Alexandre Ferdinand Godefroy, né à Saint-Aubin-Routot le Acte de naissance à Saint-Aubin-Routot, n° 33, vue 52/60. et mort à Nice le , est un coiffeur et un inventeur français, pionnier de la coiffure moderne, notamment pour son invention du sèche-cheveux.
Dans ses mémoiresAlexandre Ferdinand Godefroy, « Coiffeur-inventeur », Livre E. LONG 1933. il se définit comme un « coiffeur inventeur ». C'est également un grand voyageur et inventeur dans de multiples domainesPublication dans la revue professionnelle le Capilartiste (1926–1932). Il est inhumé aux États-Unis, à Saint-Louis, dans le Missouri.
Biographie Enfance et étude Issu d’une famille de cultivateurs, Alexandre Ferdinand Godefroy, fut placé en 1864, à l’âge de 12 ans en apprentissage chez un barbier. À 14 ans, au Havre, il se plaça lui-même comme ouvrier coiffeur, puis à 16 ans, toujours comme coiffeur, à Rouen. En 1869, il part travailler à Jersey comme ouvrier accompli, et l’année suivante à Londres.
Carrière vignette Vers la fin de 1879, Alexandre Godefroy quitte la France pour les États-Unis, d'abord à New York, puis en 1880 il s’installe à Chicago comme contremaître dans une usine de postiches en gros. En 1862, il s’établit à Saint-Louis dans le Missouri, ville alors en plein développement, comme coiffeur français, posticheur, parfumeur, teinturier capillaire, où il crée plusieurs succursales. En 1876, à , il crée un établissement de coiffure parfumeur à Mexico. Après s’être retiré des affaires, il consacrera une grande activité à ses inventions et à ses voyages et séjours incessants dans toutes les Amériques ainsi qu’en Europe et en Afrique, il consacre également beaucoup de temps à la rédaction de ses mémoires destinées à ses jeunes confrères.
Vie privée En 1880, à Chicago, Alexandre Ferdinand Godefroy se marie avec la fille d’un colon français. Cette jeune femme décédera trois mois plus tard. En secondes noces, le , il épouse Elizabeth Jan Date originaire d’Angleterre. De cette union naîtront cinq enfants. Adolphe Ferdinand, Charles, Webb, Edom Herbert, Clovis et Azeline.
Publication Alexandre Ferdinand Godefroy, à la fin de sa vie, rédige ses mémoiresLivre de 248 pages. « Mémoire d’A.-F. GODEFROY. Coiffeur inventeur français (1852–1933) publié aux éditions E. LONG Paris 1933. ». Livre témoin d’une vie pleinement dévouée à son métier premier, la coiffure. Dans son récit, il fait l’inventaire de toutes ses recherches en mécanique, en électricité, en chimie, dans l'aéronautique...). Il brosse un portrait précis sur le bilan familial. Dans de multiples domaines, A. F. Godefroy fut précurseur, voire visionnaire. Dans la rédaction de son œuvre abondamment illustrée, il n’a de cesse d’améliorer, perfectionner et de créer dans le seul but de rendre plus facile la vie de ses collaborateurs et concitoyens.
Inventions vignette|gauche|upright=0.8|Premier séchoir à pieds et à gaz de ville, et modèle de la première cuvette pour shampooing. vignette|droite|upright=0.8|Premier séchoir électrique à trompe et à pied construit par A. F. Godefroy en 1895
Alexandre Ferdinand Godefroy, tout au long de sa vie, fut un infatigable professionnel, propriétaire aux États-Unis d’une compagnie de salons de coiffure parfumeurs posticheurs, mais également reconnu comme un inventeur doué, excellent dans d’innombrables données (électricité, appareils pour la coiffure, télévision, aéronautique, chimie, chemins de fer, aviation, produits de beauté, produits territoriaux).
