Baron noir est une série télévisée française créée par Eric Benzekri et Jean-Baptiste Delafon, réalisée par Ziad Doueiri, Antoine Chevrollier et Thomas Bourguignon, traitant de la vie politique française autour des thèmes de la trahison, de la corruption, du pouvoir et de la manipulation politique. Les trois saisons sont diffusées en , et , sur Canal+.
La série s'articule autour de l'épopée politique et judiciaire de Philippe Rickwaert (Kad Merad), homme politique membre du Parti socialiste (PS), député du Nord et maire de Dunkerque, porté par une irrépressible soif de revanche sociale. Lors de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, il voit son avenir politique s'effondrer lorsque son mentor, le candidat de gauche Francis Laugier (Niels Arestrup), le sacrifie pour sauver son élection. Déterminé à se réinventer une carrière, Philippe va utiliser élections et temps forts politiques pour s'imposer pas à pas contre celui qui l'a trahi et ainsi obtenir le surnom de . Mais fort d'une alliance nouvelle avec la plus proche conseillère de son ennemi, Amélie Dorendeu (Anna Mouglalis), il se sacrifie en se livrant à la justice pour faire tomber Laugier et permettre à Dorendeu de remporter la présidentielle. Par la suite, alors qu'il se bat avec la justice, il est trahi par Dorendeu qui se détourne de la ligne politique de Rickwaert. Après avoir si longtemps œuvré dans l’ombre, Rickwaert décide de présenter sa propre candidature à la présidentielle.
En , Kad Merad reprend le rôle de Philippe Rickwaert dans l'ultime épisode de la série La Fièvre, nouvelle création de Ziad Doueiri. Par la suite, Canal+ confirme une suite commune aux deux séries. Début 2025, Kad Merad confirme qu'une quatrième saison est en préparation.
Synopsis Saison 1 En France, la campagne présidentielle bat son plein, avec le second tour qui s'annonce. Francis Laugier, candidat du Parti socialiste (PS), doit affronter au second tour Jean-Marc Auzanet (UMP), le président sortant. Le soir du débat du second tour, l'un de ses plus fidèles alliés et conseillers, Philippe Rickwaert (député-maire de Dunkerque et promis à la direction du PS), apprend d'une source policière qu'une perquisition de la brigade financière doit avoir lieu le lendemain matin au siège de l'Office HLM de Dunkerque. Craignant que les enquêteurs ne découvrent qu'une partie des fonds a servi à financer la campagne électorale de Laugier, Rickwaert, Véronique Bosso, sa première adjointe, et Joël Donfront, le trésorier de l'Office, font disparaître les preuves durant la nuit.
Un problème de trou dans la trésorerie se pose alors et Rickwaert demande à Joël d'en prendre la responsabilité, tout en garantissant à Laugier qu'il n'y a aucun problème. Mais Joël choisit alors de se suicider et Laugier, élu président de la République, préfère lâcher Rickwaert en rase campagne. Meurtri, celui que l'on surnomme alors le va parvenir à se faire réélire député du Nord contre un candidat écologiste que Laugier et sa conseillère, Amélie Dorendeu, ont lancé contre lui, et, tout en faisant face à la justice, il va se servir de son mandat et de son influence dans le parti pour se venger en pourrissant le quinquennat du nouveau président.
Après plusieurs tentatives de déstabilisation du pouvoir, Rickwaert se rapproche de Dorendeu avec laquelle il entame une liaison et pousse Laugier à organiser un remaniement ministériel. Malgré les tensions entre ce dernier et son ennemi politique, Rickwaert est intégré dans la nouvelle équipe gouvernementale en tant que ministre du Travail sous le gouvernement du Premier ministre socialiste Daniel Kahlenberg. Après un nouveau rapprochement avec Laugier, Rickwaert est rattrapé par les affaires. Éclaboussé par le scandale, Laugier démissionne après deux ans et demi de mandat tandis que Rickwaert accepte de tout avouer et d'être incarcéré tout en poussant Amélie Dorendeu, avec qui il a rompu, à se présenter à la prochaine élection présidentielle.
