Louis-Aimé Lejeune est un sculpteur français né le à Livet-sur-Authou (Eure) et mort à Paris le .
Biographie thumb|redresse|Cité Montmartre-aux-artistes, 189, rue Ordener à Paris.
thumb|redresse|Figures allégoriques du frontispice de l'ancien conservatoire de musique, 14, rue Carnot à Reims. thumb|redresse|En collaboration avec René Grégoire, Bacchus appuyé sur un tronc d'arbre et tenant une grappe de raisin, parc du château de Versailles, bassin d'Apollon. Louis-Aimé Lejeune naît le à Livet-sur-Authou dans l'Eure. Il est le fils d'un ébéniste et décorateur. Durant son adolescence, il étudie le dessin à l'école Bernard-Palissy de Paris. Il reçoit ensuite une bourse pour étudier à l'École nationale supérieure des beaux-arts dans les ateliers de Gabriel-Jules Thomas et de Jean-Antoine InjalbertDictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.8, p. 470.. L'histoire de la ville d'Évreux restitue que le jeune artiste lui fait don de l'une de ses œuvres en L'histoire d'Évreux ; L'année 1906..
Lauréat du prix de Rome en 1911 avec le bas-relief Oreste et Électre endormis L'œuvre est conservée en dépôt auprès de l'École des beaux-arts., il devient pensionnaire de la villa Médicis à Rome de 1911 à 1914« Louis-Aimé Lejeune », Académie de France à Rome (villamedici.it).. En 1915, il entretient une correspondance avec Lili Boulanger dont le séjour romain coïncide avec sa dernière année à l'Académie. Il se consacre à l'enseignement de la sculpture. Il a notamment pour élève l'orfèvre et sculpteur Jean Puiforcat (1897-1945)« Jean Puiforcat », Galerie Marcilhac, Paris (marcilhacgalerie.com)..
En 1926, il voyage en Californie pour compléter un portrait en buste d'Horace Huntington. La mécène californienne Anita Baldwin lui commande la sculpture Je n'oublierai pas (1930) et une fontaine en bronze à l'entrée d'Anoakia, la maison d'Arcadia. Il est très apprécié au début du . Les musées européens et américains collectionnent ses œuvres. Le Metropolitan Museum of Art de New York possède un Éphèbe de 1927Louis-Aimé Lejeune, Éphèbe, Metropolitan Museum of Art (metmuseum.org)..
En 1924, il rassemble autour de lui un groupe d'artistes avec lesquels il fonde la société d'habitations à bon marché « Montmartre aux artistes » à l'origine de la cité éponyme du 189, rue Ordener dont le projet est soutenu par Jean Varenne, conseiller du quartier des Grandes-Carrières dans le de Paris au nord de la butte Montmartre, et créée par son ami l'architecte Adolphe Thiers« L’histoire de la cité Montmartre aux Artistes et de ses habitants de 1925 à nos jours… » (montmartre-aux-artistes.org)L'artiste au cœur des politiques urbaines : pour une sociologie des ateliers-logements à Paris et en Île-de-France, Dominique Billier, thèse de doctorat en sociologie-démographie, 16 novembre 2011, Université Nancy II (docnum.univ-lorraine.fr)..
En 1927, Adolphe Thiers réalise l'hôtel particulier du sculpteur dans le style Art déco. L'immeuble, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques est situé au 28, avenue Junot et au 22, rue Simon-Dereure sur la butte Montmartre.. En 1937, il réalise une sculpture de Flore, pour la terrasse inférieure du palais de Chaillot, restructuré pour l'Exposition universelle, à l'entrée des jardins du Trocadéro, faisant pendant à la Pomone de Robert Wlérick.
Louis-Aimé Lejeune participe en , avec Paul Belmondo, Henri Bouchard, André Derain, Charles Despiau, Kees van Dongen, André Dunoyer de Segonzac, Othon Friesz, Paul Landowski, Raymond Legueult, Roland Oudot et Maurice de Vlaminck, au « voyage d'études » en Allemagne, organisé par Arno Breker et l'ambassadeur d'Allemagne en France, Otto Abetz, de peintres et de sculpteurs français acceptant de partir visiter les hauts lieux de la culture allemande ainsi que des ateliers d'artistes. Ce voyage qui est alors présenté au groupe comme devant favoriser la libération d'artistes français prisonniers est en réalité largement exploité par la propagande du Troisième Reich.
Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1941.
Lejeune meurt le à Paris. C'est sur le lieu-même de son atelier, au 22, rue Simon-Dereure, que celui-ci est dispersé aux enchères par Maître Tailleur, commissaire-priseur à Paris, le La Gazette de l'Hôtel Drouot, vendredi 15 septembre 1978..
Œuvres Publication Notice sur la vie et les œuvres de Jean Boucher (1870-1939), Institut de France, Académie des beaux-arts, 1943.
