Pauline Garnier, née le à Passy et morte le à Paris 15, est une peintre et aquarelliste française. Pauline Delacroix-Garnier réalise des portraits, des scènes de genre, des paysages et des nus . Elle est de 1894 à 1900 vice-présidente de l'Union des femmes peintres et sculpteurs.

Biographie Famille Pauline Élisabeth Garnier naît en 1859 à Passy de Julienne Marguerite Hanotin et de Louis Jules Garnier. Son père décède en 1872. Elle est la sœur cadette de Jules-Arsène Garnier (1847-1889) qui lui apprend l'aquarelle. Elle épouse le peintre Henry-Eugène Delacroix (1845-1930), ami de son frère, à Suresnes le Archives départementales des Hauts-de-Seine, Suresnes, mariages 1878, acte 51, vue 58/63 en ligne.. Sa soeur aînée Marguerite épouse quelques mois plus tôt le peintre Édouard Debat-Ponsan. Pauline aura deux garçons, Paul (1881-1918) et Jean (1894-1979).

Henry-Eugène Delacroix et Pauline Delacroix-Garnier partagent leur atelier et enseignent conjointement. Dans la décennie 1880, Pauline dirige la section de peinture et de dessin pour filles au sein de l'atelier de son mari à l'Académie de Valenciennes. En 1890, le couple s'installe au 69 boulevard Saint-Jacques à Paris (), puis en 1891 ouvre un atelier commun dans leur logement au 22 rue de Douai à Paris ()André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre aux , Éd. Roussard Montmartre, Paris, 1999, .. De 1893 à 1897, Pauline dirige également le cours pour jeunes filles et dames au 30 rue du Faubourg-Saint-Honoré (12 cité du Retiro, ) où son mari est aussi professeur Claudine Pardon, Henry-Eugène Delacroix, artiste-peintre 1845-1930, Association pour l'Étude et la Préservation du Patrimoine de Solesmes, Daubour, Solesmes, 2021..

En 1887, Henry-Eugène hérite d'une propriété près de Toulouse, où ils font dès lors de nombreux séjours.

Carrière et implication au sein de l'Union des femmes peintres et sculpteurs Pauline Delacroix-Garnier expose au Salon de peinture et de sculpture dès 1879 puis au Salon des artistes français de 1880 jusqu'à son décès en 1912.

Les couples de peintres Demont-Breton et Delacroix-Garnier sont amis ; ils se retrouvent parfois à Wissant où les premiers habitent, et côtoient les artistes du Nord de la France. Pauline Delacroix-Garnier devient vice-présidente en 1894 de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, Virginie Demont-Breton étant présidente. Elle s'implique en particulier dans les actions de l'Union auprès des pouvoirs publics pour la promotion du salonLa Petite presse du 29 janvier 1897 sur Gallica.. En 1896, les Delacroix-Garnier et les Demont-Breton rendent visite ensemble à Rosa Bonheur à By près de Fontainebleau, l'artiste venait d'accepter d'être présidente d'honneur de l'Union et souhaitait rencontrer des artistes femmesVirginie Demont-Breton, Les maisons que j'ai connues, tome 3, Plon, Paris 1929 sur Gallica..

Édouard Maugendre-Villers réalise le buste en plâtre de Pauline Delacroix-Garnier en 1889L'Écho de la vallée de Bray du 18 mai 1889 sur Gallica..

En 1894, elle reçoit le prix d'esquisse Ocampo à l'Union des femmes peintres et sculpteurs. En 1895, elle obtient une mention honorable au SalonCompte-rendus des travaux de la Société des artistes français du juin 1895 sur Gallica.. En 1896, elle est la première lauréate du prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs (prix faisant suite à l'ancien grand prix Hélène Bertaux). En 1897, l'Académie des Beaux-Arts lui décerne son prix de peinture Eugène-Piot pour Heureuse mèreSéance publique annuelle de l'Académie des Beaux-Arts du 30 octobre 1897 sur Gallica., et elle est nommée Officier d'AcadémieCompte-rendu des travaux de la Société des artistes français du janvier 1897 sur Gallica.. En 1900, elle est médaillée de bronze à l'Exposition universelle. Elle obtient de nombreuses récompenses dans les salons de province. vignette|gauche|redresse|Portrait de Pauline Delacroix-Garnier sur une carte publicitaire de cigares cubains.

