Cette liste recense les élections organisées durant l'année 2017. Elle inclut les élections législatives et présidentielles nationales dans les États souverains, ainsi que les référendums.

Commentaires généraux En France, le centriste libéral Emmanuel Macron remporte l'élection présidentielle en mai, le candidat de la majorité socialiste sortante ayant été éliminé au premier tour. La République en marche !, parti du nouveau président, remporte ensuite les élections législatives en juin. Au Royaume-Uni, la Première ministre conservatrice Theresa May perd sa majorité parlementaire lors d'élections anticipées en juin, et ne peut désormais gouverner qu'avec l'appui de la droite unioniste nord-irlandaise. En Allemagne, les élections législatives en septembre ne produisent pas de majorité claire, avec un net recul des deux principaux partis (le CDU/CSU à droite, et le SPD à gauche). Ce n'est que début 2018 que les deux principaux partis s'accordent à renouveler leur coalition, permettant à Angela Merkel (CDU) d'entamer un quatrième mandat comme chancelière. Au Japon, la droite conserve le pouvoir à l'issue des élections législatives en octobre, et Shinzo Abe demeure premier ministre.

En Espagne, les autorités régionales de Catalogne organisent en octobre un référendum d'indépendance illégal, dont les autorités espagnoles tentent d'entraver le déroulement. À son issue, le Parlement de Catalogne déclare l'indépendance, non reconnue par la communauté internationale et dénuée de réalité effective.

En Équateur, la gauche conserve la présidence de la République après le second et dernier mandat de Rafael Correa : Lenín Moreno remporte l'élection présidentielle en avril. En Serbie, la droite pro-européenne conserve la présidence avec la victoire d'Aleksandar Vučić à l'élection du mois d'avril. En Autriche, les élections législatives en octobre aboutissent à un gouvernement de coalition de droite (ÖVP) et d'extrême-droite (FPÖ), dirigé par le jeune chancelier conservateur Sebastian Kurz. Aux Tonga, les citoyens désavouent la décision du roi Tupou VI de limoger le Premier ministre démocrate ʻAkilisi Pohiva, en confiant pour la première fois une majorité absolue des sièges aux démocrates lors des élections législatives anticipées en novembre. Au Népal en décembre, l'opposition communiste remporte largement les premières élections législatives organisées sous la nouvelle constitution, mettant un terme à la longue transition ayant transformée la monarchie unitaire en une république fédérale.

En Iran, le conservateur modéré Hassan Rouhani est réélu président en mai, à l'issue d'une élection à laquelle seuls les candidats approuvés par le Conseil des Gardiens (clercs) pouvaient concourir. En Turquie, le président Recep Erdoğan s'arroge des pouvoirs accrus, notamment vis-à-vis du Parlement, au moyen d'un référendum en avril. Au Venezuela, l'opposition boycotte l'élection d'une assemblée constituante en juillet, et la campagne électorale est entachée de violences, aggravant la crise politique dans le pays. Au Kenya, l'élection présidentielle en août, entachée également de violences, est invalidée par la Cour suprême et reprogrammée en octobre. Boycottée par le principal candidat d'opposition, elle est alors remportée par le président sortant, le conservateur Uhuru Kenyatta. Au Honduras, les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre font plusieurs morts après les élections présidentielle et législatives contestées en novembre, qui ont vu le maintien au pouvoir de la droite.

Des semblants d'élections ont également lieu dans des États non-démocratiques. Au Turkménistan en février, le dictateur Gurbanguly Berdimuhamedow est formellement réélu président pour un nouveau mandat de sept ans, avec près de 98 % des voix face à des candidats de figuration, acquis au régime. Au Rwanda, une candidature d'opposition est tolérée pour la première fois pour l'élection présidentielle en août, mais n'inquiète pas le régime autoritaire du président Paul Kagame, réélu avec près de 99 % des voix. En Guinée équatoriale, le parti du dictateur Teodoro Obiang conserve tous les sièges sauf un lors des élections législatives en novembre. En Gambie à l'inverse, le parti du dictateur déchu Yahya Jammeh perd largement les élections législatives en avril, confortant la transition démocratique dans ce petit État d'Afrique de l'ouest.

none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :

Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Les Tokelau sont un territoire autonome sous souveraineté néo-zélandaise. Il n'existe pas de partis politiques. Tous les candidats se présentent donc sans étiquette. Les électeurs renouvellent leur confiance envers le gouvernement, avec la réélection d'une partie des dirigeants sortants. Siopili Perez devient ulu-o-Tokelau (chef du gouvernement). Sénatoriales tour. Sénat sans majorité. Le PHTK (libéral, centre-droit), parti du président Jovenel Moïse, y dispose d'une majorité relative.

Février Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Le Parti progressiste des citoyens (droite) du chef de gouvernement Adrian Hasler est en léger recul avec 35,2 % des suffrages et sur 25, mais reste le parti au Landtag. L'Union patriotique (centre droit) arrive deuxième avec 33,7 % et . Les deux partis renouvellent ainsi leur coalition. Présidentielle Élection indirecte par le parlement fédéral à la suite des législatives de 2016. Alternance. Mohamed Abdullahi Mohamed du Tayo est élu au second tour face au président sortant Hassan Sheikh Mohamoud. Présidentielle Scrutin indirect (élu par l'Assemblée fédérale, composée à parts égales des députés du Bundestag et de délégués des Länder). Frank-Walter Steinmeier du Parti social-démocrate (centre gauche), est élu avec plus de 80 % des voix au tour. Référendums Trois référendums sont soumis à la votation. Les référendums sur la naturalisation facilitée et la création d’un fonds pour les routes sont approuvés à 60,4 % et 61,9 % respectivement. Celui portant sur une réforme de l’imposition des entreprises est rejeté par 59,1 % des votants. Présidentielle Le Turkménistan n'est généralement pas considéré comme une démocratie. Officiellement, ce scrutin est la première élection multipartite de l'histoire du pays, mettant fin au régime du parti unique. En réalité, les observateurs estiment que les autres partis ne sont qu'une façade créée par le régime. Gurbanguly Berdimuhamedow (Parti démocratique : nationaliste, laïc, autoritaire), au pouvoir depuis 2006, est réélu dès le premier tour avec 97,7 % des voix, face à huit candidats de figuration. Constituantes Porte sur l'élection d'une assemblée constituante. Les travaux de l'assemblée élue sont soumis à référendum le 20 novembre 2023. Législatives et présidentielleRéférendum tour de l'élection présidentielle. Le président en exercice, Rafael Correa, n'est pas candidat à sa réélection.Le référendum propose d'interdire aux fonctionnaires de faire des placements dans un paradis fiscal. Ballotage à la présidentielle. Aux élections législatives, la coalition Alianza País (gauche et centre-gauche) conserve la majorité absolue des sièges.Le référendum est approuvé par 55 % des votants. (Arménie/Azerbaïdjan) Référendum constitutionnel La population est amenée à se prononcer sur une nouvelle constitution proposée par le président Bako Sahakian. Depuis son indépendance unilatérale de l'Azerbaïdjan en 1991, le Haut-Karabagh n'est pas reconnu par la communauté internationale. La proposition est approuvée par plus de 87 % des votants.

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