Thierno Abdourahmane Bah, né vers 1916 à Donghol Thiernoya, Labé Guinée et décédé le à Labé GuinéeThierno Abdourahmane biographie, Defte Cernoya, 1998, Page 3 par Ibrahima Caba Bah, consulté le 23 septembre 2015, Lien http://www.webfuuta.net/bibliotheque/bik/cerno_abdurahmane/tdm.html, est un écrivain, poète, théologien musulman et une personnalité politique peul, l'un des représentants importants de la science Islamique et de la culture peul du Fouta-DjallonThierno Abdourahmane Biographie | Lien, http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/biographie-thierno-abdourahmane.html,(consulté le 25 septembre 2015).

Biographie Famille Il est l'avant-dernier des neuf fils de Thierno Aliou Boûbha-Ndiyan. Thierno Abdourahmane fut un représentant important de la culture foutanké. Troisième des quatre garçons de Nênan Maryama Fadi Diallo, décédée plus que centenaire en 1978. Dans le clan, les garçons prénommés comme lui sont, dès leur baptême, appelés Thierno, par respect pour l'ancêtre Thierno Abdourahmane Nduyeejo, fils d'immigré Thierno Malal JafounankeFouta-Djallon | Thierno Malal Jafounanke, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/thierno-malal/thierno-malal-djaafounanke.html, le premier imam de Labé, charge qui lui avait été confiée par Karamoko Alpha Mo Labé, et qui depuis lors, a été assurée presque sans interruption par ses descendants. Enfance Thierno Abdourahmane a vécu ses premières années alors que son père, Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan,(« grand et svelte vieillard, a figure régulière... intelligente et rusée (qui) frappe par les yeux malicieux... »L'Islam en Guinée: Fouta-Diallon / Paul Marty Marty, Page 194-201, lien:https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91426v/f584.item.zoom), était reconnu depuis des lustres, et accepté comme (« un des dirigeants de l'esprit public au Fouta», un membre de l' « aristocratie du livre », comme le cite Amadou Hampaté Ba). Paul Marty, qui l'a attentivement fréquenté et « étudié » en 1915, ne cache pas l'admiration réelle qu'il a ressentie de la fréquentation de l'érudit. Il le considère comme un (« lettré arabe de toute première valeur, remarquablement instruit en sciences arabes et islamiques », qui « s'impose à tous par sa science, sa piété et son prestige... », etcL'Islam en Guinée: Fouta-Diallon / Paul Marty Marty, Page 194-201, lien: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91426v/f584.item.zoom. Paul Marty souligne que « plusieurs centaines de karamoko ont passé leur jeune âge par ses mains »: il en cite un certain nombre, notant que « ce sont en général les plus instruits »L'Islam en Guinée : Fouta-Diallon / Paul Marty Marty, page: 194-201, lien:https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k91426v/f584.item.zoom, Il écrit :

Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan ne fut pas seulement l'érudit grand connaisseur de livres fondamentaux, le pédagogue novateur remarque par Paul Marty. II fut aussi un poète classique en arabe et en Pular. Ses enfants racontaient que certains soirs, après l'extinction des feux de la lecture scolaire, il réunissait quelques-uns des étudiants, souvent sous la direction de Thierno Oumar Kaana, pour leur faire déclamer ses poèmes, comme Maqaliida-As-Saaadati. Il écoutait de sa chambre le chœur debout sous l'oranger dans la cour, vaguement éclairé par les braises mourantes du doudhal. Et les adolescents, conscients de l'attention que portrait à leur récital leur maitre vénéré, y allaient de tout cœur, en y mettant le meilleur de leur talent. Sans y penser, ils prenaient ainsi gout à la poésie, assimilaient la prosodie arabe et, par corollaire, la peule tirée de la première. Le fait est que beaucoup de ces élèves ont laissé aujourd'hui des poèmes de bonne facture sinon de charme, en Pular principalement, le plus productif ayant été Thierno Jawo PellelDefte Cernoya 1998 | Ibrahima Caba Bah, lien:http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-enfance-de-thierno.html. alt=La Case de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan à Labé|thumb|180x180px|La Case de Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan à Labé C'est donc dans une communauté familiale ou l'étude des livres et les exercices de l'esprit étaient l'activité principale, que Thierno Abdourahmane a commencé à découvrir le monde. Lorsque des dizaines d'enfants et d'adolescents, assis en rond en plein air, autour du grand feu pour l'étude du soir, ânonnent à tue-tête lettres, syllabes ou versets coraniques recopiés sur leurs planchettes, le spectacle « son et lumière » dégage une poésie que ne peut oublier quiconque l'a vécu ou simplement observeDefte Cernoya 1998 | Ibrahima Caba bah, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-enfance-de-thierno.html. Il ne faut pas chercher ailleurs la source à laquelle Thierno Abdourahmane a puise son gout pour la chose écrite, et pour la poésie notamment.