En 1900, Virginie Demont-Breton aurait souhaité que Pauline Delacroix-Garnier lui succède à la présidence de l'Union des femmes peintres et sculpteurs, mais cette dernière s'efface devant la nouvelle candidature de la duchesse d'Uzès, et démissionne de la vice-présidenceChantal Beauvalot, Honneurs aux Femmes ! Jalons pour comprendre la naissance et le fonctionnement de la Société de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs, dans Pierre Sanchez, , Dijon, L'Echelle de Jacob, 2010 , .La Vie heureuse du février 1905 sur Gallica. ; en 1901, elle réalise cependant un portrait de la duchesseL'Illustré parisien du 25 mai 1901 sur Gallica.. En 1901 puis 1911, elle est réélue au Comité de l'UnionArt et décoration du janvier 1911 sur Gallica.. Souffrante depuis plusieurs années, elle doit se faire opérer une première fois début 1904.

En 1909, son nu Matin d'été reçoit une médaille de troisième classe au Salon.

Elle meurt début 1912, à , des suites d'une nouvelle intervention chirurgicale, à la clinique Blomet dans le 15 arrondissementArchives de Paris, 15 arr., acte de décès n° 551 (vue 10/31).. Elle est inhumée au cimetière de Suresnes le jour de l'ouverture du Salon qui expose ses dernières œuvres.

Œuvre Elle réalise essentiellement des portraits, des scènes de genre et des paysages. « Ses peintures célèbrent la joie de la maternité et de la vie domestique, mais elle produit également des portraits et des sujets moins féminins », selon le Bénézit. Dans son Déjeuner sur l'herbe de 1883 (connu aussi sous le nom de La demande en mariage), le critique décrit sa technique : Courrier du Nord du 23 février 1884.. Mais la critique conservatrice des salons jugera parfois ses plein air « fantaisistes »La Politique coloniale du 17 février 1904 sur Gallica.. gauche|vignette|redresse=1.2|"Quinte et quatorze" ; partie de piquet (1897), huile sur toile, . Musée des Augustins de Toulouse. Son tableau "Quinte et Quatorze" est remarqué au Salon de 1897 : Jean Le Fustec, Quinte et quatorze dans Le Magasin pittoresque du janvier 1897 sur Gallica (avec gravure de l'œuvre par Deloche).Ernest Roschach, Catalogue des collections de peinture du musée de Toulouse, Librairie de l'Université, Toulouse 1920 sur Gallica..

Au Salon de 1903, Jeunesse qui passe retient particulièrement l'attention de la critique : La Revue Septentrionale du 5 août 1905, ..

Elle peint plusieurs nus à la fin des années 1900 et au début des années 1910 : Matin d'été ; "Surprise", en 1910, et "Frisson" qui est sa dernière œuvre exposée, en 1912.

Elle fait partie de ces nombreuses femmes peintres reconnues de leur vivant, mais dont le travail a souvent été minoré, voire effacé a posteriori..

Salons et expositions Salon de peinture et de sculpture 1879 : Portrait de de D. M…Base de données « Salons et expositions de groupes 1673-1914 », salons.musee-orsay.fr, un projet du musée d'Orsay et de l'Institut national d'histoire de l'art soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, consulté le 24/03/2025..

Salon des artistes français

Exposition internationale de blanc et noir 1890 : Roses et Fleurs d'été, aquarellesCatalogue illustré de l'Exposition internationale de blanc et noir 1890 sur Gallica.