centré|vignette|350x350px|Assemblée nationale élue après le président Laugier (saison 1) :
Saison 2 Rickwaert est libéré de prison entre les deux tours de l'élection présidentielle et, aussitôt sorti, et ce malgré son contrôle judiciaire, il s'implique pour assurer la victoire d'Amélie Dorendeu, candidate du PS, qualifiée pour le second tour face à Lionel Chalon, le président du Front national (FN). Après l'élection de cette dernière, Rickwaert envisage alors de rapprocher le PS du mouvement de la gauche radicale de Michel Vidal, fondateur et dirigeant du parti Debout le peuple, mais Dorendeu se rapproche rapidement de Stéphane Thorigny, le chef de file des centristes aux idées libérales.
Aux élections législatives qui suivent l'élection présidentielle, Laugier ayant prononcé la dissolution de l'Assemblée nationale avant de démissionner, le Parti socialiste n'obtient qu'une majorité relative : le gouvernement nommé par Dorendeu et dirigé par le Premier ministre Alain Chistera, ancien Premier secrétaire du PS, doit tenter d'adopter ses textes en recherchant le soutien de la gauche radicale de Vidal ou des centristes de Thorigny, d'autant que la présidente, conseillée par Rickwaert, refuse d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. Dorendeu remanie le gouvernement un an et demi après son élection et charge Thorigny de mettre en place le nouveau gouvernement. Rickwaert va donc être contraint de lutter sur tous les fronts, devant à la fois préparer son procès et se réconcilier avec sa fille, Salomé Rickwaert, tout en tentant de réunifier la gauche dans l'espoir de réorienter la présidente, et de soutenir son ancien protégé, Cyril Balsan, dans son combat pour réformer le système éducatif. Rickwaert en pleine préparation de son procès dans l'affaire de l'OHL apprendra la mort de Laugier.
Alors que la gauche se divise et que le Parti socialiste se retrouve en pleine crise, la présidente Dorendeu organise une scission et fonde un nouveau parti : La France unie, rassemblant un certain nombre d'anciens élus du PS, des LR ainsi que des centristes. Après avoir dissous l'Assemblée nationale, le parti de Dorendeu obtient la majorité lors des élections législatives et maintient donc le gouvernement de Thorigny, malgré les tensions entre celui-ci et la présidente. De son côté, Rickwaert, est une nouvelle fois condamné par la justice et est condamné à une peine d'inéligibilité de quelques mois mais échappe à la prison. +Résultats de l'élection présidentielle (saison 2)CandidatsPartisPremier tourSecond tour%%Lionel ChalonFN25,346,9Amélie DorendeuPS21,753,1Jean-Marc AuzanetLR20,9Michel VidalDLP15,8Stéphane Thorigny LC12,1M. Loiseau4,2Inscrits100100 centré|vignette|350x350px|Assemblée nationale élue après la présidente Dorendeu (saison 2) :
Saison 3
Rickwaert se décide à sortir de l'ombre et alors que sa peine d'inéligibilité s'achève, il vise la prochaine élection présidentielle. Amélie Dorendeu, dont le bilan à mi-mandat est mitigé, lance ses dernières réformes tout en surveillant les manœuvres de Chalon et en observant l'ascension de l'ancien Baron noir. En comprenant qu'il ne pourra pas se faire élire tant que son image est associée au PS, Rickwaert se résout à quitter le parti et à rejoindre le mouvement de Vidal et déboulonner son chef de l'intérieur en jouant sur son ego pour le pousser à l'erreur. Alors que les deux hommes s'affrontent, Dorendeu se rapproche du chancelier allemand avec l'élaboration d'un projet secret : la Françallemagne.
Dans le même temps, Rickwaert trahit à son tour son ancien protégé Cyril Balsan, alors ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de Thorigny et candidat aux élections régionales dans les Hauts-de-France, qu'il pousse à l'écart de la vie politique afin de favoriser la victoire de son alliée, Véronique Bosso, qui est élue à la tête de la région.
