Louis-Charles Faure-Biguet, né Cherbourg le et mort à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 616, vue 2/31., est un financier, journaliste et militant bonapartiste français.
Biographie Né en 1865 au de la rue de l'Abbaye à Cherbourg, Louis-Charles Faure-Biguet est le fils de Marie Tierney et de Paul-Vincent Faure-Biguet, alors capitaine au d'infanterie de marine en CochinchineÉtat civil de la commune de Cherbourg, registre des naissances de l'année 1865, f 64, acte du 28 mars..
Après avoir été secrétaire de la direction du Crédit mobilier, il est jusqu'en 1896Le Journal, 28 novembre 1896, . secrétaire général de la , activité professionnelle qui lui vaudra le brevet de grand officier (commandeur avec plaque) de l'Ordre d'Isabelle la CatholiqueLe Figaro, 3 janvier 1897, .. Par la suite, il l'associé d'un agent de changeLe Figaro, 22 septembre 1901, ..
En 1892, il épouse Geneviève Le Roy (-1942), fille d'un agent de change, sœur du banquier Paul Le Roy et de l'ingénieur Albert Le RoyLe Matin, 5 décembre 1891 et 5 février 1892, .. Charles et Geneviève sont les parents de Paul-Marie-Charles-Jacques Faure-BiguetÉtat civil du de Paris, registre des naissances de l'année 1893, acte du 4 octobre., qui deviendra un écrivain reconnu.
À la fin du , il devient le président de l'Union fraternelle des Gens de maison, une société de secours mutuels au profit des domestiquesLe Figaro, 27 octobre 1900, .
Activités politiques Brièvement arrêté en 1886 en raison de sa forte ressemblance avec le prince Victor NapoléonLe Figaro, juillet 1886, ., Charles Faure-Biguet est un fidèle partisan de ce prétendant bonapartiste. En 1893, lors du baptême de Jacques, il obtient du prince l'autorisation d'ajouter le prénom Napoléon à celui de son filsLe Journal, 8 décembre 1893, .. En , Charles Faure-Biguet prend la présidence du comité plébiscitaire du de Paris. Par la suite, il sera président d'honneur de ce comitéLe Figaro, 15 août 1898, . ainsi que de ceux des 9Le Figaro, 19 novembre 1912, ., 18La Croix, 20 novembre 1912, . et Le Journal, 18 juin 1913, .. En 1904, il prend la direction du Petit Caporal, l'un des principaux organes de presse du mouvement bonapartiste. Orateur apprécié des comités bonapartistes de Paris et de province, il fait paraître en 1913 un recueil de ses discours (Paroles plébiscitaires, Plon, 1913, avec une préface de l'académicien Frédéric Masson)Le Figaro, 14 novembre 1913, , dont il offre un exemplaire à l'ex-impératrice EugénieLe Figaro, 15 décembre 1913, ..
En vue des élections municipales de , il présente sa candidature dans le quartier de Chaillot, où il a pour concurrents les républicains libéraux Charles Fortin (conseiller sortant) et Dupuy, les nationalistes Hornbostel et Lebert (candidat de la Ligue des patriotes), ainsi que le socialiste FillolJournal des débats, 21 avril 1900, .. Le prince Victor l'ayant invité à ne pas prendre part à un scrutin purement localLe Figaro, 23 avril 1900, ., il se retire avant le premier tour, à l'issue duquel Fortin est rééluJournal des débats, 8 mai 1900, .. En 1901, il envisage de se présenter à Rambouillet, dont le député sortant, Marcel Habert, vient d'être déchu de son mandat, mais il retire finalement sa candidature au profit de Maurice de CaramanLa Croix, 30 mars 1901, .. Un an plus tard, il vise un siège de député dans la deuxième circonscription du Le Figaro, 21 octobre 1901, ., avant de renoncer une nouvelle fois à la demande du prince VictorLe Matin, 15 février 1902, ..
En , alors qu'il est déjà président d'honneur du comité plébiscitaire du et membre du « Petit Chapeau », Charles Faure-Biguet est sollicité pour remplacer le baron Jules Legoux à la présidence des comités plébiscitaires de la Seine. Il doit cependant décliner cette offre et céder la place à Léon Chandon. Charles préfère en effet suspendre ses activités militantes tant que son père serait gouverneur militaire de Paris, poste que son ami Émile Loubet lui a attribué l'année précédenteJournal des débats, décembre 1902, .. Le général Faure-Biguet ayant été remplacé en après avoir atteint la limite d'âge, Charles peut revenir sur la scène politique. Deux mois plus tard, il démissionne de sa présidence d'honneur, par rejet de l'antisémitisme professé au sein du mouvement bonapartiste par le député LasiesGil Blas, 24 décembre 1903, .. Il se distingue également d'autres militants bonapartistes par sa conception très large et libérale du plébisciteLe Figaro, 13 janvier 1904, ..