Collections publiques Sculptures dans l'espace public France Monument aux morts de Beaumont-le-Roger, 1921Éloïse Rémy et Lola Hanout, Le monument aux morts de Beaumont-le-Roger, collège Croix Maître Renault, 28 mars 2014.. Monument aux morts de Bernay, 1921Ville de Bernay, le monument aux mortsVille de Bernay, Le monument aux morts communautaire, fiche pédagogique.. Monument aux morts de Villers-Farlay, 1921Villers-Farlay, le monument aux morts.. Monument aux morts de Serquigny. Flore, 1937, statue, terrasse inférieure du palais de Chaillot, Paris. L'Industrie, L'Agriculture, [?] et Le Commerce, statues allégoriques ornant le frontispice de l'ancien conservatoire municipal de musique (aujourd'hui Caisse d'épargne), 14, rue Carnot, Reims, immeuble réalisé par l'architecte Émile Dufay-Lamy entre 1922 et 1924Archi Reims Déco, L'ancien conservatoire de musique.. Bacchus appuyé sur un tronc d'arbre et tenant une grappe de raisin, 1926, statue de marbre en collaboration avec René Grégoire, , parc du château de Versailles, demi-lune du bassin d'ApollonChâteau de Versailles, « Bacchus » par Louis-Aimé Lejeune et René Grégoire dans les collections..
États-Unis Arcadia, Arboretum et jardin botanique du comté de Los Angeles : Je n'oublierai pas (mémorial ), 1930Arboretum, Louis-Aimé Lejeune, « Je n'oublierai pas »Public Art Archive, « Je n'oublierai pas »..
Musées France Gargenville, Les Maisonnettes : Nadia Boulanger, 1910, buste en terre cuiteDartagnans, « Les Maisonnettes », Gargenville, présentation des collections.. Paris : Cité de la musique : Portrait de Stéphane-Raoul Pugno lisant une partition, 1921, bas-relief en bronze, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, Louis-Aimé Lejeune dans les collections.. École nationale supérieure des beaux-arts<ref>[http://www.ensba.fr/ow2/catzarts/rechcroisee.xsp?f=Ensemble&v=&f=Auteur_field&v=Lejeune%2C+Louis-Aimé&e= École nationale supérieure des beaux-arts, Louis-Aimé Lejeune dans les collections]</ref> : Figure modelée d'après nature, 1908 ; Le Défi, 1909 ; Oreste et Électre endormis, 1911, bas-relief en plâtre ; Buste de Saint Jean-Baptiste, 1914. musée d'Art moderne de Paris : Cupidon, vers 1933, terre cuite, . musée Cognacq-Jay : Ernest CognacqMusée Cognacq-Jay, buste d'Ernest Cognacq dans les collections et Marie-Louise Cognacq née JayMusée Cognacq-Jay, buste de Marie-Louise Cognacq-Jay dans les collections, 1928, deux bustes en marbre. musée national d'Art moderne : Sir Joseph Duveen, 1925, marbre. Petit Palais : Devant la vie, 1913, sculpture en ronde-bosse, marbrePetit-Palais, « Devant la vie », sculpture dans les collections.. Edward Tuck et Julia S. Tuck, deux bustes en marbrePetit Palais, buste de Julia S. Tuck dans les collections..
États-Unis Hanover, Dartmouth College, : Richard Nelville Hall, tué en Alsace, mort pour la France et la liberté des nations, 1920, bas-relief en bronze, donation Edward TuckScott Meacham, Dartmouth College, an architectural tour, Princeton Architectural Press, 2008.. New York : Brooklyn Museum : Sainte Thérèse. Metropolitan Museum of Art : Éphèbe, 1927.
Suisse Lausanne, musée cantonal des Beaux-Arts : Femme à l'enfant, 1924.
Églises Paris, église Saint-Roch : Saint Roch, 1946, statue située dans le chœur. Reims, cathédrale Notre-Dame : Saint Jean-Baptiste de La Salle, 1951, statue.
Collections particulières référencées Ancienne collection Octave Join-Lambert, bustes de ses enfants, François et Marguerite Join-Lambert, localisation inconnue Arnaud Join-Lambert, Octave Join-Lambert au confluent de quatre familles, Université catholique de Louvain..
Prix et distinctions Salons : médaille de troisième classe, 1911 ; médaille d'argent, 1913 ; médaille d'or, 1920. Chevalier de la Légion d'honneur en 1931.
Notes et références
Annexes Bibliographie Louis Leygue, Notice sur la vie et les travaux de Louis-Aimé Lejeune (1884-1969) : lue à l'occasion de son installation comme membre de la section de sculpture, séance du mercredi , Paris, Firmin-Didot, 1970, 17 p. . Éric Aupoix, « La petite histoire de nos monuments aux morts 1914-1918 », L'Éveil normand, , page 22. Nicola Zapata-Aubé et Serge Aubé, Bernay, Éditions Alain Suitton, , 1994. André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre, Éditions André Roussard, 1999. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999. Nadine-Josette Chaline, « Les monuments aux morts de la Grande Guerre en Haute-Normandie », Études normandes, n°1 (numéro spécial Les monuments de la mémoire), 2009.
Liens externes
Art Signature Dictionary, signature de Louis-Aimé Lejeune.
Catégorie:Sculpteur français du XXe siècle Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XXe siècle Catégorie:Prix de Rome en sculpture Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Académie des beaux-arts Catégorie:Naissance en janvier 1884 Catégorie:Naissance dans l'Eure Catégorie:Décès en avril 1969 Catégorie:Décès dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 85 ans