L'Espoir est un journal clandestin publié à Guérande (Loire-Atlantique) du au .

Histoire La Libération dans la région nazairienne est différée du fait du repli des troupes allemandes de Loire-Inférieure autour du port et de la base sous-marine de Saint-Nazaire. Cette situation est connue sous le nom de poche de Saint-Nazaire. Le débarquement du se traduit dans la région par l'encerclement de plus de allemands par des unités américaines et des bataillons des Forces françaises de l'intérieur (FFI)..

Depuis , le journal local, La Presqu'île guérandaise, est interdit de publication par les autorités militaires allemandes. D'autre part, la fourniture d'électricité n'étant plus assurée pour la population civile, les postes de radio sont inutilisables et les nouvelles de l’avancée des Alliés ne parviennent pas régulièrement. Le premier numéro de L'Espoir détaille ainsi ses objectifs :

Le , le publie un et le jour suivant, le journal commente la joie des Guérandais d'avoir appris leur libération, la veille à ..

Enfin le du est l'ultime parution du journal, l'électricité, qui vient d'être rétablie pour l'ensemble de la population, permettant la reprise de la radiodiffusion libre des nouvelles.

Robert Leray et Abel Lasnier sont cités à l'ordre du régiment, le . Cette citation, donnant droit à l’attribution de la croix de guerre, est signée d'André Diethelm..

Les membres S'agissant d'un journal clandestin, les articles sont signés « Malgré eux ». Robert Leray et Madeleine Gougeon sont à l'origine de la publication et de sa diffusion.

Robert Leray, ancien ouvrier des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire, habite à Guérande depuis . Il fait partie du réseau des , le groupement FFI de Guérande. Il est ensuite membre du comité de libération de Guérande. Il écrit à partir du la première édition de L'Espoir sous forme manuscrite.

Madeleine Gougeon-Viaud, Guérandaise née en 1925 et engagée très jeune dans la Résistance., dactylographie par la suite la publication dans une chambre de l'hôtel familial de la porte vannetaise..

Le directeur de l'imprimerie La Presqu'île, Abel Lasnier, les rejoint à une date inconnue et assure l'impression du journal..

Contenu Le quotidien se présente sous la forme d'une feuille de format A4, dactylographiée sur ses deux faces, d'abord à la machine à écrire, puis, à partir du , ronéotypée. La publication atteint assez rapidement plusieurs dizaines d'exemplaires ..

Les informations publiées sont essentiellement militaires, reproduisant celles captées de radio Londres. Le journal s'engage également contre le régime de Vichy et la collaboration. Une sensibilité chrétienne s'exprime également par la reproduction de messages de Pie XII.

Outre être le relais de radio Londres, L'Espoir reproduit également des informations de La Voix de l'Amérique et de la radio belge. Le numéro du cite des informations publiées du journal La Bataille de Londres, puis, deux jours plus tard, de Témoignage chrétien, alors journal de la Résistance catholique.

Confronté à la désinformation, L'Espoir doit publier des avertissements :

L'Espoir lance également des appels à la prudence :

Le journal s'attache également à donner des informations portant sur les événements militaires récents de la poche de Saint-Nazaire. Il entretient une chronique des événements. Ainsi le du précise qu'

Enfin, L'Espoir rend compte des difficultés quotidiennes de ravitaillement auxquelles sont confrontées les populations de la poche. Le du indique : et quelques jours auparavant :

Voir aussi Bibliographie

Article connexe Journaux clandestins de la Résistance en France

Liens externes

Notes et références Notes alt=Marcel et Madelaine Viaud|vignette|Marcel Viaud et Madelaine Gougeon

Références Louis Yviquel, Aurélia Bourse, André Olivaux et Alain Gallicé, L'Espoir, 2008.

Autres sources

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