Salon de l'Union Artistique de Toulouse

Salon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs

Autres expositions en province ou à l'étranger Amiens, exposition de la Société des amis des arts (médaille de vermeil en 1899, médaille d'or en 1905Mémoires de la Société des amis des arts du département de la Somme du janvier 1910 sur Gallica.) Angers, exposition de la Société des amis des arts, 1896 (Sur la terrasse et Jeune femme lisant, peintures) Arras, exposition de l'Union artistique du Pas-de-Calais, 1893 (Étude de jeune fille et Cendrillon, huiles), 1899 (Liseuse, huile) et 1904 (La plage de Mers, huile, et Jeune bouquetière, aquarelle) Berlin, exposition française artistique de 1899 (Portrait de la baronne de M…)Gaston Routi, Les peintres français à Berlin dans Un point d'histoire contemporaine, 10 édition, Daragon, Paris, 1901 sur Gallica. Carcassonne, 1894 (La plage de Mers, près Le Tréport et Le reitre Louis XIII, aquarelle) Fourmies, 1910 (Fillette en capeline rose et Une petite servante ; médaille d'orLa Frontière du 20 août 1910 sur Gallica.) Honfleur, 1899 (Plage de Mers (près Le Tréport)) Lille, exposition de la Société des amis des Beaux-Arts (médaille de classe en 1902) Londres, exposition franco-britannique, 1908 (Portait de Bertrande)Catalogue de l'exposition franco-britannique de Londres 1908 sur Gallica. Lyon, 1896 (La becquée)A. Bleton, Lyon-Salon, Revue Critique Illustrée, Rey, Lyon 1896 sur Gallica. Mulhouse, 1908 (Jeunesse qui passe) Société artistique de Roubaix-Tourcoing, 1910 (art décoratif)Revue textile du octobre 1910 sur Gallica. Rueil, exposition des Beaux-Arts, 1893 (Sur la terrasse de Smyrne et Le puits qui parle)Catalogue de l'Exposition des Beaux-Arts, Rueil, 1893 sur Gallica. Saint-Quentin, 1879 (Un auditeur complaisant)La Gazette des femmes du 10 novembre 1879 sur Gallica. Tourcoing, exposition internationale des Beaux-Arts, en 1906Catalogue officiel de l'exposition internationale, Ville de Tourcoing, 1906 sur Gallica. Valenciennes, 1890 (Jardinière et Jardinier) Versailles, exposition de la Société des amis des arts de Seine-et-Oise, 1896 (Portrait de Mr X…)Catalogue de l'exposition de la Société des amis des arts de Seine-et-Oise 1896 sur Gallica.

Prix et récompenses 1894 : prix Ocampo 1895 : mention honorable au Salon 1896 : prix de l'Union des femmes peintres et sculpteurs 1897 : prix de peinture Eugène-Piot 1899 : médaille de vermeil à Amiens 1900 : médaille de bronze à l'Exposition universelle 1902 : médaille de classe à Lille 1905 : médaille d'or à Amiens 1909 : médaille de troisième classe au Salon 1910 : médaille d'or à Fourmies

Publications

Cours gradué d'aquarelle en deux états, Paris, Librairie Renouard / H. Laurens Éditeur, 1898... Cours d'aquarelle, en trois états, sans professeur, 1904Le Pêle-mêle du 19 juin 1904 sur Gallica..

Œuvres dans les collections publiques Alençon, musée : Une femme et son Enfant (aquarelle)Catalogue du musée d'Alençon, 1909, sur Gallica. ; Amiens, musée de Picardie : Matin d'été, huile sur toile ; Gap, Musée Muséum départemental des Hautes-Alpes : La surprise, huile sur toile, (don d'Edmond de Rothschild). ; Gray, musée Baron-Martin : Le mangeur de gaudes, l'heure du repas, huile sur toile ; Lille, palais des Beaux-Arts : Portrait de Andrée D., pastel sur papier. ; Paris, musée de la Musique de la Philharmonie de Paris : Portrait de Nicolas Jean-Jacques Masset, huile sur toile, vers 1902. ; Paris, collections du Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris : "Frisson" (1912), acquis par la ville de ParisAncienne Gazette des étrangers du 6 juillet 1912 sur Gallica. ; Suresnes, mairie : Jeunesse qui passe, 1903O. Seron, Suresnes d'autrefois et d'aujourd'hui, Suresnes, 1926, sur Gallica. ; Toulouse, musée des Augustins : "Quinte et Quartorze", huile sur toile, ; Valenciennes, musée des Beaux-Arts : Le banquet de l'œuvre valenciennoise, huile sur toile, , 1906.

Exposition rétrospective Lille, Palais des Beaux-Arts, 2024, exposition Où sont les femmes ? (Portrait de Andrée D…, 1885).

Galerie d'œuvres

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie . . . . . . André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre aux , Éd. Roussard Montmartre, Paris, 1999, . . Collectif, Catalogue des dessins français du , collection du Palais des Beaux-Arts de Lille, Lille, 2004, [notice 639], . Claudine Pardon, « Mme Pauline Delacroix-Garnier », dans Henry-Eugène Delacroix Artiste-peintre 1845-1930, Association pour l'étude et la préservation du patrimoine de Solesmes, Daubour, Solesmes, 2021, .

Liens externes

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