîne immédiatement avec My Blood. Entre les performances, elle déclare qu’elle mais qu’elle avait préféré dédier le titre suivant à sa meilleure amie, Hannah, et à ses fans. Elle termine en ajoutant que et entame une prestation sur Army. Au cours de celle-ci, des photographies de l’artiste et de sa meilleure amie en question sont diffusées sur les écrans géants. Tout en s’approchant de l’avant-scène pour musiciens, Goulding présente son guitariste, Chris, et s’assoit auprès de lui. Après un échange de quelques paroles avec les spectateurs, des notes de guitare lancent l’interprétation acoustique de Lost and Found, qui devient ensuite plus rythmée à partir du deuxième couplet. Goulding quitte la scène pour un changement de costume alors que ses choristes terminent de chanter le morceau. Une vive lumière rouge éclaire la scène avant que la salle soit plongée dans le noir et une nouvelle vidéo ouvre la troisième partie. Après la fin de celle-ci, Goulding revient sur scène vêtue d’une veste en cuir cloutée, sur laquelle son prénom figure au dos. Une guitare noire entoure sa taille et est utilisée pour la prochaine performance, celle de Figure 8. A posteriori, la chanteuse s’éloigne encore de la scène pour un autre changement de costume. Elle réapparaît plus tard, affublée d’un haut noir sans manches à motifs hexagonaux, en compagnie de ses danseurs, tous munis de battes de baseball. Elle démarre une série de prestations sur les chansons On My Mind, Codes, Don’t Panic, We Can’t Move to This, I Need Your Love et enfin Burn.
L’encore est constitué d’Anything Could Happen et de Love Me like You Do. Goulding porte sur ses épaules une sorte de cape multicolore, faisant penser aux ailes d’un oiseau et sur laquelle est brodé le terme « Freedom », qui se traduit par « Liberté ». À la fin du spectacle, plusieurs canons propulsent des confettis à travers toute la salle et Goulding salue puis remercie l’audience avant de s’éclipser.
Accueil critique
Kayleigh Giles, rédactrice pour le site web du journal britannique Daily Mail, exprime un ressenti positif concernant la tournée et tout particulièrement à propos des vêtements portés. En effet, l’éditorialiste qualifie de le lancement du Delirium World Tour au Barclaycard Arena, faisant ici référence au fait que la chanteuse arbore sur scène un qui met en valeur sa . De plus, elle indique que et ajoute que . Un mois plus tard, une autre rédactrice pour le même périodique, Sharnaz Shahid, fait l’éloge de la tournée en saluant les habilités vocales de Goulding et son sens de la mode. Adam Urwin du quotidien électronique tchèque Prague Daily Monitor offre un avis positif à la représentation, déclarant : . Il complimente notamment le fait que le premier interlude vidéo . Le rédacteur salue également les prouesses vocales de Goulding et le choix de programmation. Emma Van der Bracht du périodique belge néerlandophone Het Laatste Nieuws critique positivement le concert ayant eu lieu au Palais des Sports d'Anvers, précisant : .
Première partie Sara Hartman (Europe) John Newman et LANY (Royaume-Uni) Years & Years (Amérique du Nord et Océanie) Asta (Australie)
Ordre des chansons
Dates et lieux des concerts