Ce n'est donc pas comme bonapartiste mais en tant que « républicain nationaliste » que Faure-Biguet se présente aux élections municipales de 1904, dans le quartier du Gros-CaillouJournal des débats, 8 avril 1904, .. Avec seulement au premier tour, il est largement devancé par le radical H. Lamy () et par deux autres nationalistes, George Delavenne () et l'antisémite Joseph Ménard (). Au second tour, Ménard est éluJournal des débats, 10 mai 1904, . grâce au désistement de Delavenne et Faure-BiguetJournal des débats, 5 mai 1904, ..
En , il se porte « candidat d'opposition républicaine libérale » dans la de Saintes contre le député sortant radical Camille NicolleJournal des débats, 18 avril 1906, .. Peu de temps avant les élections, alors qu'un important mouvement social fait rage dans le Nord depuis la catastrophe de Courrières, le ministre de l'Intérieur Clemenceau fait procéder à une série de perquisitions. Celles-ci concernent non seulement les meneurs anarcho-syndicalistes et leurs soutiens, mais également les agitateurs d'une extrême droite revigorée par l'affaire des fiches et la querelle des inventaires, ce qui permet au « Tigre » de sous-entendre l'existence d'un complot liant les deux extrêmesMichel Winock, Clemenceau, Paris, Perrin, 2007, .. Les milieux bonapartistes sont particulièrement visés, avec des perquisitions aux domiciles de l'avocat Moro-Giafferri, du journaliste Henri Bibert, du comte Durand de Beauregard (proche du prince Victor et de Charles Bourlon de Rouvre), et du directeur du Petit Caporal, Faure-BiguetJournal des débats, 29 avril 1906, .. Malgré cette manœuvre électorale, Faure-Biguet obtient contre à Nicolle, qui est réélu. Après la mort de ce dernier, des électeurs d'opposition demanderont à nouveau à Faure-Biguet d'être leur candidatLe Rappel, 10 mars 1914, ., mais c'est Ernest Albert-Favre qui sera élu.
En , à l'occasion d'une législative partielle provoquée par l'invalidation de Léon Archimbaud dans la circonscription de Die (Drôme), Faure-Biguet se déclare tardivement « candidat libéral »Journal des débats, 26 février 1908, . puis renonce à peine quelques jours plus tardJournal des débats, 2 mars 1908, .. Ce retrait (qui ne l'empêche pas de récolter tout de même 383 voix)Le Matin, 2 mars 1908, . lui laisse le temps de se présenter, en mai suivant, à l'élection municipale du quartier du Montparnasse contre le radical dissident Maurice Beer. Soutenu par l'ensemble de l'opposition de droite, il arrive en deuxième position au premier tour avec , contre à Beer et au radical-socialiste MathieuJournal des débats, 5 mai 1908, .. Il est battu au second tour avec un score honorable de , contre à BeerLe Matin, 11 mai 1908, .. Après la mort de ce dernier, une élection municipale partielle est organisée le . Le « républicain indépendant » Faure-Biguet a pour concurrents le radical-socialiste Étienne Oudin, le socialiste Chopard (déjà candidat en 1908) et le radical dissident et prêtre défroqué Jean Camper. Malgré sa foi catholique affichée et le soutien de personnalités de l'opposition telles que Maurice Barrès, Pierre Biétry, Ménard et l'amiral Bienaimé, Faure-Biguet est lâché par l'Action libérale (et notamment par Joseph Denais) et par La Croix. Il n'obtient ainsi que au premier tour, loin derrière Oudin () et quelques voix devant Camper (829). Ce dernier est remplacé au second tour par le radical dissident Charles Drouard, que les catholiques préfèrent à Faure-Biguet. Oudin est donc élu avec , devant Drouard (926) et Faure-Biguet (644)Emmanuel Barbier, Le Devoir politique des catholiques, Paris, Jouve, 1910, ..
Aux élections municipales de 1912, il recueille à peine 80 voix dans le quartier des InvalidesLe Matin, 6 mai 1912, ., où il s'est présenté comme républicain indépendantLe Figaro, 5 mai 1912, ..
Pendant la Première Guerre mondiale, Faure-Biguet est félicité par le ministre de la Guerre pour son activité d'officier d'administration gestionnaire d'un hôpital militaire à NiceLe Figaro, 16 octobre 1914, .Le Journal, 8 septembre 1915, .. Après être longtemps resté à l'hôpital sénégalais du camp Gallieni, il est affecté au gouvernement militaire de Paris et à l'hôpital militaire du lycée Buffon au début de l'épidémie de grippe espagnole. En reconnaissance des services rendus, le docteur Letulle le recommande pour la médaille d'honneur des épidémiesLe Figaro, 16 janvier 1919, .. En 1919, il est officier d'administration gestionnaire de l'hôpital de la duchesse de RohanLe Figaro, 2 novembre 1919, ..
Il se présente à nouveau comme candidat « plébiscitaire » lors des élections législatives de 1919 dans la CharenteLe Radical, 4 novembre 1919, ..
Il meurt quelques jours avant son , le Paris-soir, 27 mars 1936, ..
Distinctions
Références
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