Jean-Claude Chastellain, né le à Hermé (généralité de Paris, actuel département de Seine-et-Marne), mort le à Subligny (département de l'Yonne), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1797, il est député de l'Yonne à la Convention nationale, où il siège aux côtés des Girondins et vote la détention de Louis XVI, puis au Conseil des Cinq-Cents.

Biographie Son père, Claude Chastellain, est chirurgien demeurant à Hermé, époux de Marie Billy.

Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En septembre 1792, Jean-Claude Chastellain, alors administrateur du district de Sens, est élu député de l'Yonne, le neuvième et dernier, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention durant la guerre et le bannissement à la paix », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le 13 avril 1793, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze. Le 13 août, il remet sa démission à la Convention, qui la refuse.

Le 3 octobre 1793, après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Jean-Claude Chastellain est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Le 18 frimaire an III (8 décembre 1794), lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à leur poste de député.

Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Jean-Claude Chastellain est réélu député de l'Yonne et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le 20 mai 1797).

À l'issue du coup d’État du 18 brumaire, Jean-Claude Chastellain est nommé, le 9 germinal an VIII, juge près le tribunal de Sens.

Mandats 07/09/1792 - 26/10/1795 : Yonne - Plaine 13/10/1795 - 20/05/1797 : Yonne - Modérés

Travaux législatifs Aux Habitans des villes, campagnes et aux armées composant la nation et le peuple français, Jean-Claude Chastellain, etc. (en leur adressant le "Pacte social, ou Études sur la forme de gouvernement qui conviendrait le mieux à la France".). Paris : Impr. nationale, (s. d.). In-4°, 8 p. Marche du système social entre les règnes animal et végétal, par Jean-Claude Chastellain, (). In-fol. plano Observations d'économie naturelle considérée sous son premier rapport avec les gouvernements, par Jean-Claude Chastellain. Paris : impr. de Gorsas, (s. d.). In-8°, 8 p. Pacte social combiné sur l'intérêt physique, politique et moral de la nation française et autres nations, peuples et puissances de l'Europe par Jean-Claude Chastellain. Paris : Impr. nationale, , messidor an III. In-4°

Notes et références

Annexes Bibliographie Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, « Chastellain, Jean-Claude », dans le Dictionnaire des parlementaires français], tome 2, Cay-Fes, Bourloton éditeur, Paris, 1890, p. 67.

Articles connexes Votes sur la mort de Louis XVI

Liens externes

Catégorie:Député de l'Yonne à la Convention nationale Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Naissance en décembre 1747 Catégorie:Décès en octobre 1824 Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Décès dans le département de l'Yonne