Séchoir pour cheveux En 1888, il invente le premier modèle à pied de séchoir pour chevelureBrevet numéro de 189. 803 appelé , fonctionnant au gaz de ville. Il s’agit d’une petite révolution dans le monde des salons de coiffure. Sur ce même brevet figure une autre invention qui est le dessin de la représentation de la toute première cuvette « lave-tête » de l’histoire de la coiffure. Un second brevet fut déposé par Alexandre Godefroy en 1894Brevet numéro 19.348 déposés à Saint-Louis du Missouri, États-Unis, en 1894, sous l'appellation (recherche et transcription, Joël Selo biographe de la vie d'A.F.Godefroy). reprenant les bases du premier brevet avec une amélioration dans sa construction en y incluant un système de douchette pour un lavage des cheveux sans manipulation.
En 1892, il invente le tout premier séchoir à mains qu’il appelle : « L’Ambrio »Paru dans le livre mémoire d'Alexandre Ferdinand Godefroy (page 132).. Cet appareil pratique pour sécher la chevelure de ses clientes fit rapidement le tour du monde. Trois ans après cette invention en 1895, il perfectionne son séchoir et met au point son premier séchoir électrique à piedDescription détaillée de cette invention dans le livre mémoire d'Alexandre Ferdinand Godefroy (page 133). qui créa une petite révolution dans la profession de coiffeur, mais aussi médicale.
En 1897, l'Emerson Electric Company fabrique et commercialise ce séchoir électrique sur piedL'Emerson Electric Company, fondée à Saint-Louis dans le Missouri en 1890, était spécialisée à cette époque dans la fabrication de moteurs électriques. sous le nom de .
Coloration capillaire En 1882, Alexandre-Ferdinand Godefroy consacre plusieurs années à faire des recherches appliquées sur un nouveau produit chimique, la paraphénylènediamineWilhelm von Hofman en 1863 découvre la paraphénylènediamine qui va contribuer aux colorants réactifs actuels (teintures pour cheveux). Par ces travaux, il est convaincu de détenir la clé de la parfaite coloration des cheveux. Il met au point une charte des différents tons de couleurs, allant du clair au foncé et crée une marque : « La Rieuse »Alexandre-Ferdinand Godefroy, met au point un colorant réactif (paraphénylènediamine) qu'il nomme « la Rieuse », nom qu'il emprunta à une de ses amies comédienne. c’est à cette même époque qu’il décide avec l’aval du corps médical de pratiquer la touche d’essai dans le creux du bras. Cette touche d’essai fut vulgarisée aux États-Unis et rendue obligatoire en France en 1951La touche d'essai dans la coiffure. Un décret du 16 février 1951 relatif aux teintures capillaires renfermant des substances vénéneuses..
Fer à friser électrique vignette En 1885, l’électricité était peu connue dans les salons de coiffure. Godefroy eut l’idée de faire rougir un fil métallique et d’y déposer le fer à friser pour le chaufferPremier chauffe-fer à coiffer à l'aide d'une résistance décrit dans son livre mémoire à la (page 129)..
En 1887 partit du besoin de simplification de son procédé, il développe sa première idée en incorporant une résistance dans l’intérieur du tube du fer frisé. Ce jour-là, le fer à friser électrique était néPremier chauffe-fer à coiffer à l'aide d'une résistance décrit dans son livre mémoire à la (page 129).. A.-F. Godefroy déposa un brevet en 1888.
Pistolet à peindre En 1883, il met au point le tout premier pistolet à teindre : un système muni de deux flacons, l’un pour la couleur, l’autre pour le réactif, le tout relié à un tube actionné au pied par un soufflet. Son innovation donna l’idée plus tard des machines à peindre. Lorsqu’il écrit ses mémoires, il constate que sa machine à peindre s’est améliorée et a permis de se diffuser dans tous les pays, sous le nom de « pistolet et autres machines à projeter les vernis. »
Télévision vignette|gauche|Modèle de brevet d'un appareil de télévision de 1931, inventés par A..F. Godefroy. Alexandre Godefroy, pendant de nombreuses années, travaille à la mise au point une machine électrique pour projeter des silhouettes à distance avec l’idée de voir des fractures d’os. Il perfectionna inlassablement ce qu’il appelle sa télévision et obtint la possibilité d’envoyer des couleurs et des silhouettes animéesBrevet déposé le 6 avril 1931 à Los Angeles, États-Unis, par A. F.Godefroy, sous l'appellation appareil télévision (découverte et transcription Joël Selo). Le , il dépose un brevet à Los Angeles qu’il nomme « télévision appareil ». Dans le descriptif, cette machine permet de transmettre une image en technicolor des contours d’objets de manière satisfaisante.