Bloquée par l'Union des Centristes de Thorigny et Vidal qui semble pouvoir accéder au second tour face à Chalon, Dorendeu décide d'engager une grande révision de la Constitution visant à supprimer son article 6 sur le mode d'élection du Président de la République (suffrage universel direct). Le projet devra être approuvé par référendum après la courte victoire du vote au Parlement du fait du refus de la droite de Boudard, qui démissionne de l'Intérieur. Le référendum voit l'avènement de Christophe Mercier, un vidéaste antisystème opposé au référendum et prônant le tirage au sort comme mode de désignation des représentants politiques. Rickwaert saisit l'occasion par une manœuvre visant à favoriser l'abstention en véritable ennemi du « oui » de Dorendeu, qu'il défend lors d'un débat contre Mercier. La tactique est payante car le « oui », loin dans les sondages réussira à obtenir 49 % des suffrages contre 51 % pour le « non ». Vidal, opposé à la réforme, est fragilisé par la majorité du « oui » à gauche et se rend chez Mercier.
Alors qu'il se brouille avec Vidal, il tente d'unir la gauche en mettant en scène son mariage avec Naïma en invitant tous les dirigeants de gauche, y compris Kahlenberg et Vidal. De son côté, Dorendeu, malgré un bilan mitigé, annonce qu'elle sera candidate à sa réélection. Au même moment, Mercier crée la polémique en appelant ses partisans à remettre en cause le système politique actuel tout en mettant en avant le tirage au sort à la place des élections. Déclaré candidat à la présidentielle, Mercier fait de l'ombre à l'extrême droite de Lionel Chalon.
Après avoir échoué à unir la gauche, Rickwaert renonce à se présenter à la présidentielle. Lors du premier tour, Dorendeu se qualifie face à Mercier, tandis que les candidats de gauche finissent loin derrière (13 % pour Vidal, 5 % pour Kahlenberg et 9 % pour les écologistes). Mais alors que Dorendeu contacte Rickwaert afin de le désigner comme son prochain Premier ministre après sa réélection, le projet secret de Françallemagne est révélé à la presse ce qui provoque un scandale, avec le partage du siège permanent français au conseil de sécurité des Nations Unies. Discréditée, Dorendeu renonce à la présidentielle et est déclarée comme inapte par le Conseil constitutionnel après une nouvelle manœuvre imaginée par Rickwaert. Le second tour est annulé et une nouvelle élection est programmée.
+Résultats de l'élection présidentielle annulée (saison 3)CandidatsPartisPremier tour(annulé)%Amélie DorendeuLFU23,0Christophe MercierSE18,5Lionel ChalonRN18,2Michel VidalDLP13,1François BoudardLR11,0Laurence Barthais EELV9,5Daniel Kahlenberg PS5,1Marion TisselLO1,0Yves ThurierLP0,6Inscrits100
Désormais, toute la gauche est unie derrière Rickwaert, y compris Vidal qui fait campagne pour ce dernier aux côtés de Kahlenberg. Devancé par Mercier, Chalon persiste tout de même à se présenter une nouvelle fois à la présidence. Au premier tour, Mercier arrive largement en tête avec 40 % des voix, se qualifiant face à Rickwaert qui obtient 24 % des suffrages.
Durant l'entre-deux-tours, Rickwaert discrédite la candidature de Mercier tout en se faisant discrètement conseiller par Dorendeu, tenue à l'écart à cause de son impopularité. Au second tour, il est élu président de la République avec un peu plus de 50 % des voix. Juste après son élection, il apprend le suicide de son amie et ancienne adversaire et alliée, Amélie Dorendeu. +Résultats de l'élection présidentielle reportée (saison 3)CandidatsPartisPremier tourSecond tour%%Christophe MercierSans étiquette40,749,1Philippe RickwaertLes Unitaires24,150,9François BoudardLes Républicains22,0Lionel ChalonRassemblement national9,0 Inscrits100100
Distribution Acteurs principaux Kad Merad : Philippe Rickwaert Astrid Whettnall : Véronique Bosso Lubna Gourion : Salomé Rickwaert François Morel : Michel Vidal (depuis la saison 2) Patrick Mille : Lionel Chalon (depuis la saison 2) Rachida Brakni : Naïma Meziani (récurrente saison 3 ; depuis la saison 4)
Anciens acteurs principaux Niels Arestrup : Francis Laugier (saison 1)