Les chantiers navals de La Seyne-sur-Mer étaient l’appellation utilisée pour désigner les installations de constructions navales située à La Seyne-sur-Mer situées à l'Est de Toulon dans le département du Var. Différentes sociétés s'y sont succédé.
Histoire
Il sera créé un premier chantier naval en 1711, pour la pêche et la Marine royalearchives-films-paca.net. D'autres petits chantiers sont créés sur le site par la suite. À compter de 1835, les chantiers prennent un virage industriel, sous l'influence notamment de deux entrepreneurs marseillais - Messieurs Mathieu et Lombard, d'un ingénieur seynois Mr Verlaque et de deux ingénieurs britanniques, les frères Evans. En 1839, Mr Lombard se convertit à la construction métallique.
En 1845, un ingénieur anglais, "Philip Taylor" rachète les chantiers navals. En 1853, les Forges et chantiers de la Méditerranée sont fondés en regroupant : les chantiers de La Seyne-sur-Mer (assemblage des bateaux), les Forges de la Capelette à Marseille (tôles et tubes), les ateliers Menpenti (chaudières et les appareils moteurs). En 1853, Philip Taylor fonde les Forges et Chantiers de la Méditerranée, entreprise de construction navale intégrée, en regroupant les "Forges de la Capelette" (Marseille), qui produisent des tôles et des tubes, les ateliers Menpenti, qui construisent les chaudières et les appareils moteurs, et les chantiers de La Seyne qui assemblent les navires.
La société des Forges et chantiers de la Méditerranée poursuit ses activités et se développe, en faisant notamment l'acquisition de plusieurs chantiers navals au Havre en 1872. Cependant, la liquidation des (FCM) est prononcée en 1966. Le site industriel est alors repris par le groupe franco-belge Herlicq, les chantiers deviennent alors les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM). Avec les deux chocs pétroliers et la concurrence internationale, la situation économique se détériore.
En , la Normed (chantiers du Nord et de la Méditerranée) est créée par fusion avec les chantiers navals de Dunkerque et de La Ciotat. Cette société déposera le bilan en 1986, les chantiers navals de La Seyne-sur-Mer cessent toute activité en 1987.
Le peintre toulonnais Jean-Pierre Giacobazzi a beaucoup travaillé sur le site des chantiers et avec les ouvriers qui apparaissent ainsi dans un grand nombre de ses œuvres, comme dans le tableau Regards sur les chantiers navals conservé à la Villa Tamaris). L’association des anciens chaudronniers tuyauteurs des chantiers navals lui a rendu hommage au travers de l’exposition Giacobazzi, un artiste à nos côtés à la Maison du Patrimoine de la Seyne-sur-mer en 2019.
Annexe Sources archives-films-paca.net Jean Pierre Poitou (1936-2017) a réalisé une série d'enquêtes orale auprès d'ouvriers du chantier naval de La-Seyne-sur-Mer, archivée à la phonothèque de la MMSH, et accessibles sur le site aixois : Jean-Paul Koffi, “Le psychologue, l’anthropologue, la CAO et les chantiers navals : découverte du fonds JP Poitou (1936-2017)”, Les carnets du secteur archives et de la phonothèque de la Médiathèque de la MMSH, , [En ligne] https://phonotheque.hypotheses.org/36225 L'association Patrimoine seynois a réalisé une série d'enquêtes orales (80 heures) entre 2006 et 2008, auprès de femmes âgées entre 47 et 90 ans, sur le thème des chantiers navals de La-Seyne-sur-Mer. Les entretiens sont conservés et mis en ligne sur les serveurs de la MMSH et les notices accessibles sur Calames [En ligne] http://calames.abes.fr/pub/ms/Calames-202308301618622455 Notes et références
Catégorie:Chantier naval en France