Ballon aérostat vignette Alexandre-Ferdinand Godefroy, invente ce qu’il appelle le ballon gonflé au gaz, qu’il baptise « la sauterelle d’eau ». Pour cette invention, il dispose deux brevets ; l’un en 1930Brevet , 781,506, déposé à Mexico le 3 septembre 1929 par A. F. Godefroy, sous le nom de ., l’autre en 1931Brevet numéro 720,549, déposé en France le 20 janvier 1932. Perfectionnement du dépôt précédent paru dans la revue des coiffeurs le Capilartiste.. Son idée est de faire un petit aérostat de forme sphérique, dont la vocation serait sportive. Dans ses brevets, il le nomme « appareil de sport par le saut. » Ce ballon sportif n’a pas la vocation d’aller haut dans le ciel, mais de rester suffisamment équilibré pour que l’homme assis puisse donner une impulsion pour que le ballon ainsi propulsé prenne de la hauteur et redescende en ayant parcouru plusieurs centaines de mètres au-dessus des lacs, rivières, campagnes, et même vallons.
Chimie En , il met au point une invention aux conséquences inimaginablesDescription intégrale de son invention dans la revue des coiffeurs le capilartiste (1926–1932) page 30.. Il soumet au gouvernement américain un projet insensé : paralyser les villes, les forts et les champs de bataille, à l’aide de gaz empoisonnants liquéfiés. Ces gaz mélangés à l’eau, soumis à très basse température seraient transformés en glace ; une couche de glace pure recouvrirait celle du gaz empoisonné. Ce gaz solidifié serait envoyé de la nacelle d’un aérostat sur le champ de bataille. Cette invention fut fabriquée et expérimentée à Washington.
Moteur électrique Alexandre-Ferdinand Godefroy s'interroge sur le fait que, l’aimant ayant été inventé un siècle auparavant, personne avant lui n’a pensé se servir de sa force attractive pour faire tourner, dans un cylindre dont les parois sont recouvertes d’une bobine, un axe muni de deux ou quatre ailettes. La force attractive créée par l’aimant et le courant électrique font d’après ses constatations jusqu’à à chaque contact électrique. Un premier moteur électrique a été déposé en 1922 par un brevet sous le nom de Brevet , 633 déposé à Mexico le 8 avril 1922 par A.-F. Godefroy.(recherche et transcription, Joël Selo biographe de la vie d'A.F.Godefroy). puis un second brevet déposé en 1927 sous le nom Brevet , 728,0 54, déposé à Mexico par Alexandre Ferdinand Godefroy le 25 février 1927..
Chemins de fer vignette|droite En 1889, il a l’idée d’inventer un train où le voyageur pourrait monter et descendre sans que celui-ci s’arrête. Il fit d’abord rouler un train-maquette à à l’heure, puis à Saint-Louis, pour une exposition, il construisit un modèle expérimental pouvant prendre six voyageursBrevet d'invention , déposé en France par A.-F. Godefroy le 18 mai 1932 qu'il nomme, « dispositif permettant au train de desservir les gares sans s'y arrêter. ». ; le circuit faisait . Son modèle fut copié en Angleterre où des fonctionnèrent selon son procédé. Pour son brevet, il reçoit une lettre signée : T.M. Jenkins, directeur général de la ligne de Saint-Louis en banlieue États-UnisCorrespondance dans les mémoires A.-F. Godefroy: page 104..
Notes et références
Liens externes
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