La rue Perrin-Gasselin est une ancienne rue de Paris. Elle disparait dans les années 1850 lors du percement de la rue de Rivoli et de l'élargissement de la rue Saint-Denis dans le cadre de la réorganisation des abords des Halles. Elle était située dans l'ancien .

Origine du nom La rue a été ouverte sur un terrain nommé le « Perrin-Gasselin » dont elle prit le nom comme il est fait mention sur des titres authentiques de 1254 et 1259Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817..

Situation Cette rue, d'une longueur de , qui était située dans l'ancien commençait aux 23-25, rue Saint-Denis et finissait aux 1-2, rue de la Vieille-Harangerie. Elle était prolongée à l'ouest par la rue du Chevalier-du-GuetCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Louvre », plan « Marchés », îlot , F/31/80/22, îlot , F/31/79/02..

Les numéros de la rue étaient rouges. Les numéros impairs, dont le dernier numéro était le , étaient du quartier du Louvre et les numéros pairs, dont le dernier numéro était le , étaient du quartier des Marchés.

La rue appartenait juste avant la Révolution française à la paroisse Saint-Germain-l'AuxerroisJean Junié, Plan des paroisses de Paris avec la distinction des parties éparses qui en dépendent dressé par J. Junié, ingénieur géographe de Monseigneur l’Archevêque et géomètre des Eaux et forêts de France en 1786, Service des Travaux historiques de la Ville de Paris, 1904 .. Pendant la Révolution française, la rue marquait la limite entre deux sections révolutionnaires : côté impair dans la « section du Louvre » de 1790 à , puis « section du Muséum » qui devient le quartier du Louvre en 1795 ; côté pair dans la « section du Marché des Innocents » de 1790 à , puis « section des Halles », puis en , « section des Marchés » qui devient le quartier des Marchés en 1795.

Historique Un contrat de vente d'une maison in Perrino Gasclin du mois d' et un échange fait en indiquent la présence de deux maisons au Perrin-GasselinFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris..

Cette voie est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « le Perrin Gasselin ».

De 1300 jusqu'au milieu du , la rue Perrin-Gasselin partait de la rue Saint-Denis et finissait rue des Lavandières-Sainte-Opportune, période où une section devint la rue du Chevalier-du-Guet.

Dans les anciens plan de Gomboust et de Bullet, on trouve ordinairement la rue Perrin-Gasselin confondue avec la rue du Chevalier-du-Guet qui sont la continuité l'une de l'autre.

Une décision ministérielle du 12 fructidor an V () signée de François de Neufchâteau fixe la largeur de cette voie publique à . En vertu d'une ordonnance royale de 1838, la largeur est portée à .

Un décret du déclare d'utilité publique le percement de la rue de Rivoli (entre la rue de Sévigné et la rue du Louvre). Les expropriations ont été autorisées par une loi et plusieurs décrets dans les années 1850. Par ailleurs, un décret du qui réorganise les abords des Halles prévoit l'élargissement de la rue Saint-Denis et le prolongement de la rue Jean-Lantier.. Dans le cadre de cette vaste opération d'urbanisme, la rue est suppriméeFrères Avril, Plan général des Halles centrales et de leurs abords, Paris, 1854 .Analyse diachronique de l'espace urbain parisien : approche géomatique (ALPAGE)..

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Dans son ouvrage, César Birotteau, Honoré de Balzac indique :

Notes et références

Bibliographie . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris, avec préface, notes et glossaire par Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Voir aussi Articles connexes Histoire de Paris Liste des anciens noms de voies de Paris Transformations de Paris sous le Second Empire

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