Thierno Abdourahmane, malgré son jeune âge, était de ceux-là. Avec son frère Thierno Habibou qui avait mémorisé le Saint Coran sous la direction de leur père, il avait achevé Bur-hanu et Sulaymi, deux opuscules islamiques, le second étant en vers. Les deux frères avaient également achevé le livre de Shaykh Abou Zayd, le célèbre imam de Kairouan en Tunisie, la Ricalat, cette épître assez volumineuse et manuel détaillé de droit et rituel islamiques, enseigne dans toutes les écoles coraniques du Fouta-Djallon. Avec leur neveu Dai, fils de Alfa Bakar Diari, les deux frères en étaient à la révision du Muhayyibi, un poème à la gloire du ProphèteLa Vie et L'Époque de Thierno Abdourahmane, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-enfance-de-thierno.html.

Ainsi, son père avait eu le temps de laisser une empreinte indélébile sur l'esprit de son avant-dernier garçon. Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan avait perçu la vive intelligence de son enfant, qu'il encouragea méthodiquement, bien qu'il n'ait vécu que onze années à l'ombre directe de Thierno Aliou.Le décès de celui-ci ne manqua certainement pas de laisser son fils désemparé. Mais la providence était la veillant sur lui, grâce peut-être à la bénédiction de Thierno Aliou, qui avait écrit dans Maqaliida-As-Saaadati :

left|thumb|227x227px|Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan Le fils mettra pieusement ces vers en exergue de son ouvrage Wasiyyat-tu Al-Walidi. Il y avait en fin, au doudhal de Thierno Aliou en ce mois de Mars 1927, des étudiants plus avances, qui faisaient fonction de répétiteurs et d'adjoints d'enseignement. Thirerno Mamoudou Sow, fils de Thierno Oumarou Perejo, et Thierno Abdoullahi Rumirgo, fils de Salli Ouri, étaient des neveux du patriarche. Il y avait Thierno Oumarou Kana de Taranbali, alors l'homme de confiance, le « disciple préféré » de Thierno Aliou qui rendra le dernier souffle sur ses genoux. Il y avait Thierno Jawo Pellel, le poète, qui plus tard écrira à propos de son collègue et aîné :

Éducation Au décès de son père en 1927, Thierno Abdourahmane Bah, âgé de onze ans avait appris à lire et à écrire le Coran, premier cycle de l'enseignement traditionnel au Fouta-Djallon. Il s'inscrivit chez Thierno Oumar Pereedjo à Dara-Labe, où il étudiera de 1927 à 1935A l'école de Cerno Oumarou Pereejo | Defte Cernoya 1998, http://www.webfuuta.net/bibliotheque/bik/cerno_abdurahmane/ecole.html. Thierno Oumar était un des disciples formés à l'école de Thierno Aliou Bhoubha NdiyanBiographie Thierno Aliou Bhoubha Ndiyan, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/thierno-aliou/thierno-aliou-biographie.html, dont il était le neveu. Thierno Abdourahmane Bah apprit auprès de son cousin la science islamique étudiée au Fouta-Djallon : grammaire (nahaw), droit (fiqh), théologie (tawhid), ainsi que d'autres spécialités (Fannu, Bayan, Tasrif, Maani). Le Tafsir (traduction commentée du Coran) marqua le terme normal des études, et lui conféra, conformément à la tradition, le titre de Thierno. Dès ses premières années d'études, Thierno Abdourahmane Bah manifeste des dons poétiques réels qu'il exprime dans des morceaux de circonstance en langues arabe et Pular. Il continua toujours cette activité littéraire dans les deux langues.

