Philiscos (en grec: Φίλικος; en latin: Philiscus Corcyraeus ou Philiscus Epigrammaticus) est un poète grec du et l'un des sept poètes de la Pléiade tragique et de la Pléiade poétique selon le canon alexandrin.
Biographie On ne connaît presque rien de Philiscos, sinon qu'il serait probablement né à Corcyre, l'actuelle Corfou, et qu'il aurait été prêtre de Déméter et prêtre de Dionysos, puisqu'il est présent aux pompes dionysiaques instituées au début du règne de Ptolémée Philadelphe. Il était poète tragique à la cour de Ptolémée II Philadelphe à Alexandrie, roi de 285 à 247, comme nous l'indique la Souda, encyclopédie byzantine du . Il a ainsi assisté à la procession dionysiaque de Ptolémée PhiladelpheCallixène de Rhodes décrit cette procession et fait mention de Philiscos.
Un certain nombre de tragédies lui sont attribuées, de vingt-quatre à quarante-deux, selon les sources. Elles n'étaient pas destinées à la représentation scénique, mais à la lecture publique et aucune d'entre elles ne nous est parvenue. Peut-être la tragédie Thémistocle est-elle de lui plutôt que de Philiscos d'Athènes qui est un poète comique, alors que le sujet est tragique. C'est à lui qu'on attribue l'hexamètre choriambique (tétrasyllabique, une syllabe longue, deux syllabes brèves et une syllabe longue), mètre appelé « philicien » par les grammairiens antiques d’après son nom Thomas Gaisford (éd.), Scriptores latini rei metricae, manuscriptorum Codicum ope subinde refinxit Thomas Gaisford. Oxonii: E Typographeo Academico, 1837, 321 (on-line); mais selon Héphestion il était déjà employé par Simmias de Rhodes, mais pas pour des poèmes entiers Raffaele Cantarella, « Innografia religiosa », in: la letteratura greca dell'età ellenistica e imperiale. Firenze: Sansoni/Accademia, 1968, 134.
Hymne à Déméter
Il nous reste de Philiscos un Hymne à Déméter en hexamètre choriambique provenant de deux papyrus égyptiens du , contemporains de la période de la composition, dont l'un a été retrouvé par Medea Norsa en 1927 Mario Capasso (éd.), Omaggio a Medea Norsa; premessa di Giorgio Zalateo. Napoli: Le edizioni dell'Elleboro, 1993. Il demeure de l'Hymne à Déméter soixante-deux vers, dont cinquante sont lacunaires Carlo Gallavotti, Inno a Demetra di Filico. Firenze: Ariani, 1931. Estratto da: Studi Italiani di Filologia Classica, n. s., vol. 9., fasc. 1, 37-60, 1931 Carlo Gallavotti, Dai papiri della Società italiana: 1282, Filico, Inno a Demetra, 1286, Hypotheseis di drammi euripidei. Firenze: Le Monnier, 1951. Estratto da: Papiri della Società italiana, vol. XII, fasc. II. L'identification a été rendue possible grâce au premier vers cité par Héphestion. La majeure partie du chant sacré est tellement lacunaire, qu'il est impossible d'en restituer la totalité du contenu ; il traite du mythe de la séquestration de Perséphone (fille de Déméter) par Hadès. On y trouve aussi des références aux mystères d'Éleusis et au culte de Déméter.
Notes et références
Bibliographie Hubert Cancik (éd.). Der Neue Pauly, Enzyklopädie der Antike, Stuttgart: Metzler, 1996–2007, , Vol. 9, 791. Source
Catégorie:Poète de la Grèce antique Catégorie:Poète grec du IIIe siècle av. J.-C.