François Grosse-Durocher, né le à Chantrigné (généralité de Tours, actuel département de la Mayenne), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1795, il est député de la Mayenne à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI.
Biographie Origine Le , à Chantrigné, naît François Grosse-Durocher, fils de Guillaume Grosse, sieur du Rocher (un lieu-dit situé sur la commune de Lassay, à la limite sud-est avec celle de Chantrigné), et de Françoise Raimbault.. Sa famille, originaire de Niort-la-Fontaine, possède des terres à Lassay, Thubœuf et Chantrigné, qu'il devient lui-même propriétaire et qu'il cultive. En épousant Marie Leroux, il hérite également des biens de son beau-père en 1773. À partir de 1791, il réside au Bois Janvier, à Lassay.
Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, François Grosse-Durocher, alors administrateur de de la Mayenne, est élu député du département, le quatrième sur huit, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 9 avril 1792, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.
Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, François Grosse-Durocher est réélu député de la Mayenne, le troisième sur huit, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine : Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat : Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze. Le 24 juin, il est élu membre du Comité des décrets.
Le 14 brumaire an II (4 novembre 1793), alors que la Mayenne est confrontée à la Chouannerie, François Grosse-Durocher et Jacques-François Bissy (député de la Mayenne) rédigent une adresse patriotique à leurs commettants : Après la chute de Robespierre, François Grosse-Durocher siège aux côtés des « derniers Montagnards ». Lors de l'insurrection du 12 germinal an III (), il signe la demande d'appel nominal sur le décret de déportation contre Bertrand Barère (député des Hautes-Pyrénées), Jacques-Nicolas Billaud-Varenne (député de la Seine), Jean-Marie Collot d'Herbois (député de la Seine) et Marc-Guillaume-Alexis Vadier (député de l'Ariège).
Une réunion des députés montagnard La Convention dissoute, après avoir quitté le corps législatif, François Grosse-Durocher revient s’installer à Mayenne, où, dans la nuit du 18 au , il participe courageusement à la défense de la ville, lorsque les chouans manquent de s'emparer de la ville.
Il est dénoncé auprès du Directoire du département pour avoir exercé à Mayenne une influence qui suscite la terreur parmi les véritables républicains. Il se retire alors au Grand-Coudray, repoussant à plusieurs reprises des attaques des chouans. Il y décède le . Entouré d’un enterrement civil, il aurait été inhumé dans le jardin de la propriété.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Emile Queruau-Lamerie, Les Députés de la Mayenne
Liens externes
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