Œuvres littéraires alt=hierno Abdourahmane a la mosquee de Labe|thumb|189x189px|Thierno Abdourahmane a la mosquee de Labe Thierno Abdourahmane a produit un nombre important d’écrits, en Arabe et en Pular en prose et en vers (caakal et gimi)La Vie et L'Époque de Thierno Abdourahmane, lien:http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-ecrivain.html. Les textes arabes en prose de caractère religieux, sont les sermons qu’il faisait à la mosquée lorsqu’il assurait l’intérim de son grand frèreThierno Habib Bah, Imam Ratib de Labe | Thierno Abdourahmane Centre Pour La Connaissance, Lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/thierno-malal/mamadou/thierno-aliou/bappa-habiibou.html (1913 – 2001) pour la prière de Vendredi à la Mosquée de Karamoko Alpha Mo Labé. Une seconde catégorie de textes arabes en prose est constituée des études scolastiques sur des questions posées à la communauté musulmane par la vie moderne aux conférences de l'académie de droit islamique dont il a été membre et vice-président. Les thèmes développés sont: les sectes en Islam, le prix du sang, le respect des contrats, les droits de l'homme, etc., et les mères porteuses, le planning familial, le sida. La Production Poétique Arabe left|thumb|Thierno Abdourahmane & Le Président Égyptien Gamal A. Nasser en Égypte.|228x228px La production poétique en arabe commença lorsque Thierno Abdourahmane, âgé de treize ans, étudiait chez Thierno Oumarou Pereejo à Dara-LabeLa Vie et L'Époque de Thierno Abdourahmane, http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/L-ecole-de-thierno-oumarou-pereedjo.html. Un certain nombre de pièces en a été rassemblé sous le titre Banaatu Afkaarii, Les Fruits de mes Pensées, en un volume calligraphié par feu Al-hadj Hanafiyyou Kompayya. Le manuscrit a été imprime au Koweït, sur recommandation du ministre des affaires étrangères de ce pays a son émirLa Vie et L'Époque de Thierno Abdourahmane | Thierno Abdourahmane Centre Pour La Connaissance, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-ecrivain.html. Le recueil contient, le remerciement que l’étudiant Thierno Abdourahmane adressa a son maitre au terme de ses études, et la réponse de Thierno Oumarou Pereejo, des éloges de dignitaires arabes que l’auteur a eu l’occasion de voir: Gamal Abdel Nasser l'Egyptien, l’émir du Koweït, le roi Fahd d’Arabie Saoudite, etc.

Deux autres ouvrages en vers: Maqalida-As-Saadati, les clefs du bonheur, et Jilada Mada.Fii HizbiAl-Qahhar, ces deux ouvrages développent des poèmes deThierno Aliou Bhoubha Ndiyan biographie | Thierno Abdourahmane Centre Pour La Connaissance, lien: http://www.thiernoabdourahmane.org/thierno-aliou/thierno-aliou-biographie.html, selon une pratique classique en littérature arabe. Les deux ouvrages originaux sont formés de distiques que l’adaptateur a développé en strophes de cinq vers, content les deux initiaux, en conservant la rime et le sens général du premier texte. Le genre est appelé Takhmisu, ce qui est porte a cinq. Maqalida-As-Saadati a été imprime en Algérie, sous ce titre, avec en sous-titre: Miftahu-Al-Masarrati, les clefs d’allégresse, Waciyyatu-Al-Walidi, calligraphié par Al hadj Hanafiyyou, a été imprime a l’imprimerie Patrice Lumumba de Conakry. La Production Littéraire Pular La production littéraire en Pular est en vers. Ils ont été pour la plupart publiés originellement sous forme de feuilles volantes manuscrites que les Talibes recopiaient et colportaient. L'auteur lui-même ne s’est soucie que tardivement de la conservation de ces œuvres, ce qui en a fait perdre un grand nombre sans doute. Un Talibe de Maaci, dans le Pita, lui avait rapporté une copie de son épître en faveur de l’AGV, texte que Thierno Abdourahmane lui-même n’avait plusLa Vie et L'Époque de Thierno Abdourahmane | Thierno Abdourahmane Centre Pour La Connaissance, lien:http://www.thiernoabdourahmane.org/vie-epoque-de-thierno/l-ecrivain.html.